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 We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]

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MessageSujet: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Lun 12 Mai - 19:47


Cedrella Godsworth


(Spring Breaker)▽ Introduire une goutte d'anarchie, bouleverser l'ordre établi, et tout devient brutalement...chaotique.
carte d'identité
Nom : Godsworth. Un nom, c'est tout ce qui me reste de ma famille. Un nom, que je n'ai guère voulu changer, lorsque l'on m'a receuillie, à l'âge de mes  neuf ans et demi. Un nom, souillé pendant trop longtemps. Nous étions tous des éternels rêveurs, des artistes incompris, et que le destin avait bafoué. Comme si l'on voulait nous prouver que la vie n'était guère un conte de fées; de la plus brutale des manières.  Prénom(s) : Cedrella. En effet, vous pourrez constater que mes parents avaient beaucoup d'humour. Je pense que si mon père l'avait laissé faire, ma mère aurait eu l'audace de m'appeler Cendrillon, pour faire honneur à son dessin-animé préféré. C'est une honte, mais pourtant j'en ri encore aujourd'hui. D'ailleurs, pratiquement personne ne m'appelle par mon prénom, et je m'en accomode. Cedrella, mon prénom, et un souvenir de l'éternelle exentricité de ma maman.  Surnom : Cindy. Cindy, ce surnom, par lequel mon cousin adorait m'appeler. Cindy. Simple, mais si tendre à la fois. Depuis notre séparation, plus personne ne m'a appelée par ce surnom. D'ailleurs, je ne pense même pas que j'en donnerai l'autorisation, à qui-que-ce-soit. Ce surnom remue bien trop de choses en moi; ce passé, que je veux enterrer.
Ella. C'est comme cela, que l'on m'appelle la plupart du temps. Un diminutif, qui me va à la perfection. D'ailleurs, je me présente toujours sous ce surnom, n'assumant pas réellement mon vrai prénom, bien trop « original » à mon goût.
Hell. L'enfer. J'en reviens. Mais pourtant, je ne trouve guère que ce surnom me catégorise. Je peux souvent me montrer des plus blessantes, à l'égard d'autrui, mais pas au point d'être une vile créature des flammes. Mais c'est une question de point de vu, je suppose. J'ai peut-être une bien trop haute opinion de ma personne.
Âge : Dix-neuf années, mais je n'en ai pas l'impression. J'ai l'impression d'être restée une enfant. Après tout, l'on ne change pas, n'est-ce-pas ? Du moins, pas entièrement. Nous sommes simplement abîmés Abîmés par la vie, et par ses vices. Il m'arrive quelques fois de pleurer, comme une petite-fille, devant la fin d'un dessin-animé. Je ne peux me séparer de l'ours en peluche de ma sœur, qui veille maintenant sur mes nuits. Si seulement je pouvais m'arrêter de grandir. Si seulement, je pouvais stopper le temps. Dans ce monde tout est possible, et si l'on me donnait la formule magique, je pense bien, et contre la volonté de Dieu, que je l'utiliserai.
Date et Lieu de Naissance : 21 janvier à 12:30 en Irlande. Pile pour l'heure du repas, comme le disait souvent mon père, pour souligner le fait que je sois des plus gourmandes. Je suis la première fille, l’aînée. Tessa est née quelques années plus tard. Une famille aimante, et je me sens chanceuse, d'en avoir fait un jour partie ; avant le drame.   Nationalité : Irlandaise. J'ai toujours vécu en Irlande, et je ne m'en suis jamais éloignée, mis à part pour aller à Poudlard. L'Irlande, que je ne pourrais de toute évidence, jamais quitté. Ce pays m'a vu grandir. Et bien que mon monde y ait tourné plusieurs fois sur son astre, c'est ici que je suis née, et ici, que je resterai.  Pureté du sang : Sang-mêlé. Cela m'a fait un drôle d'effet quand je l'ai appris, pour dire vrai. J'ai toujours été habituée à vivre dans le monde des moldus (personnes n'ayant point de pouvoirs magiques.) Mon père était un sorcier, et ma mère une moldue. D'ailleurs, je ne saurai jamais quelle a été la réaction de ma mère, quand elle l'a su. J'en ri, quand j'essaye de m'imaginer sa tête. Dans un premier temps, je suis persuadée qu'elle l'aurait pris pour une créature du diable, car son côté beaucoup excessif, aurait pris le dessus. Mais je suppose, que l'amour qu'elle lui portait, demeurait bien trop grand. Bien trop grand, pour se résoudre à le chasser de sa vie.
Année d'étude & Maison : Cinquième années. Cinq années, passées tellement vite, selon moi. Mais pourtant, que je ne regrette pas. J'adore Poudlard, sincèrement. Mais je ne m'y suis jamais sentie chez-moi, du moins, pas réellement. Je me souviens encore de la cérémonie du choixpeau. Je me souviens, de mes jambes flageolantes, quand je suis montée sur l'estrade. Il s'est posée sur ma tête, et d'un seul mot, il avait scellé mon destin. Gryffondor ! Gryffondor, la maison du courage, parait-il. Hum...si vous le dîtes.  Orientation sexuelle : Hétérosexuelle. En fait, je ne me suis jamais vraiment posée la question, mais tout ce que je sais, c'est que j'ai toujours été attirée par les garçons. Cœur d’artichaut. Qui d'un seul regard, arrive à tomber amoureuse. L'amour. Que puis-je réellement y connaître ? Je ne l'ai jamais réellement connu, du moins jusqu'à maintenant. Tout ce que je sais, c'est que l'amour fait morfler. État civil : Mariée. J'ai un humour plus que douteux, je dois l'admettre, mais c'est à regret que j'affirme que ce n'est point une mauvaise blague. À regret. Pas réellement, pour dire vrai. Heloym. Heloym, doit faire parti de mes nombreux caprices, je suppose. Un caprice, que je ne pourrais jamais assouvir. Un caprice, qui fait mal. C'est mon meilleur ami, mon frère. Pourtant, depuis ce mariage notre relation bat de l'aile, je ne nous reconnais plus. Je l'aime. Oui. Je l'aime. Les stalactites qui ont toujours demeuraient au fond de mon cœur prennent cher, à chacun de ses sourires, de ses regards. Pourtant, jamais je n'ai été autant heureuse. Jamais je n'ai été autant heureuse, de souffrir. Un mariage qui ne veut pourtant pas dire grand chose. Un mariage, pour sceller notre amitié, sceller notre avenir, et notre désir de ne jamais se quitter.
   

   
le sorcier en toi
Baguette : Ella possède une baguette de vingt-quatre centimètres, en bois de chêne. Elle contient un poil de licorne, et demeure très rigide. Bien que la baguette l'ait choisi, elle, celle-ci demeurait autrefois indomptable, comme si elle prenait un malin plaisir à la ridiculiser, en classe. Cette baguette semble être à son image, farceuse, et capricieuse. Mais avec le temps, Ella a réussi à en venir à bout, et la manie parfaitement. (Enfin, elle ne blesse personne, c'est déjà ça.) Patronus : Un petit lionceau. Un lionceau, comme dans ses souvenirs. Son père était dompteur de lions, et Cedrella l'avait souvent vu à l’œuvre, au chapiteau. Il avait un don prononcé pour fasciner les foules, et aussi pour avoir la confiance des animaux. Un don, qui n'est hélas pas donné à tout le monde. C'est à lui qu'elle pense, quand elle fait apparaître son patronus. Un souvenir comme un autre. Un souvenir des plus banales, mais important à ses yeux.  Épouvantard : Un désert. Un désert ardent. Sans personne. Elle marche des heures, des heures, à en perdre son souffle. Aucune personne à l'horizon. Seule au monde, perdue, et abandonnée. Elle voit au loin une image, un visage qu'elle ne peut à peine déceler. Elle a beau avancé, mais elle ne s'en rapproche jamais ; jamais. La solitude, la perdition, sa hantise. Particularité : Capacité de se coincer la bouche dans un verre, et d'atterrir aux urgences. (true story).  Options choisies & métier envisagé : Soins aux créatures magiques, pour la simple et bonne raison, que Cedrella adore les animaux, et souhaite en découvrir davantage sur ceux du monde sorcier. D'ailleurs, pour elle, c'était comme une évidence. C'est pour cela, qu'elle a gardé cette option, se doutant que cela lui serait bénéfique pour son examen. Étude des runes. Cela l'a toujours passionnée, pour dire vrai. Apprendre les bienfaits des plantes, ainsi que leurs caractéristiques. Ce cours lui paraissait d'un ennui à couper le souffle, mais visiblement, il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis. Son rêve, travailler dans la médecine, dans n'importe-quel monde. .  Avez-vous déjà fait usage de la magie noire ? Jamais. Jamais de la vie. Elle n'en a jamais vu l'utilité, et ne s'est jamais adonnée à ce genre d'occupation pour le moins monstrueuse. Et d'ailleurs, elle ne comprend pas ceux qui la pratiquent. Il n'y a pas de raison particulière à son choix, mis-à-part son intégrité, et son désir de pouvoir se regarder devant une glace sans vomir. Plutôt Ombre ou Ordre ? Pourquoi ? L'ordre, bien sûr. Mais pourtant, elle n'a aucune animosité, envers ceux qui n'ont guère choisi leur famille. L'ordre. Pour Cedrella, c'est comme une évidence, n'ayant jamais été attirée par les ténèbres. Ce n'est pourtant pas une membre active, mais elle se tient toujours fidèle au poste. Ce combat. Un combat qui n'est pourtant pas le sien, mais qu'elle se devra de faire, si l'occasion s'en présente. Que pensez-vous de Kingsley Rosenbach et de l'arrivée des aurors au sein de l'école ? Elle en est heureuse. Les temps sont effrayants, et de l'aide n'est point de refus. La peur hante les esprits, pour leur présence demeure des plus rassurantes. Peut-être que cela stoppera les mauvais desseins des partisans de l'ombre, du mois, les ralentira.   Le sortilège du Ligare Carcerum a été un choc pour beaucoup d'élèves et professeurs... Qu'en est-il pour vous ? Cela ne change rien à sa vie, pour dire vrai. Elle s'est évidemment liée à son meilleur ami, celui qui demeure son époux. Cela ne les change pas réellement, étant la plupart du temps fourrés ensemble. Cependant, elle doute que les spaghettis qui lui servent de bras puissent aider Heolym en quoi-que-ce-soit, bien qu'elle se défende avec une baguette. Êtes-vous inquiet pour votre sécurité, celle de vos proches ? Sa sécurité ne l'importe que très peu, pour dire vrai. Si elle s'inquiète, c'est pour Heloym. Depuis l'explosion de la tour des Serdaigle, la culpabilité le ronge. Tellement, que son désir de vengeance en vient à lui faire perdre la raison ; du moins, le peu qu'il lui reste. Le danger est là. Il est là, et bien qu'elle ne s'en sente pas prête, elle sera obligée de l'affronter. Ne dit-on point que le bien triomphe du mal ? Tais-toi, Ella. Souviens-toi, que nous sommes dans ce qui s'appelle la réalité.
   

   

   
le moldu derrière tout ça
Pseudo : CherryBomb, et Phoenix.    Âge : J'ai 22 ans, pardi ! Non, je ne suis pas vieille, azyyyyyyyyy.   Avatar :Shailene Woodley, la magnifique !   Fréquence de connexion : Tous les jours, normalement.    Comment as-tu connu le forum ? Je ne m'en souviens plus. ArrowCode : CE mai  Copyright :Tous mes gifs viennent de tumblr, et mon avatar vient de bazzart, et le super créateur est starbucks crazy.   
   Personnage : [ ] Inventé, [X] Scénario, [ ] Poste Vacant Pseudo et aval du créateur : (cette section ne concerne que les membres ayant choisi un scenario. Une fois que votre fiche est terminée, veuillez contacter le créateur dudit scénario afin de recueillir son avis. Cette étape est primordiale pour votre validation donc ne l'oubliez surtout pas!) [X] Oui, [] Pas encore
   

   

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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Lun 12 Mai - 19:47


il était une fois


(Victor Hugo) ▽ Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,. Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit. Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées. Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
« C'est quand tu veux. »
Elle était consciente. Elle était consciente, de lui faire perdre son temps. Consciente, de lui donner du fil à retordre. À chaque séance, elle ne disait rien, elle restait terrée dans son marasme. Elle demeurait comme enfouie dans ce qui était devenue sa prison ; son mutisme. Elle avait peur. Elle avait tellement peur de son jugement. Peut-être qu'ils avaient tous raison, après tout. Peut-être qu'ils avaient raison, Cedrella était peut-être folle ; folle à lier. Quoi-qu'il advienne. Quoi-qu'il en soit, elle savait. Elle savait, que plus jamais elle ne pourrait vivre normalement. Tous ces rêves. Toutes ces espérances. Peut-être qu'elle avait tort d'y croire encore, de s'y accrocher ; le ciel l'avait condamné. Toutes ces prières. Toutes ces heures, où elle avait occupé les bancs d'église, peut-être que ceci n'avait servi à rien. Son regard ne quittait point le visage du psychologue. Elle clignait des yeux légèrement, une sucette à la bouche. Cedrella était si jeune ; trop jeune. Mais pourtant, elle semblait avoir perdu espoir ; déjà. Elle n'avait que dix ans. Pourtant, elle semblait avoir tout connu.

Chacune de leur séance demeurait les mêmes. L'homme la regardait, attendant. Cedrella, quant-à-elle, tapait dans son pot de bonbons, s'amusait à tourner sur sa chaise, sans un mot. La parole, même de cela, elle en avait perdu l'usage depuis le drame. Elle n'avait qu'une seule envie en ce moment : s'en aller. Mais elle ne pouvait point faire cela à sa famille adoptive, qui espérait tellement de ces séances. Que pouvait-elle bien dire à cet homme ? Elle parlerait, si elle le pouvait. « Parlez-moi un peu de votre enfance. » Qu'il la ferme. Seigneur, faites qu'il la boucle, définitivement. C'était cela, qu'elle souhaitait éviter, de toutes ses forces. Se remémorer lui était insupportable, insurmontable. Cedrella voulait rentrer chez-elle, mais elle savait qu'elle l'y attendait. Tessa. La frêle, la petite, et démoniaque Tessa. Son regard se leva instinctivement au dessus de l'épaule droite du psy', et ce fut là qu'elle l'aperçut. Assise sur l'étagère, jambes croisées, murmurant un faible « non ». C'était un secret, elle ne devait pas en parler ; elle ne devait pas parler du tout. Tout cela demeurait un secret, entre sa famille et elle. Un secret qu'elle ne devait pas trahir.   L'homme tourna légèrement la tête, et n'aperçut point ce qu'elle apercevait. Il fronça légèrement les sourcils, l'air inquiet. « Elle est là, n'est-ce pas ? » C'était encore pire. C'était encore pire, lorsque les autres essayaient de rentrer dans son délire ; c'était une mauvaise idée. Ella répondit oui de la tête, observant l'objet de ses tourments, avec fascination. Oui, elle était là. Oui, elle était là, et elle lui interdisait d'ouvrir la bouche, lui affirmant qu'elle lui devait bien ça. Elle se pinça légèrement les lèvres, souhaitant les sceller à tout jamais, mais il lui donna le coup de grâce ; celui qui la fit craquer. « C'est elle qui vous empêche de me parler ? » La petite fit à nouveau oui de la tête, dans un élan de stupidité. Bien vite, Cedrella se cacha le visage, à l'aide de ses mains, s'en voulant de son écart. Elle le haïssait, de l'avoir forcé à avouer. Il essaya vainement de retirer ses mains de son visage, mais il finit par lâcher prise. Il finit par lâcher prise, tandis que la petite se plongea dans ce qui demeurait son passé ; son enfer. On a tous une histoire, aussi dramatique soit-elle.    

---

Je me souviens d'une petite fille. Je me souviens d'une petite fille heureuse. Une petite fille, vivant au milieu d'une famille aimante. Aucun nuage ne demeurait à l'horizon, mais pourtant, de loin le Malin semblait la regarder. Au milieu de ses poupées. Au milieu de ses rêves d'enfants, la vie avait bien des projets pour elle, et les mauvais desseins du destin n'allaient point tarder à frapper. C'était ainsi. C'était la vie. C'était comme ça. C'était comme ça, et elle ne pouvait rien y faire ; elle n'avait rien vu venir. Je me demande parfois pourquoi les choses ont dérapé, aussi rapidement. Je me demande parfois, pourquoi ce bonheur que nous avons essayé d'entretenir nous a glissés entre les doigts.

« Regarde papa ! Je tiens en équilibre ! Regarde ! » Avait-elle hurlé tellement fort, que tout le village l'avait probablement entendu. Son père au loin, s'approcha de la petite, la regardant à l’œuvre. Son père. Cet homme incroyablement bon. Cet homme incroyablement doué, dans ce qu'il faisait. Elle l'admirait, elle l'aimait ; il était son héros. Elle se souvenait encore de son regard, et de son expression lorsqu'il l'avait vue enfin réussir à tenir sur ce fil de fortune, qu'elle avait elle-même conçu pour s’entraîner. Son rêve, demeurait de faire comme ses parents, ceux qu'elle admirait. Selon certains, il n'y avait probablement rien de glorieux, d'être issue d'une famille du cirque. Pour certains, cela ne  demeurait que de simples chimères, et que cela, ne les mènerait sûrement à rien. Pour eux, ils se devaient d'être cloîtrés derrière un bureau, pour paraître normaux, pour respecter les convenances. Ses parents n'ont point suivi ce chemin politiquement correct, voilà ce qui fait d'eux des personnes non-ordinaires, mais spectaculaires. Ella vacilla légèrement, et son père se tenait prêt, à la rattraper, en cas de chute ; si seulement ça pouvait être comme cela, durant toute sa vie, se dit-elle. Les chutes étaient inévitables, mais à ses côtés, elles lui semblaient des plus douces. « Fixe un point Cedrella. Fixe un point. » C'était facile à dire pour lui, il faisait ça depuis toujours. Le fil n'était qu'à un mètre du sol pourtant, mais c'était fou ce que l'on demeurait surprotégée, lorsqu'on était une petite fille de neuf ans ; elle se sentait pourtant prête à voler jusqu’au ciel. « Tu vois cette étoile ? Tu ne peux pas la rater, c'est celle qui brille plus que les autres. Fixe-la, ne détache pas ton regard de celle-ci. Avance vers elle, comme si tu voulais la décrocher. » Il avait un don. Il avait un don pour rendre la chose la plus anodine, en quelque chose de magnifiquement poétique. C'était peut-être pour cela qu'elle l'idolâtrait tant. Peut-être pour cela, qu'il demeurait son modèle. Un modèle, qu'elle ne pourra jamais égaler, tant il brillait de pureté. Ce fut avec une admiration sans faille, qu'elle l'avait écouté, se lançant à la poursuite de cet étoile ; l'étoile Augustus, la plus scintillante que toute la galaxie n'ait jamais porté.  



Au nom de tous les miens. Au nom de tous les miens, je me dois d'avancer. Au nom de tous les miens, je me dois de survivre. Pourtant, le fil a craqué. Pourtant, je suis dans le néant. Je m'engouffre dans ce qui demeure mon autodestruction. La force que je puise me paraît tellement déplacé, en sachant que eux sont partis, et pas moi. Tout cela me paraît tellement illusoire. D'ailleurs, la vie en elle-même, ne l'est-elle pas ? C'est en ce jour maussade, que je vous dis au revoir ; au revoir, à jamais.

« Maman est belle. » S’émerveillait sa petite sœur, admirant ce spectacle grandiose. La tenant fermement sur ses genoux, Cedrella s'était simplement contentée de hocher la tête, ne pouvant point décrocher ses yeux de la déesse. Tessa avait raison. Elle était divinement belle. Une beauté non superficielle. Une beauté non artificielle. Une beauté à damner tous les saints, bien que leur maman soit des plus religieuses. Ella voulait être comme elle. Elle voulait tellement hériter de sa grâce légendaire, mais aussi de sa force de caractère. Sa mère avait subi bien des choses, lors de son existence. Bafouée. Humiliée. Rabaissée, par un géniteur qui n'avait point su l'aimer à sa juste valeur. Ses souvenirs demeuraient des plus flous, en ce qui concernait son père, sa famille, mais tout ce qu'elle lui avait racontée était qu'on l'avait retrouvée à l'âge de ses cinq ans dans un appartement vide, ses parents l'ayant laissé à son triste sort ; entre les mains de Dieu. Voilà pourquoi elle le priait chaque jour. Voilà pourquoi elle y croyait dur comme fer. C'était grâce à lui, qu'elle demeurait encore ici, aujourd'hui. Grâce à lui, qu'elle avait su trouver en cette famille, l'amour qui lui était destiné ; qu'elle méritait.

Un bruit strident sorti Cedrella de sa rêverie. Un bruit d'explosion la fit redescendre sur terre. La replongeant de nouveau dans cette dure et froide réalité. Le feu. Du feu. Sortant de nulle-part. Elle ne comprenait pas. Elle n'avait rien vu venir. Des cris de terreur. Des cris de douleur. Elle avait peur. Tellement peur. Mais pour le moment, elle ne pouvait point se donner le loisir de réfléchir. Tout ce à quoi elle se devait de penser, était de les sortir d'ici, Tessa et elle. Les larmes coulaient le long de ses joues ; elle semblait apeurée ; Ella l'était aussi. Leur chapiteau. Leur endroit. Leur maison. Leur famille. Tout ce qu'ils avaient accompli depuis des années, était en train de partir en fumée sous leurs yeux. La scène était atroce, chaotiques. Tout le monde se bousculaient, se piétinaient, voulant à tout prix sortir, et tant pis pour les dommages collatéraux. Après deux minutes, qui ont probablement été des plus nocives pour leur cœur endoloris, l'air frais chatouilla enfin leurs poumons, bien que la fumée demeure présente, les aveuglant. Le regard de Cedrella se tourna derrière elle, et ce fut avec horreur qu'elle constata que Tessa avait disparu. Elle ne trouva personne. Ni elle, ni ses parents. Elle courra. Elle hurla, voulant à nouveau entrer dans le chapiteau. Voulant s'enfouir dans les flammes, avec eux. Mais on l'a tira brusquement par le bras. Non. Elle ne pouvait s'y résoudre. Elle pouvait pas ; pas ça.



« Cindy, reviens ici, tout de suite ! » La suppliait-il. Elle ne l'écoutait pas. Elle ne l'avait même pas entendu, et s'était rendue vers ce qui représentait autrefois la jovialité, la légèreté. Il n'y avait que des débris, de la fumée, des résidus d'effets, qui ne faisaient qu'accentuer l'ambiance chaotique, morose. Elle scrutait le spectacle, l’œil vide, ne reflétant aucune émotion. Elle ne pouvait plus penser, elle ne pouvait plus résonner ; son esprit demeurait bien trop embrumé. Comme si tout ce qui avait eu de bon en elle, avait brûlé avec le cirque. « Qu'est-ce-que tu fais ? » Demandait son cousin, derrière elle, à bout de souffle. Elle l'entendit cette fois, mais la petite ne prit guère la peine de se retourner. Elle se contentait d'avancer, le bois, le verre, craquant sous ses chaussures. Elle ne savait point ce qu'elle recherchait, mais elle n'était guère prête à assumer la vie qui l'attendait, une fois qu'elle serait sortie d'ici. Triste constatation, mais elle savait pertinemment que son enfer demeurait point terminé. Cedrella n'arrivait même pas à pleurer. Ce n'était guère une question de fierté, d’orgueil, mais elle semblait avoir pris dix ans, en une seule nuit ; du haut de ses neuf années. Ses pas s’arrêtèrent, à la vue d'un ours en peluche, enseveli sous ce qui ressemblait à une poutre. Une poutre, sous laquelle demeurait un corps inerte, celui de Tessa. Tessa. Elle était vivante. Cedrella accourut auprès d'elle, essayant vainement de soulever la poutre, l'arme de tuerie. Ben, son cousin, était venu l'aider. Lui qu'elle avait souvent qualifié de gringalet, sous l’adrénaline avait réussi à l'en débarrasser, et au fond d'elle, elle lui en serait probablement reconnaissante durant toute sa vie. « Tessa, lève toi, on y va. » Articulait-elle, difficilement. Tessa ne répondit pas, la fixant, sa lumière semblant s'éteindre peu à peu. Non. « Tessa, arrête de faire l'enfant, lèves-toi ! » Cedrella hurlait presque. Tessa voulut rétorquer, mais un filet de sang sorti de sa bouche, sous son regard horrifié. Elle la secoua, la semant de se lever, la suppliant, lui hurlant dessus, désespérée. Ce fut Ben qui l'arrêta, ce qui lui valut plusieurs coups de la part de la petite, aussi frêle soit-elle. Il finit par bloquer ses bras, l'enlaçant avec force par la taille, posant son menton sur son épaule. « Tu... » Même lui. Même lui, ne semblait savoir que dire. Tessa était sur le point de mourir. Elle était sur le point de mourir, et celle qui se devait de la protéger, se sentait à présent impuissante. « Il faut que tu la laisses partir. » Elle reçut ces paroles, comme un véritable poignard dans le cœur.  « Laisse-moi. » Lâcha la petite, plus froidement qu'elle ne l'aurait voulu. « Laisse-moi...laisse-moi lui dire au revoir. » Sa voix ne demeurait qu'un souffle. Ben hésita quelques instants, avant de s'en aller. Cedrella s'allongea à côté de Tessa, lui tenant fermement la main. La petite sœur tourna son visage, avec difficulté. « Tu en prendras soin ? » Ella fronça les sourcils, et ses yeux s'embuèrent de larmes, lorsqu'elle comprit. Ella s'empara de cet ours en peluche, celui qui avait apaisé les nuits de Tessa, qui avait su la rassurer. « Je te le promets. » Mais ses paroles étaient sorties trop tard ; beaucoup trop tard. Tessa était déjà partie.
   

   


   

   

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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Lun 12 Mai - 19:48


il était une fois


John Green ▽ Tant qu'on ne l'allume pas, la cigarette ne tue pas, a-t-il déclaré, quand maman est arrivée à ma hauteur. Et je n'en ai jamais allumé une seule de ma vie. C'est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres, mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer.



Quand votre vision du monde n'est plus ce qu'elle était autrefois, quand votre optimisme en vient à disparaître peu à peu, on se demande comment faire pour continuer à avancer comme si de rien n'était, comme si dans votre univers ne règne guère le chaos ainsi que la perdition. La perdition, douce perdition. Je veux m'y perdre. Je veux me perdre, et ne plus jamais me retrouver. Je veux m'enfermer dans mon mutisme. M'enfermer, à tout jamais.

Tous ces enfants. Tous ces enfants, détruits par la vie. Souillés, d'un monde qui n'avait point su les protéger. Enfants, que même le ciel, avait abandonnés. Cedrella se retrouvait au milieu de tout ça. Dans ce grand bâtiment, nommait orphelinat. Orpheline. Elle était orpheline. C'était drôle la vie. C'était tellement vicieux. Qui aurait cru qu'un jour, elle se retrouverait ici. Comme quoi, cela n'arrivait point qu'aux autres. Comme quoi, elle ne demeurait qu'une simple humaine. Humaine, enfouie ici-bas, perdue, tel un agneau égaré dans l'hostilité de la vie. Une main se posa sur la sienne, et elle tourna brièvement le regard vers Ben, qui essayait vainement de se montrer rassurant. Lui-même n'en menait pas large, mais il essayait de garder la face, devant elle. Comment pouvait-il lui dire, que désormais, leur vie ne serait plus jamais la même ? Qu'ils allaient tôt ou tard, devoir se séparer ? Ils n'étaient pas frères et sœurs, par conséquent, ils allaient tous deux être placés dans un foyer différent. Il n'avait que treize ans, et il se voyait déjà obligé de grandir ; de la plus cruelle des manières. « Comment tu t'appelles ? » La directrice s'adressait à Cedrella, mais elle ne répondit pas. La petite la regardait, les yeux vides, dénués d'expression. La femme fronça les sourcils, lançant un regard inquiet à Ben, qui lui, haussa les épaules. « Elle ne vous répondra pas. » Lâcha-t-il, simplement. Lâcha-il, comme si tout cela demeurait une fatalité, à laquelle il s'était habitué. La dame soupira, contrite, face à cette situation qui allait être problématique. De toute évidence, personne ne voudrait d'une enfant abîmée par le passé. « Cedrella. Elle s'appelle Cedrella. Et moi, c'est Ben. » Se permit-il d'ajouter. La petite scruta la directrice, avec attention. Elle lui semblait tellement jeune, pour endosser un tel fardeau. Avait-elle choisi son métier, ou bien, le lui avait-on imposé ? Pour sa part, voir la souffrance du monde, lui serait probablement insupportable ; elle en avait assez, avec la sienne. Souffrait-elle, d'ailleurs ? Elle n'en savait rien. Pour dire vrai, Cedrella ne savait plus grand-chose, en ce moment. La femme se présenta sous le prénom de Gabrielle Sevenwood, affirmant qu'ils pouvaient la surnommer Gaby. Elle essayait de les mettre en confiance, ce qui semblait fonctionner pour Ben. Mais Ella, quant à elle, se renfrogna davantage, sous le regard exaspéré de son cousin.

« Qu'est-ce-qui ne va pas chez-toi ? » S'indigna Ben, s'emparant des cheveux d'Ella, afin de défaire ses nattes. Il ne savait plus quoi faire, pour qu'elle daigne enfin lui parler. Il avait tout essayé, jusqu'à l'offensive, mais rien n'y faisait. Si elle continuait comme ça, ils allaient probablement l'interner dans un centre pour désaxés, chose à laquelle il ne pouvait se résoudre. Cindy. Sa petite Cindy. Elle semblait avoir perdu toute joie de vivre, semblait avoir perdu toute sa candeur d'antan. Ce que Ben avait toujours adoré chez-elle, demeurait sa facilité à faire confiance à autrui, au monde, en la vie. Mais depuis l'incendie, elle semblait avoir perdu cette qualité, cher à son cœur. Méfiante. Elle était devenue méfiante, appréhendant ses journées, les personnes autour, comme si elles étaient prêtes à la détruire, de la plus sale des manières. Quant à elle, Cedrella se sentait étriquée, regardée, jugée, et elle n'appréciait pas cela. Elle se laissa faire, quand son cousin passa la brosse dans ses cheveux, chose qu'elle avait toujours détestée, les préférant broussailleux. Les questions de Ben demeureraient sans réponses, pour la simple et bonne raison, qu'elle-même ne les avait pas. Pourquoi cherchait un sens, là où il n'y en avait pas ? Se torturer davantage ne les mènerait sûrement à rien, et c'était peut-être dans cette optique, que la petite avait décidé de lâcher prise, de se déconnecter. Le déni. Le déni, l'arme des faibles. Le déni, ce qui la sauverait, et l’empêcherait de sombrer, du moins. Le déni, ralentirait le compte à rebours. « Cesse de faire l'enfant, je t'en prie. » Une supplication.  Un sanglot qu'il avait étouffé. Ce fut là, qu'elle ressentit sa première émotion. Une émotion qu'elle ne saurait décrire. De la culpabilité. De la tristesse. De l'incompréhension. Cedrella finit par se retourner, toisant le regard de Ben. Il était inquiet. Inquiet, et c'était de sa faute. Du haut de ses neuf ans, Ella n'était pas complètement stupide, et pouvait comprendre ses appréhensions. Ses appréhensions, qui étaient les siennes. Des enfants. Ils n'étaient que des enfants. Des enfants, que l'on allait séparer, contre leur gré. Dans un élan de spontanéité incontrôlée, celle-ci l’enlaça, posant sa tête sur son épaule. Bien que surprit, celui-ci répondit à cette étreinte, pour le moins inattendue. Depuis l'accident, Cedrella était comme un robot, comme morte, en même temps que leur famille. Triste à dire, en sachant qu'elle ne demeurait qu'au début de sa vie. Avenir. Ce mot ne semblait n'avoir aucun sens pour elle, à présent. « Il est tard, on devrait se coucher. » Lâcha-t-il, en l'absence de mots. Cedrella acquiesça, et entra dans ses couvertures. Il releva le drap sur elle, déposant un léger baiser sur son front. L'ombre d'un sourire se dessina sur ses lèvres, tandis qu'elle se laissa emporter dans un profond sommeil. Cette nuit, et pour la première fois depuis deux mois, Cedrella trouva enfin la paix.

-----

L'on se demande à quoi ressemble la fin du monde. L'on se demande, comment du jour au lendemain, tout ce en quoi nous avions cru, s'écroule, sans crier gare. L'on se le demande, jusqu'au jour où l'on se fait baiser, littéralement. Jusqu'au jour où la facture arrive, et s'annonce des plus salées. Personne n'est épargné. Tout le monde y passe. Ce que l'on appelle, la douce fatalité.

Il y avait des moments, où l'on ne savait que dire. Il y avait des moments, où l'on préférait oublier l'affliction qui s’abattait sur nous. C'était ce qu'elle faisait. Ce qu'elle faisait, à regret. Elle voulait aller le voir. Elle voulait lui dire au revoir. Mais elle ne bougeait pas. Elle n'avait même pas pris la peine de sortir du dortoir. Ben allait partir. Il allait la laisser seule, bien malgré lui. On le plaçait dans une famille d'accueil, qui saura probablement panser ses blessures. Ella ne s'inquiétait point pour lui, Ben avait une capacité d'adaptation hors du commun. L'humain pouvait s'accommoder de tout, d'ailleurs ; peut-être qu'elle ne l'était pas, humaine. Allongée sur son lit de fortune, elle toisait son ours en peluche, le trouvant des plus attrayants. Elle ne voulait pas penser ; elle se l'interdisait. Elle regrettait, de n'avoir guère le courage de vivre cet adieu, se haïssant de sa faiblesse. Son regard se tourna vers Tessa, qui était appuyée contre le mur. Elle était morte. Elle était morte, Ella le savait. La petite ne croyait pas non plus aux esprits, ou bêtises de ce type. Mais c'était étrange. Étrange, comme l'effet de la culpabilité pouvait nous faire perdre la raison. Un bruit derrière la porte la sortit de sa torpeur ; c'était Ben. Elle aurait dû se doutait, qu'il ne s'avouerait pas vaincu aussi facilement. Derrière cette porte, il demeurait hésitant, la toisant. Il l'avait vue fixer le mur, et se doutait qu'elle venait d'avoir une absence ; une nouvelle. Il pouvait lui arriver de regarder quelque-chose, un endroit, pendant des heures, et pendant ces moments, elle ne semblait plus là. Même les psychologues, n'avaient point su élucider ce phénomène, et comme toujours, Ben se retrouvait dans le flou, quant à l'avenir d'Ella. Il ne voulait pas partir. Il ne voulait pas la laisser. Il avait supplié, il avait menacé, mais ça n'avait servi à rien, il se devait de rejoindre cette famille contre sa volonté ; jamais elle ne le lui pardonnerait. Cedrella se redressa, se mettant en tailleur sur le lit. Elle se mordit la lèvre inférieure, sachant qu'elle ne pourrait éviter l'inévitable ; elle allait devoir lui dire adieu. Il s'approcha, s'asseyant auprès d'elle, et d'instinct, la prit dans ses bras. Cedrella se laissa faire, et ses yeux s'humidifièrent. Elle n'avait pas versé une seule larme, depuis son entrée ici, depuis six mois. Larmes retenues, par de simples cris étouffés. Mais elle y laissait cours à présent, et c'était peut-être bon signe ; signe de guérison. Cedrella entrait en phase d'acceptation, comme le dirait son psychologue, qu'elle trouvait jusqu'à ici, pitoyable. Ben lui parlait. Ses lèvres bougeaient, mais elle n'entendait rien, elle ne comprenait rien ; elle ne voulait rien entendre. C'était ce genre de moment, où notre cerveau se protégeait. Où notre cerveau s'éloignait, de ce qui pourrait potentiellement faire mal. « On se reverra, je te le promets. » Finit-il par dire, lui ne pleurant pas. Quatorze ans, et il se voit déjà contraint de se comporter comme un homme. Il déposa un baiser sur sa joue, avant de tourner les talons, aussi nul que Cedrella, pour les au-revoir déchirants.

--

Des cris. Des hurlements. Cedrella fut réveillée en sursaut. Ce n'était point un cauchemar, comme les nombreux qu'elle avait pu faire, depuis ces deux dernières années ; celui-ci semblait réel. Elle se frotta les yeux, avec confusion, essayant d'en détecter la provenance. Les cris venaient de la chambre d'à côté. Ella se leva en trombe, puis ouvrit la porte de la chambre voisine à la volet. Heloym. C'était Heloym. Elle se rendit compte, qu'elle ne demeurait point la seule, à devoir combattre de vieux démons. Dans cette famille, ils étaient tous des orphelins, essayant tant bien que mal de retrouver un semblant de vie normale. Un semblant de vie, simplement. Il bougeait, suppliait, était apeuré. C'était un petit garçon, qui lui rappelait elle, il y avait de cela quelques années. Un enfant, que le monde avait terrorisé, par sa cruauté. Ella voulut retourner dans sa chambre. Ella voulut se mêler de ses affaires, et ne point interférer dans les siennes, mais elle ne put s'y résoudre. Lentement, et avec précaution, elle se glissa dans les couvertures du morveux, comme elle adorait le surnommer. Morveux. C'était à ce morveux, qu'elle avait adressé ses premières paroles, depuis un an. Lui aussi, avait perdu ses parents, dans un terrible accident. La vie s'était autant foutue de sa gueule, que de la sienne ; une garce ironique. Cedrella se risqua à poser une main sur son épaule, mais le regretta bien assez vite. Il semblait se débattre contre quelque-chose, et une nouvelle fois, Ella fut dépassé. « Hey...calmes-toi, c'est moi. » Elle souffla à son oreille, afin de le réveiller. La petite dût s'y reprendre à plusieurs fois, avant qu'il se détende enfin. Heloym se tourna brusquement vers elle, et Ella sursauta de surprise. Son visage était à peine décelable sous la pénombre, mais elle reconnut ses traits, sans aucune difficulté. Il était un point de repaire, dans ce monde étourdissant. « Que fais-tu dans mon lit ? » S'enquit-il, froid. Visiblement, il ne semblait point avoir atteint la phase d'acceptation. La colère. Elle se voyait en lui, et mieux que quiconque, elle pouvait le comprendre en cet instant. Cedrella se contenta de hausser les épaules, un sourire mutin se dessinant sur ses lèvres. « Tes cris m'ont réveillée, je me suis donc permise de venir dans le but de t’assommer. Mais dans un élan de bonté, je me suis simplement dit que j'allais te réveiller. » L'enfant lui jeta un regard noir, et Ella ne put s'empêchait d'éclater de rire, face à autant d'irritabilité. Il finit par se retourner, levant les yeux au ciel, face à l'humour douteux dont-il faisait l'objet. Ella haussa les épaules, avant de se lever, voulant rejoindre sa chambre respective. Mais sur le pas de la porte, elle s'arrêta net, à l'entente d'Heloym. « Tu t'en vas ? » Demanda-t-il, ne prenant guère la peine de se retourner. « Excellente déduction, Einstein. » « Reste. » Elle se tourna vers son vis-à-vis, légèrement incrédule. N'entendant aucune réponse, le petit garçon insista. « Reste. » C'était une chose qu'elle ne pouvait point lui refuser, malheureusement. Elle n'eut d'ailleurs point le cœur, à lui faire ne serait-ce-qu'une seule remarque suffisante, s'exécutant tout simplement. À nouveau, elle entra dans les couvertures, ignorant tout de leur avenir. De cet avenir, qui allait courir à sa perte ; à leur perte. Ce fut pour la première fois en un an, que Tessa n'avait point tourmenté sa nuit. Elle était partie.


Eight years later.

Pardonne-moi. Pardonne-moi, pour les bêtises que j'ai faite, et pour celles que je n'ai pas encore commise. Pardonne mon sentiment d'indécision, de peur. Je ne sais plus ce que je veux, je ne sais plus ce que tu veux. Je ne sais d'ailleurs pas, pourquoi je t'écris cette lettre, que je ne te donnerai probablement jamais. Heloym. Mon doux Heloym. Il y a des choses, que je ne pourrais jamais te dire. Des choses enfouies, et imprononçables, pour une fille comme moi. Tu sais à quel point il m'est difficile d'offrir ma confiance. Mais pourtant, je te l'ai offert, sans réfléchir. Sans réfléchir, et au delà de toutes mesures. Mais voilà, nous avons tous les deux grandi désormais. Nous avons grandis, et notre vision du monde ne demeure plus la même; mes sentiments ont changé. Mes sentiments ont changé, et j'en demeure prisonnière; prisonnière, de ton éternelle indifférence. Que peut bien dire le mot aimer, pour une jeune-femme comme moi ? Complètement apeurée, et abimée par la vie. Regarde-nous, si forts, quand nous sommes ensemble. Tu as su panser mes blessures, et illuminer ce qui demeurait la pénombre. Mais à présent, je me sens tel Icare, volant beaucoup trop prêt du soleil, prête à me brûler. Me brûler. Ironique, quand l'on pense que je te suivrai, même jusqu'aux enfers. D'ailleurs, va savoir ce que je te trouve ! Toi, et tes cheveux mal coiffés. Toi, qui est toujours mal fagoté. Toi, qui ne comprends que très rarement mes blagues, et qui fait semblant de m'écouter quand je parle. Tu n'es qu'un idiot, je te déteste. Mais je me déteste davantage, à ne pouvoir te détester, comme je le voudrais. Aussi intensément. Aussi violemment, que je puisse t'aimer. L'amour, c'est de la merde. De la merde, et nous en sommes la preuve vivante.

Cedrella s'était montrée bavarde aujourd'hui, beaucoup trop. Tellement, que la séance était maintenant bientôt terminée. Les années avaient passé. Les années avaient défilé, et avaient pansé ses blessures. C'était fou. Fou, comme le commun des mortels arrivait à oublier. Arrivait à oublier, ce qui demeurait tout pour eux, autrefois. Le monde était égoïste. Tellement, mais pourtant, la jeune-femme, ne pouvait s'empêcher de penser qu'il était bien fait. La nature semblait avoir horreur du vide, associant la souffrance au déni, et à l'oubli. Le psychologue Strohff était ravi, et elle ne comprenait pas pourquoi. Peut-être demeurait-il rassuré, pensant que son enfance n'était pas si merdique que cela, tout compte fait. « Est-ce-une alliance, que je vois à votre doigt ? » Cedrella se renfrogna, fronçant les sourcils face à son indiscrétion. Elle finit cependant par hausser les épaules, lasse. « Visiblement, vous ne l'avez pas volé, votre diplôme. » Railla-t-elle, ironique, cynique, comme à son habitude. Il ne releva pas, arborant tout de même une mine vexée, ce qui ne fit qu'accentuer le sourire de l'adolescente. À défaut d'être un psy' incompétent, il demeurait divertissant, et c'était ce dont-elle avait besoin ; se divertir, pour oublier, pour l'oublier. Elle avait choisi la vie qu'elle menait aujourd'hui, mais elle ressentait un sentiment désagréable ; le doute. Comment pouvait-elle douter de lui ? Comment osait-elle ? Son frère. Son meilleur ami. Son mari. Si elle aussi avait changé, lui non plus, les années ne l'avaient pas épargné. Assombri. Perdu. Condus. Bien qu'il soit sa joie. Bien qu'il soit tout pour elle. Elle en venait parfois à détester, ce qu'il était devenu. Son indifférence la soumettait à une mort lente, et douloureuse. Il était nocif. Il était toxique. Et il détruirait, tout ce qui restait de bon en elle. Il la détruirait, mais c'était trop tard. Le piège était à présent fermé, et elle s'y était jetée à corps et âme. À corps et âme, et désespérément, elle était à lui. « Vous l'aimez ? » Son regard se leva instantanément, glacial. « Et vous, vous l'aimez ? » Questionna-t-elle, au tac au tac, en apercevant que lui, n'avait plus son alliance. Mais elle s'en voulut, instantanément. Elle pouvait se montrer blessante, sans réellement le vouloir, mais c'était un attrait de sa personnalité nullement prêt à s'estomper. Mais il n'aurait point dû la remettre en question, sur ses propres sentiments. « Je pense. » Elle pensait. Elle en était certaine. Mais Ella n'était point celle qui le sauverait. Elle n'était point celle qui saurait mettre un mouchoir sur son combat intérieur. C'était ainsi. C'était la vie. C'était la vie, et peut-être que, dans le fond elle s'était faite une raison. Autour de cette table, je nous revoie défilé, Heolym, et moi, ensemble. Tous les deux à ne pas savoir comment faire avec cet amour trop fort, encombrant, étouffant, gênant, et tellement ancré en nous. Un amour rarement prononcé, ingérable, incompréhensible, déchirant. Une curieuse sorte d'amour enfouie en chacun de nous, à essayé de recoller les morceaux, de comprendre où commence ce gâchis.
 

 


 

 

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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Lun 12 Mai - 20:23

la plus belle.   

bienvenue parmi nous, bon courage pour ta fiche et à la moindre question, je t'en prie, harcèle moi.    

•••••••••••••••••••••••••••••

I was as hollow and empty as the spaces between stars.
- I think that we're all in our private traps, clamped in them, and none of us can ever get out. We scratch and we claw, but only at the air, only at each other, and for all of it, we never budge an inch.
-  Sometimes, we deliberately step into those traps.
- I was born in mine. I don't mind it anymore.
- Oh, but you should ! You should mind it.
- Oh, I do. but I say I don't.
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Lun 12 Mai - 20:47

Bienvenue et bon courage pour ta fiche!

  
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Lun 12 Mai - 20:59

Malgré le magnifique vent que tu m'as fichue sur la CB, je te souhaite de nouveau la bienvenue ici (a)

Nous avons un lien à approfondir ensemble, j'ai hâte que tu termines ta fiche  

Bon choix de scéna en tout cas   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Lun 12 Mai - 22:04

MERCI TOUT LE MONDE.   ewi je suis une perdue qui squatte le forum à minuit, tout va bien. Arrow
Victoria: MAWDE ! Je voulais pas.   Ma fiche sera terminée au plus tard demain soir, sisi AIGHT !   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Lun 12 Mai - 23:09

Bienvenuuuue ! Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à venir toquer à nos portes. Toi et moi, il nous faudra un lien, jô pense

( HAZEEEEEEEEEEEEEEEEL )

•••••••••••••••••••••••••••••


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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Mer 14 Mai - 17:39

Très très bon choix de scénario!!! \o/
Bienvenue parmi nous! =p Et comme j'ai un lien avec Heloym, je viendrai t'en demander un, y a moyen qu'on trouve quelque chose de cool! =D
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Jeu 15 Mai - 16:22

ALESYA : J'adore grave le prénom ! fallait que ça sorte. :arrow:Et merci !        Oui, en effet, il nous faut un lien. ** Cedrella va poutrer Alesya.     (oupeutêtrepas.)

PANDORA: Merci.   C'est avec plaisir pour le lien, on se mpottera.   Et au passage, très bon choix d'avatar !  I love you 
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Jeu 15 Mai - 18:29

Bienvenue parmi nous ma belle :D
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Ven 16 Mai - 9:17

Merci beaucoup, pour l'accueil.   
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Ven 16 Mai - 14:08

Bienvenue, un peu en retard 8D à très vite sur hri

•••••••••••••••••••••••••••••

we'll rise again.
There's not much left to love, too tired today to hate. I feel the empty, I feel the minute of decay. I'm on my way down now, I'd like to take you with me. @ ALASKA.
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Ven 16 Mai - 14:17

Ce n'est pas grave.  I love you Merci beaucoup.    
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Sam 17 Mai - 12:27

Je viens avec une bonne nouvelle. Acclame moi. Laisse moi de la place dans le lit d'Heloym. Fais moi des cookies *zbaaaff*

Bienvenue officiellement Quelques petites fautes mais rien de bien méchant, rien qui ne gêne la validation en tout cas. Le seul détail que j'ai a souligné est au niveau de la séparation ORDRE / ORDRE DU PHENIX. L'Ordre, comme il est présent à Poudlard et s'il est inspiré, jusqu'au nom, de l'Ordre du Phénix, n'a rien à voir avec le mouvement datant des deux guerres magiques. Donc, ton personnage est dans l'Ordre, pas dans l'Ordre du Phénix ( de la même façon, à titre d'exemple, les membres de l'Ombre ne sont pas des mangemorts portant la marque des ténèbres )


Félicitation & bienvenue

“ Aux yeux de Gryffondor, il fallait à tout âge
Montrer par-dessus tout la vertu du courage. „



Ton travail et ta détermination ont porté leurs fruits et te voilà désormais pleinement membre de HRI ; pour cela, nous te remercions et te félicitons, bienvenue dans la famille !
Tu peux dès à présent poster dans l'intégralité du forum, y compris le flood et les jeux.

TOUTEFOIS
Pour bien continuer ton aventure parmi nous, il te faudra créer un carnet de relation ( ICI ) et pourquoi pas un répertoire de RP ( ICI ) . Surtout n'oublie pas d'aller réserver ton avatar ( ICI ). Si ton personnage a des parents tirés de la saga, il te faudra aussi remplir un formulaire ( ICI ). Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter un membre du staff, ils sont là pour ça ! Et histoire de t'en sortir dans les bruits de couloir, n'hésite pas à consulter régulièrement la gazette qui se trouve ici ICI. Enfin, ton personnage peut rejoindre l'Ordre ou l'Ombre selon ses idéaux.

Enfin, nous t'invitons à checker régulièrement le tumblr de HRI

Bon jeu parmi nous


Bonne chance à toi
Jeune Gryffondor


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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Sam 17 Mai - 13:57

Pour la place dans le lit d'Heolym, tu peux crever la bouche ouverte, mais merci quand même. :run:Pour les fautes, c'est parce-que j'étais sur tablette, et c'est la merde :arrow:Merci encore.  

Edit: et je vais modifier mes conneries  Arrow 
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MessageSujet: Re: We accept the love we think we deserve. - Ella. [Finish]   Sam 17 Mai - 15:27

T'inquiète paupiette

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