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 "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer

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HRIen depuis le : 10/11/2012
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MessageSujet: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Mar 21 Jan - 1:53


Charles Abbadon Archer


(THE PERKS OF BEING A WALLFLOWER )▽ WELCOME TO THE ISLAND OF MISFIT TOYS
carte d'identité
Nom : Descendant du sorcier célèbre Gulliver Pokeby, la famille du jeune Charles a récemment perdu ce prestigieux nom au profit de celui d'Archer quelques générations plus tôt, moins connu certes, mais garant d'une pureté de sang exemplaire. Si le nom de Pokeby à maintenant disparu du tableau magique, la famille a gardé la spécialité qui a fait sa renommée : la magizoologie. Prénom(s) : D'origine germanique, Charles symbolise la force et la virilité auquel est associé un certain prestige puis qu'il a couramment été utilisé par les Rois. En deuxième prénom, son père lui a donné celui d'Abbadon, ange déchu de la Destruction pour rajouter cette impression de force, ce caractère impitoyable insufflé par la famille Archer. Au final, beaucoup diront de lui que ces deux prénoms sont ironiques, étant un fier représentant de la maison de Godric Gryffondor et de ses valeurs. Surnom : Principalement surnommé Charlie Âge : Charles a récemment fêté ses 19 ans. Date et Lieu de Naissance : Charles est né dans le manoir familial qui se trouve au beau milieu de Hyde Park, à Londres, le 18 Novembre 2001 Nationalité : Anglais de pure souche. Pureté du sang : La famille Pokeby, autrefois Sang-Pure, a perdu de son prestige sanguin au fil des décennies au fur et à mesure que chacune des ses branches se liait à des Sang-mêlés ou des Moldus. Seule l'arrière-arrière-grand-mère de Charles a su perpétuer ce culte de sang et s'est mariée à la famille Archer, Sang-Pure de toujours. Le sang de Charles l'est donc tout autant. Année d'étude & Maison : Charles en 6ème année, fier d'appartenir à la maison de Godric Gryffondor  Orientation sexuelle : Bisexuel pour passer le temps, mais toujours en quête de bras masculins pour le bercer le soir  État civil : Heart under arrest

le sorcier en toi
Baguette : « Aaah, le dernier Archer, content de te voir ici mon garçon. » Charles tourna la tête vers son grand-frère, intrigué et quelque peu dérangé par les familiarités que le vieil homme employait. La main de Frédérick, grande et forte, la poussa avec douceur jusqu'au bureau alors qu'Ollivander disparaissait déjà dans l'arrière-boutique à la recherche de la baguette qui conviendrait au jeune sorcier. On pouvait l'entendre murmurer à toute vitesse, plus pour lui même que pour ses clients, pestant à son encontre. Au bout de quelques minutes, il revient et tendit un écrin au jeune garçon. « Une famille particulière que la votre M. Archer, un lien si particulier avec les créatures magiques, si fascinant. Pas vraiment évident de trouver la bonne combinaison. Tenez, celle-ci devrait convenir... » Religieux, il tendit la boite, impatient de voir son travail choisir ce sorcier qui lui semblait tout indiqué. Sans ce soucier de l'écrin, Charles ouvrit la boite et posa ses doigts sur le morceau de bois, instantanément envahit par une vague de chaleur, un sentiment de reconnaissance mutuelle et le début d'une longue collaboration. Derrière son bureau, le vieux vendeur souriait, fier d'avoir trouvé la bonne dès le début. « Faite en bois de pommier, elle mesure trente-quatre centimètres et demi. Elle contient en son centre un poil de Loup-Garou, le meilleur élément pour la métamorphose. En soit, une baguette parfaite pour les idéalistes et les amoureux de la nature. Une belle vie vous attend M. Archer. » Patronus : Rares sont ceux dont les Patronus prennent la forme d'une créature magique et pourtant, la première fois que Charles a effectué ce sortilège, il s'est retrouvé face à un hippogriffe, et plus précisément le sien. Le lien particulier qu'il a avec la créature le remplit constamment de joie et sa simple pensée, combinée à celle du zoo, suffit à le faire apparaître. Épouvantard : Ce n'est pas le traditionnel épouvantard que le Professeur de Défense contre les Forces du Mal montre aux élèves en troisième année que Charles a vu pour la première fois. Non, fière de sa nouvelle attraction, la Réserve Magique a réservé un espace spécial pour les visiteurs curieux de connaître leur véritable peur et d'apprendre à la vaincre. Quoi de mieux que de voir sa peur la plus profonde face à soi pour provoquer cette adrénaline que le jeune homme a toujours apprécié, et ce dès son plus jeune âge. Mais lorsque la réplique de William sortit du placard où était enfermée le monstre, le sourire de l'enfant avait vite disparu au profit d'une mine horrifiée, les yeux instantanément humidifiés par les mots froids, cruels, de son frère qui le toisait, fier et méprisant, affirmant que jamais il ne l'avait aimé. Aujourd'hui, on pourrait dire qu'il a vécu et surmonté sa plus grande peur alors que son grand-frère l'a abandonné une nouvelle fois en début d'année, et ce définitivement. Aussi, il pense que son épouvantard a changé mais il n'ira pas le vérifier pour l'instant.  Particularité : Beaucoup de petits détails qui font de lui un être particulier (comme chacun vous direz) mais si vous recherchez un pouvoir magique particulier, alors il vous faudra passer votre chemin, à son plus grand désespoir. Options choisies & métier envisagé : Charles suit actuellement des cours de Sortilèges, Métamorphose, DCFM, Potions, Botanique, Astronomie (sa mère l'a forcé à garder cette matière..) et, la plus importante, Soins aux Créatures Magiques. Cela va sans dire qu'il sera le futur directeur du Magizoo d'Edmbourgh qui appartient à sa famille depuis plus d'un siècle Avez-vous déjà fait usage de la magie noire ? Une fois il a fait usage d'un Sortilège Impardonnable – qui a lamentablement échoué – lors d'un entraînement avec Vela Runcorn mais sa nature profonde, ses idéaux et sa baguette l'empêchent constamment de réussir  à exercer la magie noire Plutôt Ombre ou Ordre ? Pourquoi ? Ordre sans hésiter un seul instant, mais les choses ne sont pas aussi simples alors il tait ce qu'il pense et fait son lot de sacrifice pour pouvoir être dans l'Ombre et protéger le seul qui compte plus que tout à ses yeux. Que pensez-vous de l'attentat de Poudlard ? Triste, c'est triste. Mais l'explosion de la Tour a légèrement été balayé de son esprit par le retour de Lune qui lui a donné pas mal de fil à retordre. Alors il ne sait pas qui l'a fait sauter cette tour, ni pourquoi (probablement pas l'Ombre, il en aurait entendu parler) mais au final, il n'y a pas donné plus d'importance que ça.  Le Chicaneur affirme que les mangemorts seraient de retour, quand le Ministère le nie farouchement. Qu'en pense votre personnage ? Charles est agacé. Il s'insurgeait déjà contre les gosses de ses Mangemorts quelques temps auparavant, sentant le vent tourner, mais depuis qu'il a lui-même finalement rejoint les rangs de cette organisation pour d'obscures raisons, il est consterné devant autant d'aveuglement de la part du Ministère. Êtes-vous inquiet pour votre sécurité, celle de vos proches ? Bien sûr qu'il l'est, c'est bien pour cela que Charles est dans l'Ombre d'ailleurs : être auprès de ceux qu'il aime pour mieux les protéger. Et d'une certaine manière, il pourra peut-être protéger certains membres de l'ordre. Enfin, c'est ce qu'il espère...


le moldu derrière tout ça
Pseudo : On me connaît sous le nom d'Abbadon mais j'pense prendre le nom de Lestrarcher Âge : Majorité mondiale What a FaceAvatar : Lucas Bernardini bien sûr *fond* Fréquence de connexion : J'suis modo, ça en dit long non ? Comment as-tu connu le forum ? Par un partenariat et Enoah a fini de me convaincre ♥️   Code : Code auto-validé What a Face Copyright : Magical Bacon et Tussanus Postea I love you
Personnage : [] Inventé, [ ] Scénario, [ ] Poste Vacant


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MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Mar 21 Jan - 1:54


Overexposed


(Jamie Cullum) ▽ If you want to view paradise, simply look around and view it. Anything you want to, do it. Wanna change the world? There's nothing to it. There is no life I know to compare with your imagination. Living there, you'll be free if you truly wish to be. 


Un crac sonore, et la main d'un petit garçon qui se resserrait dans celle, plus imposante, de son aîné. Il n'aimait pas le transplannage, ça le rendait malade. Mais chaque fois, ce sentiment ne durait pas longtemps,presque aussitôt remplacé par l'excitation qui l'avait gagné avant le départ. Levant ses petits yeux marrons vers le visage détendu de William, Charles esquissa un sourire avant de libérer sa main et de courir vers l'immense portail en fer au sommet duquel on pouvait lire en lettres végétales Réserve Magique Pokeby, incapable de contenir plus longtemps son impatience. Faisant fi des sorciers et sorcières qui faisaient la queue pour acheter leur place, l'enfant se frayait un chemin parmi la foule, entendant certains râler alors qu'il les poussait un peu où qu'il leur marchait sur les pieds. Passant devant le guichet, il gratifia Whiskras de son plus beau sourire et d'un signe rapide de la main, communiquant son allégresse au vieux guichetier d'ordinaire bougon avant de déguerpir aussi vite qu'il n'était arrivé.
Il connaissait cet endroit comme sa poche : chaque allée, chaque recoin, chaque membre du personnel, chaque créature, tout ce qui se trouvait dans ce zoo, rien ne lui faisait défaut, passant plus de temps dans cet endroit que dans sa propre chambre. Ce Magizoo était sien, autant par la connaissance étroite qu'il en avait que parce qu'il appartenait à sa famille. Fondé à la fin du 19ème siècle par son ancêtre Gulliver Pokeby, la direction de la réserve avait été passée de générations en générations jusqu'à celle de ses parents et viendrait le jour où son grand-frère – qu'il ne voyait déjà plus tant il courrait pour rejoindre son enclos favori – serait appelé à reprendre la tête de l'entreprise familiale et la faire perdurer. Déambulant parmi les visiteurs, s'arrêtant çà et là pour laisser passer un groupe qui n'était pas pressé, Charles faisait craquer ses doigts nerveusement, concentré sur son unique objectif. Alors qu'un couple de Chinois qui portait des lunettes étranges attira son attention et lui fit tourner la tête, il n'aperçut pas à temps la silhouette blanche et la traversa, lui donnant l'impression de prendre une douche glacée. Un long frisson parcourut tout son corps et il mit quelques instants à s'en remettre. « Désolé Lavinia... » « Ce n'est rien mon enfant, mais fais plus attention la prochaine fois ! Tu sais ce qui arrive quand on est pas prudent... » et d'un geste las de la main, le fantôme de Lavinia Pokeby se désigna. Petite-fille de Gulliver, Lavinia était tout juste une adulte lorsqu'elle trouva la mort dans le parc de son grand-père. Fervente adoratrice des Focifères, elle avait elle aussi voulu prouver que leur chant n'était pas dangereux, qu'il ne rendait pas fou les sorciers qui l'écoutaient. Persuadée du bien fondé de ses croyances, elle avait écouté les oiseaux aux couleurs bariolées pendant trois heures avant de ressortir et de hurler des mots sans queue ni tête à l'encontre des visiteurs et du personnel. Malheureusement, le temps qu'ils aillent prévenir son grand-père, la pauvre demoiselle s'était rendue dans l'enclos des Acromentules, qu'elle affirmait pouvoir dompter maintenant.  
Tournant les talons alors que le fantôme de son ancêtre continuait sa visite guidée, Charles reprit son chemin, à pas plus modérés toutefois. Passant devant les Farfadets, il eut un petit sourire en voyant les enfants à quatre pattes, essayant de récupérer l'or que les petits bonshommes verts leur lançaient. Se penchant rapidement, il en attrapa une au passage, ayant déjà quelques plans en tête pour faire tourner le vendeur de bonbons en bourrique. Tournant les talons, il continua sa route, toujours avec ce grand sourire sur le visage quand il était dans les parages. Très vite, il aperçut la place centrale avec ses restaurants et ses boutiques et, visible de plus loin, la statue de son ancêtre Gulliver tenant sur son bras un Augurey. S'approchant de l'imposant édifice, il s'arrêta devant quelques instants et ferma les yeux pour le remercier, certainement un peu trop pieu et respectueux quand il s'agissait de ce petit bout de paradis sur terre.
Sans plus s'attarder, Charles quitta la place centrale avec un rythme plus soutenu, ne pouvant plus contenir son impatience. Dès qu'il eut dépassé le dernier restaurant, il se remit à courir jusqu'au premier pont qui traversait la petite rivière qui coupait le parc en deux, apercevant au loin l'enclos. Quelques instants plus tard, il était devant la vitre, magiquement renforcée, qui le séparait des Hippogriffes. Cherchant des yeux le seul qu'il voulait voir, Ekans, il le trouva à quelques mètres sur la droite, trop occupé à étendre les ailes et pavaner, fier de son plumage aux teintes de vert et de bronze. « Tu veux aller le toucher ? » Charles sursauta, n'ayant pas remarqué que son grand-frère l'avait rattrapé. « Je peux ? » répondit-il sans détourner les yeux de son animal de compagnie qui n'avait toujours pas interrompu son défilé. « Bien sûr, viens avec moi ! » lui adressa-t-il avec un clin d’œil. Après tout, il possédait cet endroit, bien sûr qu'ils pouvaient rentrer et toucher les animaux devant les clients. Arrachant son regard de la créature, le jeune garçon fit le tour de l'enclos pour aller trouver le sorcier en faction qui abaisserait les barrières magiques le temps de le laisser rentrer.

Il avait à peine mis le pied dans l'enclos que l'hippogriffe s'était arrêté et le fixait maintenant de ses yeux perçants, le vert émeraude de ses iris transperçant le petit garçon qui était émerveillé. Autour les visiteurs semblaient gênés de voir un si jeune enfant être parmi seul toutes ses créatures, mais au fond d'eux, William et Charles savaient qu'il ne lui arriverait rien. Il avait grandi avec ces créatures, et particulièrement Ekans qui, quand il n'était pas au zoo, vivait au manoir familial de la famille Archer à Londres. Sans ciller, le petit garçon, dont on savait depuis bien longtemps qu'il finirait à Gryffondor de par la passion qui l'animait et le courage qui dont il faisait preuve , s'avançait sans crainte vers l'animal qui le dominait de toute sa hauteur. A quelques mètres de lui, il s'arrêta et fit une révérence pour saluer son ami. Les secondes passèrent sans que l'animal ne bouge. Peut-être n'était-il pas d'humeur à recevoir son plus jeune maître, peut-être préférait-il parader devant ses autres visiteurs. Dans la foule, plus personne n'osait respirer, inquiet de ce qui pourrait arriver à un garçon d'une dizaine d'années au milieu d'une demi-douzaine d'hippogriffes dérangés. Enfin, Ekans s'inclina à son tour et un nouveau sourire radieux illumina le visage de Charles. Se relevant, il avança doucement vers la créature qui en faisait autant et enfin, il pu poser ses petits doigts sur le bec froid de l'animal. Tournant la tête vers son grand-frère qui rentrait à son tour dans l'enclos, il attendait un sourire de sa part, fier de son exploit et voulant qu'on le lui fasse remarquer, qu'il le lui fasse remarquer, les quelques applaudissements de visiteurs peu rassurés derrière la barrière magique n'étant en rien suffisant.


(Avril Lavigne) ▽ It's nice to know that you were there, thanks for acting like you cared and making me feel like I was the only one. It's nice to know we had it all, thanks for watching as I fall and letting me know we were done. You were everything, everything that I wanted. We were meant to be, supposed to be but we lost it. And all of the memories, so close to me, just fade away. All this time you were pretending so much for my happy ending.

Octobre 2014

Will ! Tu peux me faire léviter encore ?  » Le garçon s'agitait encore autour de son grand-frère, l'empêchant de réviser correctement. « Tu ne trouves pas que tu en as eu assez aujourd'hui Charly ? » dit le jeune homme, un peu irrité à l'idée de devoir repousser son devoir de Sortilèges. Il avait déjà passé une grande partie de la journée avec lui à la Réserve, il avait espéré un peu de repos en rentrant chez lui pour l'heure du thé, profitant du temps clément de ce mois exceptionnel pour terminer son parchemin dans le jardin. « Allez ! S'il te plait Will !  » Il allait finir par l'avoir, à l'usure, comme d'habitude. Plaçant sa tête une nouvelle fois devant le bouquin, l'enfant sortit le grand jeu. Yeux de cocker et petite mine, rien de mieux pour faire flancher cet aîné un peu trop passionné par ses études. Poussant un long soupir, William referma son livre. « Bon d'accord. Mais c'est la dernière fois, tu as compris ?  » Et voilà, il avait encore gagné.

William se concentra, murmura un sort que Charles ne put entendre et le fit léviter d'un bon mètre. Le petit garçon, qui s'envolait dans les airs, éclata pour la énième fois d'un grand rire qu'il communiqua à son aîné. Il y avait chez les deux frères une complicité particulière qui les unissait, comme s'ils n'avaient besoin que de l'autre pour être heureux. Une alchimie parfaite, une osmose constante sans laquelle ils ne se voyaient pas vivre. Le cadet des Archers répétait sans cesse qu'un jour, il serait comme lui, comme le fier Préfet-en-Chef de Serdaigle qui se dressait devant lui et qui se trouvait être l'un des meilleurs élèves de sa promotion.
Un peu plus loin, tranquillement installés à l'ombre d'un grand saule pleureur, Elizabeth et Frédérick, dos contre dos, lisaient respectivement un livre de Médicomagie et de confections de poisons. La seule fille des Archers, en sixième année de Serdaigle, se prédestinait à un poste à l'hôpital Ste Mangouste tandis que le troisième enfant ne savait pas encore ce qu'il voulait faire de sa vie, mais l'attrait que le Serpentard portait aux Potions et à la Magie Noire semblait inquiéter quelque peu Mme Archer. Cette dernière était, quant à elle, avec ses invitées buvant le thé dans la véranda, véritable serre vivante où proliféraient plusieurs espèces de plantes magiques inoffensives. Soudain, un petit grognement se fit entendre et le jeune garçon, alerté, se retourna, toujours dans les airs, avant d'apercevoir un gnome sortir de son trou et se faufiler derrière les buissons, essayant de rejoindre le saule. « Fais-moi descendre Will ! » avait-il soufflé, de peur que le gnome ne l'entende. L'aîné ne se fit pas prier et accueillit avec soulagement l'intervention de la créature-pomme-de-terre qui avait attiré l'attention de son petit frère. Ni une ni deux, Charles s'élança après le gnome pour l'attraper qui se mit à courir du plus vite que ses courtes jambes le lui permettaient pour échapper à son poursuivant. William, lui, en profita pour se replonger dans son devoir, toujours amusé à la vue de cette petite partie de lui aussi énergique et pleine d'enthousiasme, jamais fatiguée à l'idée de faire rire l'assistance. Levant les yeux vers le ciel, il vit le soleil commencer à décliner derrière l'aile ouest. L'imposant manoir des Archers dominait la scène, se dressant fièrement au centre de Hyde Park à Londres et rappelant ainsi le statut qu'ils avaient dans la communauté sorcière : ils étaient des nobles au Sang-Pur.
Voilà à quoi se résumait le paradis dans lequel vivait Charles quand il n'était pas à la Réserve.


(No Doubt) ▽ Don't speak, I know just what you're saying so please stop explaining. Don't tell me cause it hurts. Don't speak, I know what you're thinking. I don't need your reasons. Don't tell me cause it hurts.




Il était tard, très tard, et pourtant le jeune garçon ne parvenait pas à s'endormir, tournant et se retournant sans arrêts dans ses draps, incapable de trouver refuge dans les bras de Morphée. Peut-être sentait-il l'orage se profiler à l'horizon, peut-être que ce sentiment inconnu qui lui tordait l'estomac n'était pas seulement le fruit de son imagination.. La soirée avait été rapidement écourtée par sa mère qui l'avait envoyé dans sa chambre, le forçant à quitter son frère de façon prématurée. Ce dernier n'était pas venu lui souhaiter la bonne nuit, préférant rester dans la cuisine à parler avec leur père. Quelque chose n'allait pas, Charles en était convaincu.
Soudain,  le ton monta. Enfermé dans sa chambre, les yeux rivés sur la fenêtre, il s'imaginait sur le dos d'Ekans, volant dans la nuit étoilée, mais le bruit qui montait crescendo depuis l'étage inférieur le tira rapidement de sa rêverie alors qu'il parvenait enfin à s'assoupir. A la fois curieux et inquiet, Charles glissa hors de son lit, évitant soigneusement de mettre ses pantoufles pour ne faire aucun bruit, et se faufila dans le couloir plongé dans la pénombre. Rapidement, il rejoignit les escaliers et s'arrêta, tendant l'oreille pour écouter ce qu'il se passait. Il reconnu aussitôt la voix de William, puis celle de ses parents. Son père surtout. Il ne comprenait pas vraiment ce qu'ils disaient, les cris étaient trop forts, inintelligibles ; les voix s'élevaient en même temps, l'une essayant toujours de dominer l'autre. Et comme pour confimer ses craintes, Charles se souvint des derniers jours et de l'ambiance pesante, tendue qui avait régné sur le manoir. Cela ne datait pas que d'aujourd'hui... Les problèmes latents entre son père et William se soldaient finalement par une explosion de cris et de verre brisé. Soudain, une lumière agressive, fugace, apparut, éclairant la cuisine et le hall d'entrée d'une vive lumière rouge alors que le bruit mât d'un corps stupéfixé se faisait entendre sur le carrelage. Il entendit sa mère hurler un peu plus, et des pas précipités quitter les lieux du crime.
Pétrifié par ce qu'il s'était passé, effrayé à l'idée de se faire prendre hors du lit et témoin des événements, Charles remonta rapidement les quelques marches qu'il avait descendu et rejoignit silencieusement sa chambre.  Reprenant sa position initiale, il se glissa sous sa couette et fit semblant de dormir. Il écoutait attentivement chaque bruit dans la maison, mais son cœur battait si fort qu'il entendait à peine les pas de son frère sur le plancher. Il ne savait pas ce qu'il se passait, imaginait le pire mais ce qui l'attendait était au-delà de tout ce qu'il pouvait concevoir. Respirant bruyamment pour se calmer, il avait fermé les yeux et attendait, encore plus à l'affût du moindre bruit significatif. Soudain, la porte de sa chambre s'ouvrit, laissant entrer la lumière du couloir. Très vite, Charles sentit la présence de son frère dans la pièce. Ce dernier glissa sa tête près de celle du petit garçon et murmura « I'm so sorry  Charlie, please forgive me... ». Il posa ses lèvres sur la tête de son petit frère et l'embrassa alors qu'une goutte salée tombait, venant se perdre sur les cheveux court du garçon. Il pleurait. Charles comprit aussitôt, mais l'horreur qui le saisit fut si grande qu'il en resta pétrifié. Son frère le quittait, l'abandonnait mais il ne pouvait bouger. C'était donc ça ce sentiment qui lui avait noué l'estomac et la gorge quelques instants plus tôt, la peur de l'abandon, l'absence de William. La lumière s'évanouit et le petit garçon, encore en position fœtale dans son lit pleurait aussi comme il n'avait jamais pleuré. Soudain, la porte d'entrée claqua. Le garçon réagit aussitôt, sauta de son lit et couru aussi vite que ses petites jambes le lui permirent, dévala les escaliers et sortit du manoir pour rattraper son frère, se moquant des cris affolés de sa mère qui l'avait vu  sortir. Mais il était trop tard, il était parti, il avait quitté le domaine familial et transplanné. Il était parti, et il n'avait rien fait pour le retenir. Il était parti...


Juin 2015

« Chaaaaaaaaarles ! Viens vite ! Ton père veut te voir. » avait hurlé la mère, sa voix magiquement amplifiée résonnant dans tout le manoir. C'était la troisième fois qu'elle l'appelait ainsi. Il se passait quelque chose. Mais Charles ne s'en souciait guère. Pourquoi irait-il voir l'homme qui lui avait enlevé son bonheur, son frère... Il entendit des pas précipités, puis Elizabeth apparut dans l'encadrement de sa porte. « Il est en train de mourir , viens ! » Charles considéra sa grande soeur un moment, puis se leva. Il prit son journal intime avec lui, celui qu'il avait demandé après que son frère ne fût parti. Charles s'était terré dans un silence morbide à son abandon et cette demande avait été la seule prise de parole du garçon depuis. Il la suivit silencieusement jusque dans la chambre de ses parents. Toute la famille était réunie, enfin, presque toute la famille... Charles les regarda un à un. La pièce était emplie d'une tristesse sans nom, d'une douleur insoutenable mais le garçon restait de marbre face à cette overdose de désespoir. Ils ne souffriraient jamais autant qu'ils l'avaient fait souffrir. Il passa devant sa mère sans la regarder. Dans la douleur, elle perdait toute sa grâce, reniflant bruyamment derrière son grand mouchoir de soie. Il se posta à droite de son père et le fixa. « Ahhh... Mon grand. Ça me fait plaisir de te voir », dit-il d'une voix faible, presque inaudible. « Je suis désolé mon fils... » Et tandis qu'il continuait à parler à son plus jeune fils, les yeux certainement trop humides, ce dernier ne cessa de penser à quel point il haïssait cet homme. Quand il eut terminé sa litanie, il regarda son fils, cherchant rédemption dans les yeux de Charles, cette même rédemption que le garçon n'était en mesure de lui offrir. L'enfant lui rendit son regard, seulement il était froid, haineux. Non, il ne lui répondrait pas. Non, il ne le pardonnerait jamais. Et sans autre cérémonie, il quitta la pièce sans même regarder l'homme qui mourait, malgré la vaine tentative de Frédérik pour le retenir.


(Akeboshi) ▽  Cultivate your hunger before you idealize, Motivate your anger, to make them all realize. Climbing the mountain, never coming down. Break into the contents, never falling down. […] Don't try to live so wise, don't cry 'cause you're so right. Don't dry with fakes or fears 'cause you will hate yourself in the end

« M. Archer, je vous enlève donc trente points et passerez votre retenue avec Mme Pince a ranger tous les livres de la Bibliothèque. Maintenant, je vais vous raccompagner à votre dortoir. »

Et voilà, il s'était fait prendre comme un bleu. Déambuler la nuit dans les couloirs était devenu une habitude, que ce soit par nécessité ou juste par plaisir de se balader et d'aller contre l'autorité. Ce soir-là, son escapade nocturne lui avait coûté une trentaine de points mais au fond, il était plus ennuyé parce que ses camarades viendraient se plaindre de ces points bêtement gaspillé par sa faute. Il les ferait vite taire néanmoins : si Gryffondor avait autant de points, il n'y était certainement pas pour rien. L'abandon de William avait eu ça de bénéfique qu'il avait plongé le jeune garçon dans un état de dépression pendant de longs mois, ne trouvant de répit que dans les livres de magie qu'il s'acharnait à étudier comme si, se faisant, il se rapprochait de ce grand-frère disparu, essayant d'élever son niveau au sien, meilleur élève de promotion alors. Il lisait tellement qu'il était capable de Sortilèges et Maléfices d'un niveau supérieur aux élèves de son âge, et ce surtout en Défense contre les forces du Mal et Soins aux Créatures Magiques. Posséder un magizoo était particulièrement efficace aussi, il devait bien l'avouer, et apprendre à maîtriser la plupart des créatures résidentes et les soigner était devenu nécessité pour le dernier Archer qui était devenu le nouveau prétendant à la direction de ce petit coin de paradis.

Cependant, l'absence de son frère avait rendu difficile l'intégration du jeune homme à Poudlard. D'abord renfermé sur lui-même, il ne s'ouvrait jamais qu'aux livres qu'il dévorait mais il avait fini par comprendre, aidé par la seule présence qu'il avait pu toléré alors, celle de son meilleur ami Lune, qu'il ne survivrait pas ainsi. Aussi finit-il par s'ouvrir aux autres, se révélant jovial et espiègle. Vivant. Oui, il avait appris à vivre sans cette présence réconfortante, sans cette autorité fraternelle et s'était construit son propre monde, un monde où l'autorité, quelle qu'elle fût, n'avait d'emprise sur lui. C'était d'ailleurs cette passion d'enfreindre les règlements qui le poussait souvent à braver tout les interdits et sortir en douce la nuit ou faire un petit tour dans la Forêt Interdite. Il avait tout du jeune Gryffondor qu'il représentait : l'arrogance et la fierté de Godric étaient ses principales caractéristiques. Il était fier de qui il était : de son Sang Pur comme de sa bisexualité, de sa maison comme de ses gaffes. Seule sa famille était absente dans son « Hall of Pride ». Mais il y avait toujours trois faces à une histoire : celle que l'on présentait au monde, l'enfant espiègle et aventureux ; celle qu'on se gardait bien de montrer à tout le monde, le garçon violent qui évacuait son mal-être à coup de défis et de violence et il y avait la vérité de l'être, la juxtaposition des deux précédentes faces qui formaient un petit bonhomme complexe, aux rêves brisés qui tentait tant bien que mal de se reconstruire sans la seule personne qui avait vraiment compté jusque là, mais cette vérité là, il fallait la cacher.  Et si quelqu'un avait le malheur de s'en prendre à ce qui lui tenait maintenant à coeur, c'était souvent à coup de maléfices que Charles ripostait. « Vous êtes sûre Madame ? Je devrais peut-être vous raccompagner moi-même. On sait jamais ce qui pourrait vous arriver sur le chemin du retour. » dit le jeune homme avec un sourire sarcastique aux lèvres. « Ça suffit, ou je vous enlève vingt points supplémentaires et vous ajoute une semaine complète de retenue.  »



(The Pretty Reckless) ▽ Just tonight, I won't leave and I'll lie and you'll believe. Just tonight, I will see that it's all because of me.  Just tonight I way stay and we'll throw it all away. Hent the light hits your eyes, it's telling me I'm right and if I, I am through, then it's all because of you.




Le Souafle siffla dans les airs sans grande conviction, pénétrant le Cercle d'Or alors que Richard tentait vainement de l'arrêter, s'étirant plus pour la forme que pour bloquer le tir de son ex. Tous deux déglutirent avec difficulté et se regardèrent quelques instants avant que le Potter ne rompe le contact et plonge pour récupérer la balle. « J'ai pas particulièrement envie de vous humilier. Comme quoi, on se lasse de tout. Mais, là, avec vos têtes d'enterrements qui ne m'amusent qu'à moitié, j'ai vraiment envie de vous exploser la tronche à coup de Cognards. Mais je me retiens. Alors, profitez-en et reprenez-vous vite, la prochaine fois, je ne serai sûrement pas aussi généreuse. » Charles soupira. Même quand il n'allait pas bien, même quand son cousin n'allait pas bien, elle restait impitoyable lorsqu'il s'agissait de Quidditch. Préférant ne pas lui donner de raisons supplémentaires pour s'en prendre à Richard, le jeune Archer retourna auprès des autres Poursuiveurs et de sa Capitaine et se cala entre Ivy et Lennard, mettant quelques distances entre lui et Galadriel qui, même si elle l'agaçait sur le moment, l'attirait de plus en plus. Il ne pouvait pas le nier, elle était une des raisons qui l'avaient conforté dans son choix de quitter Richard. Elle était belle, elle était flamboyante, animée par une passion dévorante et ensemble, ils auraient pu partir à la conquête du monde, ne craignant aucun danger, ne vivant que d'adrénaline et d'aventures. Mais elle était aussi la cousine du Potter avec qui elle partageait un lien très fort et pendant longtemps, ils avaient tous les trois été soudés, bravant n'importe quel obstacle sur leur route, n'importe quel Serpentard qui s'en prenait à  eux . Cependant, avec la rupture des deux adolescents, Charles craignait de perdre cette amitié qu'il avait cru à toute épreuve. « Bon, quand Potter aura récupérer le Souafle et y aura mis un peu plus de sien, on reprendra la formation depuis le début. Il faut qu'on travaille encore dur pour maîtriser notre mouvement spécial d'équipe. » Vindicative, épuisante, tyrannique, Joy n'avait pas prévu de les laisser en paix, prête à les faire s'entraîner la nuit s'il le fallait. « Et toi ! Si tu ne te réveilles pas, j'te jure que j't'envoie un Cognard dans l'ventre, OK ?! » hurla-t-elle à l'encontre de Richard qui remontait tout juste. Charles leva les yeux au ciel, pourquoi ne pouvait-elle pas lui donner un peu de temps, leur donner du temps... « Ok, Ivy, tu passes en première. Récupère le Souafle ! Lothbrock, fais honneur à mon nom et réussis moi cette figure où tu rejoindras Potter à l'Infirmerie, compris ? »


Plus tard...


Avec un sourire, il quitta Joy. L'entraînement était terminé, mais ils étaient resté un peu plus pour pouvoir parler, pour lui dire d'y aller un peu plus doucement avec Richard, ayant toujours ce besoin de le protéger, de couvrir ses arrières. Elle s'était enflammée, comme à son habitude, mais elle avait compris. Ils avaient besoin de parler, de ne pas rompre le contact. Tous les trois...
Entrant dans les vestiaires des hommes, Charles ne vit personne. Lennard et Judah avait déjà foutu le camp, énervés par le despotisme de Galadriel. Il n'avait pas vu Richard partir, peut-être était-il resté sur le terrain lui aussi. Profitant de cette solitude bienvenue, Charles se déshabilla, abandonnant sa tenue de Quidditch sur le sol avant de traîner sa carcasse vers les douches communes. L'esprit embrumé par l'effort intensif produit, il avançait mollement, ne faisant pas attention à ce qui l'entourait. Et alors qu'il arrivait devant les douches, il s'arrêta net, remarquant la silhouette nue d'un jeune homme appuyé contre le mur qui lui tournait le dos et profitait de l'eau bouillante. Un petit sourire vint étirer ses lèvres alors qu'il reconnaissait cette silhouette facilement. Laissant son regard s'attarder sur le dos du Gryffondor, il contempla l'eau ruisseler entre les muscles de Richard, rouler sur ses fesses et se faufiler le long de ses jambes, se souvenant de ce doux plaisir qu'il avait eu à étreindre ses courbes. Pendant un instant, il voulut le rejoindre, retourner dans ses bras et se perdre dans son cou, dans son odeur, dans cette bulle confortable qu'ils avaient pu former autrefois. Force était de constater que le Potter lui faisait toujours autant d'effet, qu'il tenait encore beaucoup à lui et qu'il ne s'était pas encore fait à la rupture qu'il avait provoqué mais, même si son corps réclamait sa présence, Charles resta en retrait, se contentant seulement d'admirer son ex-copain. Déglutissant avec difficulté à chaque fois que le mot « ex » traversait son esprit, il se rendit compte à quel point il était égoïste. Il le voulait lui et il voulait plus, plus que cette zone de confort, que cette tranquille monotonie qui avait bercé leurs derniers mois ensemble mais que le Potter n'était pas en mesure de lui offrir et surtout, il ne voulait pas qu'il passe à autre chose, pas qu'il l'abandonne à son tour alors qu'il était le fautif. Faible, Charles finit par s'avancer doucement vers Richard, venant poser ses mains sur ses hanches tandis que l'aîné Gryffondor sursautait, collant son corps contre le sien alors que sa raison lui hurlait d'arrêter de leur faire ce mal. Richard n'était pas bien, il le savait mais il n'était pas encore prêt à le laisser partir alors il profitait de la récente séparation, du manque encore bien trop présent pour se faufiler dans ses bras, se détendant au contact de l'eau chaude et de sa peau, et entretenir ce besoin qu'ils avaient d'être ensembles.


(Fleetwood Mac) ▽  Now here you go again you say, you want your freedom. Well who am I to keep you down ? It's only right that you should play away your feelings. Listen carefully to the sound of your loneliness.



Des bruits. Beaucoup de bruits. Des jeunes gens qui crient, qui rient fort, qui racontent à qui veut l'entendre leurs derniers voyages pendant ces vacances. Charles faisait partie de ces élèves là, tranquillement installé dans son compartiment avec Richard, Joy et quelques autres Gryffondors, retraçant pas à pas le périple qu'il avait entrepris avec Avaon durant l'été dans les montagnes situées au nord de l'Écosse. La rencontre avec les trolls des montagnes et comment ils leur avaient échappés, les soirs au bar avec de vieux sorciers bizarres divaguant sur d'antiques légendes écossaises et les artefacts anciens trouvés dans des grottes effrayantes, autant de détails qu'il s'empressait de raconter, incapable de retenir le débit de parole constant, marquant çà et là quelques courtes pauses seulement pour entendre l'étonnement de ses camarades. Trop absorbé par ses propres aventures, il n'avait pas remarqué qu'une silhouette se tenait juste derrière la porte du compartiment. Cette même silhouette qui aurait du se trouver avec eux, à rire avec lui en entendant les aventures extraordinaires de son meilleur ami, et qui pourtant restait derrière cette porte, silencieux, le regard fixé sur le jeune Archer. Toutefois, ce fut lorsque l'attention de plusieurs de ses camarades s'était dissipée, intrigués par cette présence pesante, qu'il tourna enfin la tête vers la porte vitrée et remarqua Lune.  Pour la première fois, il se rendit compte qu'il n'avait pas été avec eux depuis qu'ils avaient quitté Londres mais il n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche. Un dernier regard noir, et son meilleur ami disparut dans la foule qui s'entassait dans les couloirs du train. Échangeant un regard intrigué avec Joy, Charles s'apprêtait à se lever pour chercher Lune quand un de ses camarades le repoussa sur le siège, le pressant de raconter la suite de ses aventures, peu soucieux des états d'âme du Roederer.

Il terminait tout juste. Il lui avait fallu tout le chemin depuis Londres jusqu'à Poudlard pour raconter ses exploits et les travaux que lui et sa famille avaient entrepris dans la Réserve Magique pour créer une attraction qui permettrait aux visiteurs d'explorer les tréfonds du lac. Beaucoup trop concentré, il n'avait pas fait attention à tout ce qui se passait autour de lui, n'avait pas remarqué que Lune n'était toujours pas à ses côtés à la table des Gryffondors et que William était assis à celle des Professeurs. « Bon, cette année, on a intérêt à gagner la Coupe de Quidditch et pour ça, j'ai établit un nouveau tableau d'entraînement... » avait commencé Galadriel, très vite interrompue – bien heureusement – par le directeur, même s'il savait que ce n'était que partie remise... L'écoutant distraitement, il laissa ses yeux balayer la table des professeurs, attirés par un nouveau membre. Un mauvais pressentiment lui nouait l'estomac. Ce bel inconnu lui semblait familier mais il avait du mal à voir depuis le fond de la table des Rouge-et-Ors. « Le Professeur St Johns étant actuellement absente, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'elle sera remplacée par un de nos anciens meilleurs élèves, William Archer. Il assurera les cours jusqu'à la totale convalescence de notre très chère collègue. Aussi je compte sur vous pour lui réserver un accueil chaleureux. » Et alors que les applaudissements envahirent la Grande Salle, Charles, lui, ne s'était pas levé, tétanisé par la nouvelle. C'était juste une mauvaise blague. Secouant la tête, il refusait cette vérité, les yeux rivés sur l'assiette en porcelaine devant lui, le regard dans le vide. Il avait des vertiges, la tête lui tournait et alors que les élèves se rasseyaient et que le directeur reprenait la parole, il se tourna vers Richard, laissant s'échouer à ses pieds cette détresse enfantine qu'il avait réussi à tenir éloignée durant tout ce temps, baignée dans la colère et la rancœur de ces centaines de hiboux, de ces appels au secours restés sans réponses. Sans même réfléchir, il saisit la main du Potter à côté de lui et la serra fort. Il savait que ce n'était pas bien, qu'il n'avait pas le droit de lui faire ça, mais il avait besoin de lui.


(Gotye) ▽ But you didn't have to cut me off, make it like it never happened and that we were nothing. And I don't even need your love but you treat me like a stranger and that feels so rough. No you didn't have to stoop so low, have your friends collect your records and then change your number. Guess that I don't need that though. Now you're just somebody that I used to know.  


Comment en est-on arrivé là Charly ? » « Comment ?! Tu oses demander COMMENT ?! » Charles fixa William, fou de rage et de désespoir. Jamais il n'avait imaginé que leurs retrouvailles se feraient de cette manière. Ce n'était pas possible, cela ne pouvait pas se passer comme ça, pas après toutes ses années, tout ce manque, tous ces hiboux restés sans réponses. Serrant les poings un peu trop fort, ses phalanges craquèrent sombrement alors qu'il imaginait le nez de son aîné craquer sous l'impact de son poing, le sang couler sur son visage pâle, sur ses lèvres rosées. Ces mêmes lèvres qu'il …

Charles recula, effrayé. Effrayé par ce qu'ils étaient devenus, effrayé par cette pensée dérangeante qui, fugace, était apparue dans sa tête avant de repartir aussi vite qu'elle n'était venue. William le regarda, inquiet, ne comprenant pas ce qui avait pris son jeune frère. Mais il ne pouvait lui avouer. Ils devaient continuer de crier, de hurler sur l'autre et faire ressortir tout ce qu'il avait gardé enfermé au fond de lui des années durant. Faire une diversion, penser à autre chose, trouver quelque chose à lui envoyer à la tronche, que ce soit verbal ou physique. Mais la peur le paralysait, tétanisé par cette image éphémère deux leurs lèvres qui se rencontraient un peu trop violemment, voulant partagé plus que le venin qu'ils avaient à se cracher au visage. D'y repenser, il eut un haut-le-coeur et recula de nouveau. Cette fois, William lui demanda ce qui lui prenait maintenant. Mais il ne pouvait lui révéler cette pensée inavouable, c'était malsain, c'était sale. Les iris marrons du jeune Gryffondors tournaient dans leur orbite comme un lion en cage, cherchant désespérément un moyen de se sortir de cette affaire, à l'affût de la moindre explication qui soulagerait sa conscience.
L'absence. C'était forcément dû à sa trop longue absence. Pendant tout ce temps, il avait cherché à l'atteindre par tous les moyens, à devenir comme lui, à n'imaginer en lui que ce que petit garçon il avait pu entrevoir de ce grand-frère un peu trop charismatique. Il l'avait idéalisé. C'était ça, il l'avait idéalisé. Certainement trop, et maintenant, tout ce qui lui passait par la tête n'était que cette envie d'aller se réfugier dans les bras de ce bel inconnu, d'y passer sa rage et de s'oublier, de les oublier tous les deux et leurs maux. Ils n'avaient plus rien en commun, plus rien des deux frères inséparables qu'ils avaient été, si ce n'était le sang et le nom des Archers qui bouillaient dans leurs veines, barrières suffisantes pour faire comprendre au cadet que cette envie honteuse qui l'avait pris était bien trop déplacée, bien trop malvenue. « Qu'est-ce qu'il t'arrive Charly ? » « Non. Ne m'appelle plus comme ça.. » avait murmuré le sixième année, sa respiration saccadée hachant un peu trop ses phrases. « Tu n'as plus le droit. Ca fait des années que tu n'as plus le droit. Mais ça, je viens juste de le comprendre. » « Char- » Le Gryffondor secoua vivement la tête, l'intimant de se taire, le suppliant du regard. Pourquoi devait-il rendre ça aussi douloureux ? Pourquoi avait-il fallu qu'il revienne après tout ce temps ? Charles avait appris à survivre sans lui, à vivre même. Il avait retrouvé son chemin, ses amis et s'était construit son monde. Ce même monde qui commençait à s'effondrer depuis la rentrée. Depuis le retour du frère prodigue. «  C'est fini Will'. Ca s'est fini le jour où tu m'as abandonné et il n'y a aucune chance pour que ça s'arrange. » Pas après cette rentrée atroce, pas après ces deux-mois de faux-semblants et de sourires hypocrites derrière lesquels se cachaient bien plus de rancune que de joie, et surtout, pas après cette pensée malade qui s'était infiltrée dans sa tete. «   Je ne sais pas pourquoi tu es revenu à Poudlard, mais je veux que tu partes . » Catégorique, mais le regard fuyant. «  Tu veux que je … démissionne ?  » Il avait l'air choqué, blessé. Avait-il vraiment cru lui aussi qu'ils pourraient rattraper le temps perdu ? Était-il vraiment revenu pour son frère ? Quelque chose en Charles se brisa un peu plus, mais il n'avait pas le choix. La tête haute, les yeux fixés sur ceux de William. «   Oui.  » Et son cœur se serra une nouvelle fois alors qu'il les achevaient tous les deux. Serrant la mâchoire, il essayait de se contrôler mais en vain. Il lui fallait sortir de ce bureau, quitter les cachots où le Professeur Archer résidait, fuir cet homme et ne plus jamais faire marche arrière. L'espace d'un instant, Charles pu lire toute la tragédie qui se déroulait dans les yeux de son aîné. Pour la première fois depuis des années, il le comprenait. Charles venait de l'abandonner à son tour, il imaginait parfaitement ce qui pouvait se passer dans sa tête. C'était pour cette raison qu'il tourna les talons et se dirigea vers la porte. Il ne voulait pas voir ça, il ne voulait pas affronter en face ce que lui avait vécu alors qu'il n'était qu'un enfant, parce qu'il se savait faible. «  Je suis désolé Charlie...  » La main sur le chambranle de porte, Charles s'était arrêté, le regard perdu dans le sombre couloir qui s'ouvrait à lui. « Pas plus que moi Will » répondit-il, déglutissant avec difficulté. Puis la porte claqua. C'en était fini d'eux.


(Skillet) ▽ Tonight I'm so alone, this sorrow takes a hold. Don't leave me here so cold (Never want to be so cold). Your touch used to be so kind, your touch used to give me life. I've waited all this time, I've wasted so much time. Don't leave me alone 'cause I barely see at all. Don't leave me alone, I'm falling in the black, slipping through the cracks, falling to the depths can I ever go back ? Dreaming of the way it used to be, can you hear me?





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MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Mar 21 Jan - 9:05

  à l'époque j'avais pas du te dire bienvenue, alors wala, je me rattrape mon amour j'ai hâte de lire la nouvelle version ! *-*

•••••••••••••••••••••••••••••

now i'm haunted.
Stood there and watched you walk away from everything we had but I still mean every word I said to you. Something's made your eyes go cold. Come on, come on, don't leave me like this. I thought I had you figured out. Something's gone terribly wrong, you're all I wanted. @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Mar 21 Jan - 13:12

En effet vilaine bête What a Face
Merci mon amour

•••••••••••••••••••••••••••••

Bite into me harder

Now I must admit that I have played a part in the way that things have gotten out of hand, but it's escalated almost to an art. I want to fix him but I don't think I can. I'm falling deep into a pit of vipers over me, over me and I can't break free. Secrets run deep when you're in a pit of vipers, slithering, whispering, feel the venom poisoning me.
©️ Silver Lungs & Simon Curtis
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MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Mar 21 Jan - 14:04


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MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Mar 21 Jan - 16:02

Dans un autre monde, toi et moi, on aurai pu être copains même si Zane t'aimes pas, moi je t'aime alors rebienvenue ♥️

•••••••••••••••••••••••••••••

I saw your picture hangin' on the back of my door, won't give you my heart no one lives there anymore. And we were lovers, now we can't be friends. Fascination ends here we go again.


I'm not in love


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Mer 22 Jan - 21:58

Tiens tu recommences ? Razz bonne rédaction Lapin ♥️
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MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Jeu 23 Jan - 21:36

Courage pour ta nouvelle version mon petit sucre   

(je veux garder notre lien, sache le!   )
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MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Jeu 23 Jan - 23:40

Morrigan : JOTEMALACHARHAN

Zanouu : En effet, on aurait pu :8(: J'pense même qu'ils pourraient trouver quelque "common ground" tout les deux, mais c'est trop tard. Charles aime trop lui faire la misère What a Face
Merci mon ornythorinque en tout cas LOVEDANSTAFACE

Nikki : Disons que je mets à jour Merci en tout cas

Luce : Mais notre lien ne changera jamais What a Face Charlou aime trop sa princesse aux cheveux d'or (et non de Gallions n'est-ce pas Quiggy èé ) Merci ma belle en tout cas, courage pour la tienne
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HRIen depuis le : 26/01/2013
Parchemins écrits : 1758
Statut : Un joli bordel désorganisé.
MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Ven 24 Jan - 0:17

Lune te frappe.
Sixte te fait un câlin.
Bahlos te déchiffre.
Elie te snobbe.

Moi, je t'aime ♥

•••••••••••••••••••••••••••••



∞ le temps seul révèle l'homme juste
un seul jour dévoile le perfide

(c) dusty scarecrow


Un Sixtouchat pas très content :
 
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HRIen depuis le : 10/11/2012
Parchemins écrits : 1449
Statut : Heart under arrest
MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Ven 24 Jan - 1:13

Lou-Sixte Levski a écrit:
Lune te frappe.
Sixte te fait un câlin.
Bahlos te déchiffre.
Elie te snobbe.

Moi, je t'aime ♥️


Elie est pas censée apprécier CHarles ?
*remet un coup d'pelle à Lune* Toujours pas mort toi ? What a Face
SIXTOUCHAT
*envoie Dehloss faire mumuse avec B'*

Moi aussi je t'aime I love you
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HRIen depuis le : 25/08/2011
Parchemins écrits : 5504
Statut : » FIANCEE A VLAD KARKAROFF
MessageSujet: Re: "Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer   Ven 7 Mar - 23:20

IIIIIL EST DES NOOOOOOOTRES Arrow Mon charlou d'amour ♥️ prochaine fois que tu dis que t'écris des trucs nuls, je te fouette


Félicitation & bienvenue

“ Aux yeux de Gryffondor, il fallait à tout âge
Montrer par-dessus tout la vertu du courage. „



Ton travail et ta détermination ont porté leurs fruits et te voilà désormais pleinement membre de HRI ; pour cela, nous te remercions et te félicitons, bienvenue dans la famille !
Tu peux dès à présent poster dans l'intégralité du forum, y compris le flood et les jeux.

TOUTEFOIS
Pour bien continuer ton aventure parmi nous, il te faudra créer un carnet de relation ( ICI ) et pourquoi pas un répertoire de RP ( ICI ) . Surtout n'oublie pas d'aller réserver ton avatar ( ICI ). Si ton personnage a des parents tirés de la saga, il te faudra aussi remplir un formulaire ( ICI ). Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter un membre du staff, ils sont là pour ça ! Et histoire de t'en sortir dans les bruits de couloir, n'hésite pas à consulter régulièrement la gazette qui se trouve ici ICI. Enfin, ton personnage peut rejoindre l'Ordre ou l'Ombre selon ses idéaux.

Enfin, nous t'invitons à checker régulièrement le tumblr de HRI

Bon jeu parmi nous


Bonne chance à toi
Jeune Gryffondor


•••••••••••••••••••••••••••••


† and the snakes start to sing

I'll seek you out, flay you alive... One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power, I see right through you any hour. I won't soothe your pain, I won't ease your strain, you'll be waiting in vain... I got nothing for you to gain .

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"Welcome to the Island of Misfit Toys" - Charles A. Archer

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