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 LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back

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MessageSujet: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 14:30


arwen-lyanna croupton


(coldplay)▽ Nobody said it was easy It's such a shame for us to part Nobody said it was easy No one ever said it would be this hard Oh take me back to the start
carte d'identité
Nom : Elle sait combien leur nom incombe à leurs personnes, combien la vie n'a aucune pitié au sein de familles telles que la sienne, combien leurs rôles peuvent être importants. Elle savait combien il peut être dur d'être eux, d'être elle. Croupton. Elle déteste ce nom. Le hait. Héritage amer d'une famille honteuse. Acidulée. Vicieuse. On évite de le dire, alors on le crie. Aberration. Les détester un peu plus chaque jour. Un mantra qui la gagne. Fille à moitié unique. Fille honnie d'une famille qui part en vrille. Merci, Papa. Déchéance. N'être que le troisième choix, malgré le nom, à cause du sang. N'être qu'un énième bibelot, dans un manoir trop vaste, juste là en guise de décoration, pour être arborée aux yeux envieux de tous puis sagement rangée au placard en attendant la prochaine utilisation. Appelée à servir plutôt qu'à être aimée. Merde. Pourtant, je t'aime, Maman. Alors, pourquoi part-elle ? Sans un regard. Sans un au revoir. La laisser aux mains de ce paternel de pacotille. Si cruelle. Elle croit qu'elle la déteste. Un peu plus chaque jour. Elle, dont la main n'a fait qu'effleurer la sienne. Si froide. Et dans ces silences pesants, se souvient-elle de ces non-dits crevants ? De ses silences criants ? Elle l'a regardée. Toujours. Admirée. Elle, la poupée de porcelaine brisée. Si parfaite. Brune amère. L'ébène au regard céladon. Sa place est toujours restée vide. Personne pour la remplacer. Juste un père. Juste une image, un mauvais modèle, père oublié, Mangemort raté. Absence injustifiée. Débandade. Égoïste injuste. Lui aussi, elle le déteste. Putain, oui ! Elle le déteste, lui et cette putain de fortune qu'il lui a mis entre les mains pour combler cet amour qui lui fait tant défaut. Alors, forcément, on s'y accroche, tellement elle brille. Pourtant, elle pleure. Elle pleure de tout perdre. De voir partir en couille cette fortune qui lui est si chère. Avec elle, elle pouvait tout avoir. Tout obtenir. Sauf lui. Sauf elle. Sauf vous. Arwen n'a jamais existé que de nom. Jamais pour eux. Juste une image abîmée. Juste une aberration. Juste un plaisir fugace et dégueulasse de quelques minutes. Et elle a cette rage au ventre. Contrite. Mais destructrice. Prénom(s) : Arwen-Lyanna. Elle ne répond jamais au second, bien que, en dehors de l'enceinte du château, tout le monde se cantonne à l'appeler ainsi. Lyanna, doux prénom hérité d'une mère dont le seul souvenir se résume à deux yeux sublimement froids, qui l'ont transpercée puis, des bruits de pas qui s'éloignent. Lyanna, synonyme d'abandon pour elle, qui n'a connu la chaleur d'une étreinte maternelle que dans les bras d'une nourrice. Elle, dont la mère est partie trop tôt pour qu'elle puisse emporter dans sa mémoire d'autres souvenirs que son regard gelé et son visage finement ciselé, figé, comme taillé dans le marbre. Lyanna, synonyme d'opprobre pour elle qui n'a jamais su s'attirer la sympathie, pas même de sa propre génitrice. Au lieu de quoi, c'est le nom d'Arwen, trahissant ses origines galloises, qu'elle arbore quotidiennement, à Poudlard, surtout. Ce nom qui glisse sur les lèvres, éraflent les oreilles, les lettres qui s'enchainent, subtiles, caressantes jusqu'à ce que le nom de Croupton claque dans l'air, soudain menaçant. Arwen, textuellement, « juste », comme en prédiction de son tempérament raisonnable, et honnête ; Arwen, jolie petite colombe, encore pure de toutes les atrocités commises par les siens. Surnom :  Elle ne les supporte que très difficilement. Et, quand bien même elle apprécierait les marques d'affection contenues dans quelque petit sobriquet affectueux, ses frères seraient d'ores et déjà tombés sur l'opportun qui se serait osé à pareille familiarité ; la douce Arwen-Lyanna est leur propriété, aussi, considèrent-ils qu'ils sont les seuls à avoir un droit quelconque sur elle, les seuls à pouvoir la posséder, de quelque manière que ce soit. Ainsi, les deux Croupton se plaisent à prononcer son prénom dans sa totalité, à faire précautionneusement rouler chaque lettre sur leurs langues erratiques et, parfois, ils se laissent tenter par un léger « Lyanna » soufflé du bout des lèvres, juste parce qu'ils savent qu'elle a horreur qu'on l'appelle ainsi, éveil de souvenirs douloureux – ou plutôt : du manque de souvenirs – et, aussi parce qu'ils apprécient les sonorités de ce prénom honni, farouchement caché des oreilles d'autrui. Pourtant, il y a quelqu'un qui envoie valdinguer les menaces de ses ainés, l'air de rien, qui brave tous les obstacles, et qui la sauve d'un simple regard, à chaque fois. Il y a Judah, son cher Judah, qui l'appelle souvent « princesse » et, même si elle s'efforce de n'en rien montrer, elle tremble toujours à l'entente de ce surnom, son cœur loupe un battement avant de reprendre une cadence bien plus effrénée. Princesse Arwen-Lyanna, souffle-t-il, du bout de ses lèvres et, brutalement, tout le poids pesant sur ses épaules s'envole et qu'importe que le trône soit de pacotille, elle s'y complait toujours avec allégresse, le temps qu'il demeure à ses côtés et l'appelle ainsi. Âge : Dix-sept ans, fraichement acquis. Oui, la première fois, ça peut surprendre. Elle a toujours fait bien plus que son âge, octroyant cela à son sang vicié, aux origines tenues de sa mère, peut-être. Et pourtant, sur son visage transparait les vestiges d'une enfance bafouée, et dans son regard, cette candeur persistante vacille à chaque instant. Mais elle demeure pure, quoiqu'on lui fasse subir, bien qu'on la souille à chaque instant, la petite Arwen. Elle a dix-sept ans, et l'impression de déjà trainer un millénaire derrière elle, de silencieusement agoniser à cause de la vieillesse. Et, brutalement, une paire d'yeux se pose sur elle, et elle renait, du haut de ses dix-sept printemps, et peut-être un peu plus. Date et Lieu de Naissance : Elle a vu le jour dans le froid de décembre, elle ne sait pas lequel précisément pour avoir été abandonnée sur le pallier du manoir Croupton à la seconde moitié du mois ; quant à savoir où elle est née, elle-même l'ignore – on souffle qu'elle aurait  vu le jour en pleine clairière – mais se considère comme née dans la demeure familiale, pour n'avoir jamais connu d'autre paysage avant ses quatorze ans. Nationalité : Essentiellement galloise de par son père, de par le sol qu'elle foule depuis sa naissance, également. De sa mère, elle ne sait pas si elle tient quelques origines plus exotiques ; son géniteur lui a un jour confié que, lorsqu'il l'a rencontrée, elle s'exprimait dans un français véritablement parfait. Dés lors, elle s'est ostensiblement attachée à cette culture et se considère elle-même à moitié française, sans avoir la certitude que sa mère l'était véritablement. Pureté du sang : À l'instar de chaque membre de sa noble lignée, Arwen ne compte pas une seule goutte de sang moldu dans ses veines ; Barty Croupton Jr. se serait alors chargé d'éviscérer ses veines lui-même, jusqu'à ce que la souillure les quitte. Néanmoins, elle ne peut être considérée en tant que sang pure au sens strict du terme pour tenir des origines vélanes de par sa mère ; à moitié créature magique, également, elle se considère comme une sang pure au sang mêlé avec celui des vélanes. Sa malédiction est également son fardeau tandis que son géniteur la rejette pour l'infamie qu'elle peut représenter. Année d'étude & Maison : Elle a toujours estimé avoir été envoyée à Poufsouffle par défaut. Parce qu'elle n'était pas assez courageuse, qu'elle ne brûlait d'aucun feu de l'ambition et, bien que travailleuse, elle ne saurait s'épanouir seulement entourée par les livres ; au lieu de quoi, le Choixpeau l'a envoyée chez les blaireaux sans lui vanter une quelconque loyauté, se contentant simplement d'énoncer pourquoi les autres maisons ne sauraient l'accueillir. Elle n'a jamais considéré être réellement à sa place, à Poudlard, dés le premier jour, considérant qu'on contribuait bien assez à ce qu'elle comprenne qu'elle n'était clairement pas désirée ici, comme partout ailleurs. Et pourtant, il n'y a nulle part ailleurs qu'elle se sente chez elle. Bouclier illusoire contre l'ardeur de ses frères, barrière rassurante à l'encontre de la rage de sa belle-mère, elle se sent sauvée, un répit temporaire qu'on lui a offert. Et puis, il y a toujours ces yeux bleus céladons, qu'elle peut espérer croiser à chaque détour. Il est là, elle aussi, et elle savoure chaque jour passé ici, volé instant volé au reste du monde, depuis ces cinq dernières années passées entre les murs réconfortants de Poudlard, un château qu'elle craint plus que tout de quitter, plus le temps passe, plus la folie grandit. Orientation sexuelle : On la dit asexuelle, lorsqu'on veut être méchant ; Arwen n'ira jamais démentir, tant mieux si on pense cela, cela lui évitera bien des calvaires, bien des frayeurs – foutue phobie – comme, notamment, devoir être poursuivie des ardeurs des jeunes hommes les plus téméraires, malgré les deux grands frères qui planent au-dessus de sa tête, menace tacite, persuadant de ne pas trop s'approcher de la jolie petite Arwen-Lyanna sous peine de s'y brûler les ailes ou, pire encore, de s'y faire casser un bras. État civil : Elle sait simplement que son cœur est déjà résolument pris, le cache farouchement, surtout aux yeux désespérément jaloux de ses ainés qui n'hésiteraient pas à mettre en pièce celui qui s'empare de ce qu'ils considèrent pourtant comme leur. Pourtant, elle voudrait qu'ils comprennent ; s'ils peuvent user et abuser de son corps comme bon leur semble, son cœur, lui, s'est déjà cloitré entre d'autres barreaux que ceux de cette prison dans laquelle ils se complaisaient à l'enfermer et leur demeurera éternellement inaccessible tandis que, du haut de son innocence persistante malgré tout,  elle continuera de l'attendre, ce chevalier en armure.

le sorcier en toi
Baguette : Courtaude, sa baguette mesure vingt-trois centimètres ; taillée dans du bois de lilas français, prenant une délicate teinte mauve, elle s'avère particulièrement fragile, menaçant de se briser à chaque emploi si on n'en prend pas un très grand soin. À l'image du reste, le cœur de la baguette n'inspire aussi que fragilité : une délicate plume de jobarbille en son sein, la baguette est idéale pour les sortilèges et métamorphoses mais ne saurait supporter le moindre sursaut de magie noire, menaçant de se briser à tout instant dans le cas contraire. Autant dire que Barty Croupton Jr a bien eu du mal à digérer la nouvelle ; bâtarde ou non, elle demeure une Croupton et c'est une réelle aberration qu'elle ne puisse se plier à l'éducation qui devait être sienne. Patronus : Battement d'ailes succin, léger bourdonnement presque indistinct, son Patronus prend la forme d'une jolie petite libellule à l'air inoffensif mais qui peut tout à fait s'occuper de quelques Détraqueurs s'il s'agit de protéger la jeune sorcière. Fidèle et peu rancunière, de toute évidence, au vu de ce que cette pauvre petite chose a déjà vécu dans quelques instants de complicité entre Arwen et Judah. C'est d'ailleurs à ces brefs instants de répit auxquels elle pense lorsqu'il s'agit de faire apparaître son précieux Patronus ; c'est en lui qu'elle puise sa force, autant qu'elle cherche à devenir plus forte pour qu'il n'ait plus à mentir et se jouer du monde entier pour elle. Épouvantard : Avec les années, Arwen a développé une phobie. Haptophobie, la peur d'être touchée, d'où le fait qu'elle se cache sous des pulls trois fois trop grands, qu'elle soit toute tremblante à l'idée qu'on vienne à lui toucher un seul morceau de peau. Et pourtant, il y a bien une chose qui lui fasse plus peur encore ; cette phobie, étonnamment, elle a appris à vivre avec, ses frères ne lui ayant pas véritablement laissé le choix, à vrai dire. Non, sa peur la plus viscérale, est beaucoup plus perverse. Son Épouvantard prend la forme d'une silhouette presque difforme, méconnaissable dans la pénombre qui l'entoure, la poussant jusque dans les bras de ses frères, déchirant ce fil qui la lie à lui et lui tournant finalement le dos, la laissant là aux griffes de Thaddeus et Oberon, ses deux frères. Personne ne comprend réellement ; elle, si : c'est la peur, terrible, qui la prend à la gorge lorsqu'elle imagine Judah l'abandonner finalement, jugeant qu'elle n'a aucune valeur, n'en vaut pas la peine pour qu'il aille jusqu'à mentir à ses meilleurs amis. Elle a peur de le perdre, lui, et d'être à nouveau cloitrée dans son cocon de douleur tout en sachant pertinemment que, sans lui, elle se laissera simplement dépérir, sa malédiction pesant de tout son poids. Particularité : Son ascendance est une réelle malédiction pour Arwen. Douce et jolie Arwen-Lyanna, héritant de sa mère une beauté irréelle, sublime, attirant les regards, envieux ou concupiscents, bien malgré elle, suscitant le désir chez autrui sans le savoir, toute innocente qu'elle demeure. De sa génitrice, hormis son nom, elle n'a hérité que cette abominable malédiction : demi-vélane, elle attire les regards autant qu'elle attise les désirs. Elle aurait pu en jouer, peut-être ; mais ses frères l'ont tant souillée qu'elle ne saurait accepter qu'on la touche à nouveau. Elle a peur qu'on s'approche d'elle et, pourtant, tous ne désirent plus que cela : la toucher, l'étreindre, et plus encore. Pauvre petite chose sans défense. Options choisies & métier envisagé : Soins aux créatures magiques et arithmancie ; la première était toute désignée de par la douceur légendaire d'Arwen qui peut s'approcher de n'importe quelle créature sans la brusquer, ou l'effaroucher, pas même une licorne, symbole de pureté autant qu'elle en est l'emblème.  Concernant l'arithmancie, elle la prit plus au hasard que par réelle impulsion ou vocation ; à vrai dire, elle ignore encore quoi faire de sa vie. Elle apprécierait surtout de vivre au grand air, afin de rattraper toutes ces années perdues à ne jamais vivre, pas même exister. Avez-vous déjà fait usage de la magie noire ? La magie noire fait partie intégrante de son éducation, depuis sa tendre enfance. Même si son père n'a jamais mentionné le désir de l'y former, les Croupton ont longtemps songé à initier la petite Arwen aux difficiles arts de la magie noire. Mais, une baguette trop fragile, un cœur encore trop pur, ils ont rapidement du renoncer à l'idée de lui montrer comment employer quelques maléfices dont ils ont le secret. Ce qui ne l'a jamais garantie d'échapper elle-même aux baguettes pointées vers elle ; combien de fois Oberon et Thaddeus l'ont-ils menacée pour qu'elle leur cède à nouveau, et garde le silence ? Elle se souvient encore, de cette lueur de folie dans les yeux du second, un jour où ils furent exceptionnellement seuls et où, agacé par les refus répétitifs de sa sœur, il la menaça de lui jeter un sortilège de torture si elle n'accédait pas enfin à sa requête. Avec les années, Barty s'est davantage investi dans l'éducation de sa fille et lui a prêté de nombreux ouvrages traitant de cette magie noire ; Arwen en a lu quelques uns mais serait bien incapable de les mettre en œuvres et, plus le temps passe, plus elle s'éloigne de ces pratiques qu'on dit familiales et traditionnelles ; une tradition à laquelle elle ne veut que déroger, une famille dont elle veut simplement se détacher. Plutôt Ombre ou Ordre ? Pourquoi ? Elle demeure ostensiblement neutre. Il n'est pas compliqué de deviner de quel côté de la balance se placent Thaddeus et Oberon, à l'instar de Judah. Autant, les deux premiers la pousseraient presque à rejoindre l'Ordre, au moins pour s'éloigner davantage d'eux, ériger une barrière d'idéaux opposés entre eux, autant, concernant le troisième, elle ne saurait se résoudre à lui être ennemie, d'une quelconque manière que ce soit. Au fond, la question des sangs lui importe peu ; s'ils veulent s'entretuer pour de telles futilités qui ont déjà coûté la vie à des centaines de personnes, eh bien, bien leur fasse. Mais qu'ils ne viennent pas l'insérer dans ces conflits sans queue ni tête, elle tient trop à sa petite existence anonyme, camouflée dans l'ombre de ses ainés, petit mouton noir si innocent. Arwen est résolument neutre mais, au prochain battement de cœur, elle pourrait tout à fait choisir une autre voie. La disparition d’un élève de Poudlard vous perturbe-t-elle ? Pas tant que ça. Déjà, parce qu'elle ne connaissait pas l'étudiant, c'est à peine si elle serait capable de mettre un visage sur son nom. Et puis, Arwen a appris à vivre dans la peur depuis longtemps ; que pourrait-on lui faire pour sincèrement l'effrayer ? L'avantage, d'avoir grandi avec deux énergumènes tels que ses frères, rien ne saurait l'effrayer davantage que Thaddeus et Oberon, leurs sourires identiques et saligauds ourlant leurs lèvres, comme annonçant le nouveau mauvais tour qu'ils lui feront subir. Ainsi, s'ils font eux-même partis de l'Ombre, elle sait très bien qu'ils ne la toucheraient pas, quand bien même on le leur demanderait. Ils ne veulent pas casser leur jouet préféré, vous comprenez ? De ce fait, de ceux dont elle a le plus à craindre, elle sait déjà quoi en attendre ; pour le reste, la moindre petite personne qui la toucherait devrait répondre de ses actes auprès des Croupton ; voilà la rétribution quand on est usée et abusée par ses propres frères. Êtes-vous inquiet pour votre sécurité, celle de vos proches ? Elle n'a jamais été en sécurité, la petite Arwen. Elle a toujours vécu dans le danger constant, biche inoffensive au milieu des prédateurs, prêts à bondir à la moindre impulsion subite. Elle est aussi fragile que l'équilibre, précaire, dans lequel leur relation s'est établie. Le mot sécurité lui demeure inconnu aussi bien que le nombre de ses proches se compte sur les doigts d'une main, ou même sur un seul doigt. Le seul pour qui elle pourrait s'inquiéter s'avère être Judah, mais elle ne saurait se résoudre à l'imaginer en mauvaise posture. Il est fort et invincible, son chevalier en armure, vous voyez ? Que pensez-vous des attaques de Pré-au-Lard ? Ses frères l'ont escortée puis acculée dans une ruelle sombre où ils ont largement profité de la panique générale. Elle était là, coincée entre un mur en pierres froides et les deux corps des jumeaux Croupton, à suffoquer lentement tandis que leurs mains glissaient fébrilement le long de sa taille. Et pourtant, ce n'était qu'un affront supplémentaire, venant se perdre dans la masse de tous les précédents. Ce n'était rien, rien du tout, comparé à d'autres fois. Certains ont été terrorisés par ces attaques à Pré-au-Lard, pour elle, ce n'est que son quotidien, aussi tordu et vicieux, soit-il. Son douloureux et morne quotidien. Le gouvernement et les médias nient l’existence d’une force semblable aux Mangemorts. Et vous, vous en êtes où à ce sujet ? Quand on est fille de Mangemort – même bâtarde –, quand on a deux frères pires encore que ces sorciers qui courbaient l'échine devant le Seigneur des Ténèbres, on sait que le gouvernement ne fait que mentir, une fois de plus. On sait, qu'il ne s'agit que d'un simulacre de sécurité, qu'un voile opaque jeté pour masquer combien le monde est fébrile, menaçant et apeuré. Mais elle en a conscience, que ce conflit à venir s'annonce peut-être même pire que le précédent, peu importe ce que peuvent en dire le Ministre ou la Gazette du Sorcier.


le moldu derrière tout ça
Pseudo : virtual heart, aka joe. aka laura. Âge : eighteen pour le dernier jour du bac, bitches. Avatar : felicity – fucking perfect – jones. Fréquence de connexion : généralement geek compulsive. Comment as-tu connu le forum ? la magie du double-compte. Code : AR06. Copyright : Parce qu'on ne veut pas d'histoire avec les créateurs des bannières, icônes, musique que vous utilisez, mettez ici les artistes à qui vous avez piqué tout ça. (bannières de tumblr, avatar de edenmemories, icônes de meteorus).



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future refonte. personnage encore non-approuvé par le staff.
- bite that tattoo on your shoulder.
so baby pull me closer in the backseat of your Rover that I know you can't afford. Pull the sheets right off the corner of the mattress that you stole. We ain't ever getting older.
 
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 14:31


il était une fois


(bring me the horizon) ▽ i'm just a would of been, could of been, should of been, never was and never ever will be.

Lyanna. Elle se retourna prestement, ses cheveux d'ébène virevoltant dans sa pirouette, son regard pur et magnifique cherchant avidement l'origine de cette voix, de ce nom qu'on lui a attribué à la naissance, mais qu'elle ne désire plus que taire aujourd'hui, la blessure demeurant béante malgré le temps, pas encore cicatrisée. La psychée lui renvoya un étrange reflet ; son visage semblait s'être davantage allongé, ses traits étaient plus creusés par les années, son regard avait perdu cet éclat candide et perdu, devenu plus sage, plus sauvage et menaçant aussi. Le sourire sombre n'était pas dépourvu d'ironie, comme si la grimace venait plus aisément à des lèvres serrées par la douleur. La silhouette était plus longue, plus décharnée, plus adulte. Et pourtant, il y avait une fêlure dans le regard, une aura qu'elle dégageait, un peu bestiale, un charme indéniable. Comme une beauté opalescente, de ces femmes qui peuplent les rêves des hommes, beautés qu'on condamne mais auxquelles personne ne résiste. Elle tenta un sourire à l'encontre du miroir, mais celui-ci vacilla aussitôt, tandis qu'elle amorçait un pas, un brin hésitant, vers la psychée accrochée au mur, cernée de deux grands candélabres laissant un inquiétant jeu d'ombre et lumière presque morbide s'étaler sur son visage d'opale. Ses doigts fébriles, un peu tremblants, se levèrent et elle vint caresser, presque rêveusement la joue du reflet. Maman. Elle ne dit rien, mais savait qu'elle l'entendait, la comprenait. Dans l'idée qu'elle se faisait d'elle, sa peau avait toujours été rêche et froide, à l'instar de son regard gelé ; mais elle ne put que se rendre à l'évidence qu'elle ne faisait qu'effleurer une simple glace, qu'un vulgaire bout de verre. Pourtant, le regard sembla s'intensifier tandis que sa bouche se déformait dans un rictus sensuel. À qui appartiens-tu, Lyanna ? Pour toute réponse, elle se mordit la lèvre inférieure, réfléchissant sérieusement à la question ; mal à l'aise, tout à coup, sous les yeux céladons trop insistants. À qui appartenait-elle ? À son géniteur, celui qui, aux yeux de la loi, était le seul à avoir un quelconque droit sur elle ? À sa mégère de belle-mère, qui n'a jamais eu de cesser de transformer sa vie en enfer ? À ses ainés, Thaddeus et Oberon, peut-être, qui la protégeaient chaque fois des ardeurs de leur vile génitrice, si rude avec la pauvre et innocente Arwen-Lyanna ; et, pourtant, elle aurait bien été incapable lesquels elle craignait le plus, de la hargne féroce de Mrs Croupton, ou des sourires malsains et carnassiers des jumeaux juste avant qu'ils ne se jettent sur elle. À qui appartenait-elle ? En tout cas, certainement pas à elle-même ; elle n'avait aucun libre arbitre, n'était jamais dans la capacité de ne prendre aucune décision, même des plus futiles, devant constamment courber l'échine et supporter les choix que d'autres feront pour elle et ce, quand bien même cela la révulserait dans un infâme haut-le-cœur. Et pourquoi devait-elle appartenir à quelqu'un, d'abord ? Ne pouvait-elle pas tout simplement vivre, comme elle l'entendait ? Non, certainement pas, car sa mère avait raison, en quelque sorte : elle ne sera jamais rien de plus qu'un vulgaire pantin. Juste bonne à ce qu'on se serve d'elle, à sa guise, qu'on l'arbore comme un trophée, qu'on satisfasse le moindre de ses désirs puis de la ranger à nouveau placard.

Un crac sonore retentit, signe que la petite famille était finalement rentrée d'une énième soirée mondaine, pullulant en cette saison. Elle avait ces réceptions en horreur ; détestait lorsque, Barty, d'un air satisfait, donnait le programme des prochains jours, comme le chef de famille se devait de le faire – cette fois-ci, il avait mentionné le nom de Lothbruck – et elle détestait cela, parce qu'elle savait qu'elle se retrouverait seule, prisonnière de cette immense bâtisse, totalement vide. Cloitrée entre les murs de Croupton Mansion, reléguée au rang de fantôme, de petit être insignifiant et inexistant car, c'était bien cela qu'elle était, aux yeux du monde : inexistante. Arwen-Lyanna n'était rien d'autre qu'un mirage, qu'une silhouette fantomatique, qu'un squelette au fond du placard, à garder profondément enfoui, caché entre deux autres secrets honteux, menaçant de tâcher davantage encore le blason des Croupton, pourtant déjà assez malmené par le temps. Et, chaque fois, elle demeurait là, les genoux ramenés sous elle, sagement assise sur la banquette qu'on avait eu la bonté de lui placer sous sa fenêtre, observant frères, sœur, père et belle-mère transplaner, l'abandonnant là, sans un regard en arrière, sans le moindre remord. Et, le manoir, déjà trop froid, trop vaste et vide, devenait geôle, lui dévorait le moindre sursaut de sérénité, parce qu'elle ne saurait dire quel maux était le pire, entre les douleurs infligées et la solitude qui y succède, immanquablement. Avec le temps, elle avait fini par voir sa mère, à chaque fois qu'elle se retrouvait seule, peut-être pour pallier ce soudain sentiment d'insécurité, de peur ambiante qui l'entourait alors qu'elle savait que, seule, personne ne pourrait lui nuire comme ils le faisaient habituellement. À qui appartenait-elle ? Au néant, sans doute, dont elle faisait partie intégrante. Au vide, à la non-existence. Elle resserra ses doigts, venant inconsciemment enfoncer ses ongles dans la paume de sa main tandis que ses phalanges continuaient, peut-être, de caresser la glace, le reflet de sa génitrice, persistant.

Des bruits de pas, escaladant les marches. « Tu crois qu'elle dort ? » Elle se figea soudain, l'air horrifié. L'envie de se terrer sous terre, finalement. De mourir, sur-le-champ. Pas encore. Qu'ils la laissent. Qu'ils lui laissent un peu de répit. Oui. De la tranquillité. Une quiétude, même illusoire. Du silence. À cet instant, elle préféra la solitude, préféra être inexistante plutôt que d'attirer leurs deux regards identiques. Ils ne feront que la briser, s'y attèleront avec précaution, faisant attention à ne laisser aucun fragment de peau, aucun lambeau de cœur intact. Lorsqu'il s'agissait de détruire, Thaddeus et Oberon rivalisaient de génie. « On la réveillera. » Le reflet, inexplicablement rassurant, se déforma, elle regarda obstinément le miroir, l'air paniqué mais n'y vit que sa propre image, terriblement normale ; juste le renvoi, un peu brutal, de son impuissance face à ses frères. La voix d'Oberon avorta, avant même que l'idée n'ait germé dans son esprit, le pas qu'elle se préparait à amorcer vers son lit, dans l'espoir, vain et futile, qu'ils abandonnent l'idée de venir encore se faire les crocs sur elle, comme ils le disaient si bien.

On ouvrit la porte, celle-ci grinça sinistrement, de mauvaise augure. Arwen, s'étant inconsciemment rapprochée de la fenêtre, accolant son dos contre la vitre, avec l'air d'une biche effarouchée, réduite à en être terrorisée par le sang de son sang, même s'ils ne le sont qu'à moitié. Elle les détestait. Oh oui, tellement. De toutes ses maigres forces, elle les abhorrait plus que tout au monde et, en même temps, dans cette relation malsaine, elle ne pouvait pas renier qu'ils l'avaient protégée, aussi, à leur manière, plutôt tordue, même infâme, mais ils l'avaient souvent sauvée des piques incessantes, des gifles menaçantes. Depuis, ils ne faisaient que demander rétribution, scandant que leurs efforts ne sauraient demeurer impayés, qu'elle ne pouvait pas se montrer autant ingrate. Et, parfois, lorsqu'ils lui mordaient la peau, la griffaient du bout de leurs doigts acérés, la transperçaient de leurs regards mauvais et identiques, lui donnant la désagréable impression de voir double, elle se demandait, s'ils n'avaient pas un peu raison, au fond. Elle se sentait un peu coupable alors, davantage désœuvrée et, une seconde, elle cessait de se débattre. Une seconde de trop. Un jour, Oberon – à moins que ce ne soit Thaddeus – lui avait craché, pendant qu'il tentait d'atteindre la chair tendre de son cou, qu'elle ressemblait à un ange, à se montrer aussi ingénue, aussi prude. Si pure. Les mots avaient claqué, pareils à une insulte. Pure, pas comme son sang, vicié par sa bâtardise, elle avait saisi le message subliminal, l'avait difficilement avalé, encore moins accepté. « On ne t'a pas trop manquée, j'espère, jolie Arwen-Lyanna ? » Elle grinça aussitôt des dents, croisant les orbes très claires de Thaddeus, reconnaissant sa voix, toujours un peu plus emportée que celle d'Oberon, d'un naturel plus glacé, plus fourbe. Ils semblaient identiques en tout point, mais dans le charisme d'Oberon, il n'y avait pas le respect imposé par la force de Thaddeus ; et dans la force de Thaddeus, il n'y avait pas le sang-froid d'Oberon. Bien malgré elle, Arwen avait appris à les différencier, avait décelé chaque petite chose, détail insignifiant pourtant, les démarquant immanquablement l'un de l'autre. Ils refermèrent la porte derrière eux et, pourtant, elle n'eut qu'une impression : qu'ils lui ouvraient celles des enfers. Sauf qu'il était de notoriété publique qu'un ange ne saurait jamais faire de vieux os en enfer.

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Elle s'était enfoncée dans ses draps, tremblant chaque fois que des éclats de voix grimpaient jusqu'au dernier étage du manoir, là où elle s'était cloitrée en silence sitôt les yeux acérés de sa belle-mère, orageux, s'étaient posés sur elle. Thaddeus et Oberon, du haut de leur mépris arrogant, avaient argué avoir invité un ami à la maison, sans s'enquérir de l'avis de Bartemius ou bien de leur génitrice ; si le premier n'en avait rien dit, ne se donnant même pas la peine de hausser les épaules avant de claquer la porte pour s'engouffrer dans son bureau, là où il se livrait à quelques pratiques obscures, la seconde, par contre, avait aussitôt scandé, complètement scandalisée, qu'ils n'étaient que deux petits insouciants du haut de leur douze ans où ils avaient acquis, au fil des jours, une confiance de soi exacerbée, et un mépris tout naturel à tout être jugé inférieur – c'est-à-dire le monde entier, excepté eux-même, leur père, et ce fameux ami qui devait parvenir –. Une seconde, Arwen avait été emballée par l'idée, se réjouissant silencieusement, et ô combien brièvement, de la venue d'une personne étrangère à sa famille, quand bien même était-il ami avec ses frères, il était quelqu'un qui existait et évoluait, hors de ces quatre murs, qui n'était pas prisonnier, contrairement à elle, du manoir poussiéreux et terriblement pompeux qui appartenait à la famille depuis des générations. Et pourtant, l'espace de cette brève seconde, elle avait déjà songé à mille et une choses ; d'enfiler une de ses plus jolies robes, d'afficher un sourire d'apparat qu'elle avait toujours eu du mal à hisser sur son visage de porcelaine, ne jugeant pas nécessaire de jouer la comédie auprès des siens – haut-le-cœur – alors qu'ils prenaient plaisir à lui détruire à petit feu. Elle désira se montrer sous son plus beau jour – ignorant encore qu'elle n'avait pas besoin du moindre effort pour ensorceler les hommes dés le premier regard – mais, aussitôt, regard assassin et pli amer déformant sa bouche, Mrs Croupton avait avorté cette joie fugace. Des éclats de voix s'en étaient suivis, Thaddeus avait été le premier à s'emporter, répondant avec une insolence déconcertante à sa mère, sans se soucier d'un quelconque respect, même factice, à afficher à l'égard de cette-dernière. Oberon était resté là, à les observer de son regard glacé et ennuyé, appuyant parfois les dires de son frère d'un simple hochement de tête. Et, pourtant, elle ne savait que trop bien que cet emportement, cette haine viscérale qui lui explosait les cordes vocales n'était pas dirigée contre les jumeaux, mais contre elle, pauvre et frêle petite chose que Barty avait recueilli, malgré les vives objections. Rapidement, elle s'endormit, encore bercée par les disputes au rez-de-chaussée.

Bleu. Partout. Sous ses yeux. Dans sa tête. Surtout dans sa tête. Depuis qu'elle avait croisé son regard, bleu céruléen,  bleu très pâle, elle n'arrivait plus à discerner d'autres couleurs. Rhaegar Judah Lothbrock. Et son nom, rapidement, s'était imprégné dans tout son être, incurvé dans la moindre parcelle de sa peau, avait envahi et parasité la moindre de ses pensées. Tout le long du repas où il avait été convié, rythmant le silence habituel de petites plaisanteries ou d'anecdotes allant jusqu'à arracher un sourire à sa mégère de belle-mère ; elle le dévorait silencieusement des yeux, se repaissait de ces petits fragments de son être qu'il laissait échapper à chaque mot, se délectait de sa voix, venue briser ce mutisme dans lequel elle s'enfermait si souvent, comme une ultime barrière à tous les maux que sa famille s'attelait à lui faire tomber dessus. Il était là, sauveur inconscient de cette salvation qu'il lui apportait par sa simple présence ; pour la première fois de sa vie, les regards de Thaddeus et Oberon coulaient sur elle, sans s'accrocher au moindre lambeau de chair, sans s'incurver dans sa chair, la souillant, encore et encore. Pour la première fois, elle n'eut pas à tenter d'occulter la haine viscérale que sa belle-mère dirigeait constamment vers elle, à toute heure de la journée, chaque instant, jusqu'à lorsqu'elle mâchonnait distraitement un bout de viande. Judah – elle avait compris qu'il n'aimait pas qu'on l'appelle Rhaegar – faisait office de bouclier, comme de catalyseur à chacune de ses pensées, brutalement tournée vers lui plutôt qu'autre chose. Parfois, lorsqu'il riait avec l'un de ses frères, à l'aise comme un poisson dans l'eau, elle éprouvait un petit pincement au cœur, parce qu'il avait beau ressembler à une obsession soudaine, lubie nouvelle, il venait peut-être du monde extérieur et avait conscience de son existence ; à aucun instant son regard bleu n'avait coulé sur elle. Comme résignée à demeurer fantôme, spectre honni, petite ombre difforme accrochée aux rideaux, petite tâche au tableau. Tête baissée, elle se contentait alors de le regarder en coin, se refusant de manifester un quelconque intérêt à l'encontre du garçon, sous peine de s'attirer les foudres de ses frères, d'ores et déjà un brin possessifs à propos de la pauvre et frêle petite bâtarde de la famille.

Elle passa le repas ainsi ; regards à la dérobée, avant de, honteuse, aussitôt baisser humblement les yeux dans son assiette, s'appliquant pourtant à garder le dos bien droit et les épaules assez hautes pour ne pas réveiller le courroux de sa belle-mère qui ne manquerait pas de la rabaisser encore un peu plus. À peine les garçons demandèrent vaguement de pouvoir sortir de table qu'elle en fit de même, sans un mot – elle n'était pas autorisée à s'adresser aux Croupton sauf quand elle y était enjointe, voyez-vous –, se laissant doucement tomber sur ses petits pieds de ballerine et montant lentement les grandes marches du large escalier en colimaçon menant aux chambres, veillant néanmoins à toujours garder quelques marches d'écart avec les jumeaux ou Judah. D'ailleurs, son regard pétillant demeurait fixé sur la nuque de ce-dernier, un peu fasciné, pas vraiment remise de cette apparition soudaine et inespérée. Sitôt entrée dans sa chambre, sa chemise de nuit toute en soie enfilée, qu'elle se laissa choir dans son lit, sans un soupir, ayant tout juste le temps de tirer les couvertures au-dessus de son petit corps frêle avant de s'effondrer dans les affres du sommeil, bien que sa main, méfiante, demeurait fermement agrippée au drap la recouvrant, par crainte, sans doute, qu'on ne vienne l'en déloger durant la nuit. Espoir futile, barrière de papier, pourtant, car jamais rien n'empêchait Thaddeus et Oberon de venir troubler son sommeil. Pas même d'avoir un invité qui saurait accaparé leur attention. Non, lorsqu'il s'agissait de venir la terroriser la nuit venue, les deux faisaient preuve d'une détermination sans faille, farouche et virulente.

Elle n'entendit pas la porte grincer, encore ensommeillée mais le courant d'air fit vaciller une seconde la flamme de la bougie qu'elle allumait toujours, comme craintive qu'avec l'obscurité arrivent ses frères, déjà trop forts pour sa frêle silhouette mais également gargarisés par ce néant ambiant. Avec la précision méthodique qu'on ne confère qu'aux rituels, Oberon vint souffler la flamme agonisante de la bougie, tandis que Thaddeus tirait brusquement sur les rideaux. Rituel où ils venaient sacrifier son innocence sur l'autel de leur cruauté. Et, brusquement, on l'extirpa, l'arracha même, de cet état de léthargie apaisante, la réveillant dans un sursaut, dans un hurlement terrible. Le sommeil sans rêve laissa place au cauchemar éveillé. Leurs ongles s'enfonçaient dans sa chair, lui arrachant quelque cri terrible, leurs dents laissaient leurs marques dans son cou, souillant cette peau d'opale qu'elle arborait innocemment jusqu'à la cacher obstinément, avec de plus en plus de précaution avec le temps. Et pourtant, le moindre contact de leurs doigts sur sa peau, caresse violente, ou griffure un peu tendre, ne faisait que la figer d'horreur, obstruant sa gorge d'un nœud terrible, amenant à ses jolis yeux quelques larmes désespérées. Mais ce n'était rien, rien comparé à cette fois-là où Judah se tenait là, au pied de son lit, aussi immobile qu'elle, regardant les jumeaux s'atteler à lui arracher d'autres cris étouffés entre ses dents resserrées autour du dos de sa main jusqu'à y laisser leur propre marque, désirant garder ces hurlements pour elle, sous peine d'alerter leur belle-mère ou la benjamine de la fratrie – elle savait que leur père n'était plus là car ce n'était que dans ces moments que les garçons venaient se faufiler dans sa chambre –. Les lèvres gonflées sous les morsures répétitives, un peu fendillées aussi, elle tenta de s'extirper de la prise d'Oberon sur une mèche de cheveu, tandis que les jumeaux cédaient d'ores et déjà aux affres de la stupide hilarité. Merlin, comme elle aurait voulu être capable de leur répondre, de se défendre ; mais, non seulement ils étaient bien plus forts physiquement, mais ils éveillaient en elle une peur immonde, semblable à un carcan qui l'emprisonnait et empêchait le moindre geste. Elle tremblait et, pire que tout, il y avait le regard désarçonné de Judah qui la voyait ainsi, dans toute l'horreur de sa nature, alors qu'elle n'avait jamais cherché d'autre que de se montrer sous son meilleur jour. Sauf que, la vérité l'avait rattrapée beaucoup trop vite ; Oberon et Thaddeus aussi.

Sans qu'elle ne comprenne vraiment comment, elle s'était déjà retrouvée dans le placard, théâtre de son enfer, prison de bois où ses frères pouvaient se livrer à leurs envies les plus sombres et cruelles sans craindre d'éveiller leur mère ou leur sœur ; le chêne était si massif que c'était à peine si quelques sons étouffés s'en échappaient. Les portes s'entrouvrirent, un rayon lunaire passa à travers l'interstice, effleurant son visage d'opale, distordu par une moue terrifiée. Une silhouette, à peine plus massive que celles des jumeaux, passa avant qu'elle ne replonge soudain dans l'obscurité. Une voix qui s'élève ; elle trembla de la tête aux pieds. Cette voix, bien qu'elle ne l'ait entendue que très brièvement depuis le début de soirée, cette voix, elle l'aurait reconnue entre mille. Son timbre chaud et sarcastique s'était ancré en elle, y avait résonné en un millier d'échos. Des larmes lui vinrent aux yeux. Oberon et Thaddeus, plus cruels que jamais, avaient visiblement invité Judah à entrer dans la partie. Si elle ne les haïssait déjà pas du mieux qu'elle le pouvait, elle était persuadée qu'elle les détesterait de toutes les forces de son corps à cet instant ; comment osaient-ils retourner la seule personne qui avait trouvé un certain éclat à ses yeux, une valeur mystique et encore sibylline à ses yeux. Et le pire, c'était de songer qu'elle aurait souhaité avoir l'occasion de se retrouver en tête à tête avec Judah, pour enfin exister à ses yeux, pour ne pas être encore effacée par l'éclat de ses frères. Elle voulait juste un regard, juste ses yeux céladons posés sur elle. Mais pas de cette manière, pas dans ces circonstances. Sans doute parce que c'était lui, parce que, au moins avec ses frères, elle pouvait se faire une idée de ce qui l'attendait à cet instant, jusqu'où ils iraient avant de s'arrêter, évitant de franchir une ultime limite ; mais lui demeurait un inconnu,  aussi impénétrable qu'il pouvait l'être. Elle trembla, recula jusqu'à se retrouver acculée par la paroi du placard, se griffant la peau par quelques manteaux, parfois, tentant de discerner les traits de sa silhouette malgré la pénombre. Et, les mains posées à plat sur le bois, le souffle court, elle attendit. Attendit que les mains se posent sur sa peau et déchirent sa chair, la dépècent littéralement ; attendit que les incisives lacèrent et charcutent ses lèvres. Une minute, peut-être deux. Mais rien. Juste son regard qu'elle sentait peser sur elle malgré l'obscurité. Juste quelques mots qu'il voulut rassurant mais qui se heurtèrent contre le roc de sa crainte, de sa méfiance. Et puis, lentement, des barrières qui s’affaissaient tandis qu'il lui répétait qu'il ne lui ferait aucun mal. Elle le crut. Et, lentement, plus encore que les protes de ce maudit placard, elle sentit une autre prison se refermait sur elle, sur son cœur. Malédiction des demi-vélanes.

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« Vraiment tout ? », demanda-t-il, inquisiteur, un peu méfiant, arquant un sourcil en la reluquant de la tête aux pieds, pris d'un doute. Il savait très bien, pertinemment, qu'elle avait peur de lui et Thaddeus, qu'elle aurait donné n'importe quoi pour leur échapper, faire sa vie loin d'eux, loin de la terreur qu'ils suscitaient en elle. Cela relevait de la torture, du cauchemar lorsqu'ils venaient s'immiscer dans son lit, la nuit venue, leur père parti ; et il se doutait, ô clairement, que jamais elle ne viendrait réclamer ces marques qu'ils laissent sur sa peau qu'ils considéraient comme leur avec délectation. Comme jamais elle ne prendrait d'initiative sauf, prise d'une impulsion subite, enhardie par une bouffée de rébellion aussi brève qu’inopinée. Pourtant, très lentement, comme craintive du dénouement, elle acquiesça lentement, se rendant compte qu'elle ne faisait que vendre son âme au diable pour quelques minutes, seulement. Mais ces quelques instants n'en valaient-ils pas la peine ? Ne la valait-il pas, lui ? Lentement, Oberon hocha la tête avec gravité, le visage impénétrable, le regard gelé. Puis, sans demander son reste, ou une quelconque avance comme elle aurait pu se l'imaginer, il se détourna, claqua la porte de sa chambre et descendit. Quelques minutes plus tard, des éclats de voix s'élevèrent jusqu'au premier ; Mrs Croutpon hurlait à s'en casser la voix, criait à l'infamie, à l'opprobre qu'ils jetteraient sur leur famille, sur elle, qu'elle ne saurait le permettre et que tant qu'elle vivrait, la bâtarde ne quittera pas le manoir, sauf pour se rendre à Poudlard et que, déjà, ceci était une concession non-négligeable et très noble de sa part. Parfois, il y avait quelques silences, entre ses cris, et Arwen devinait qu'il s'agissait de son ainé qui lui répondait, sur son ton très calme, glacial et intransigeant, ne permettant aucune réplique. Des jumeaux, c'était lui qu'elle craignait le plus ; il dégageait une force brute telle qu'on se tenait en respect face à lui, qu'on abdiquait toujours, se pliant à la moindre de ses volontés. Oberon obtenait toujours ce qu'il désirait, qu'importe ce qu'on en dise. Alors, passant nerveusement une main entre ses cheveux d'ébène, elle sut qu'elle avait pris la bonne décision car son frère, aussi nocif soit-il pour elle, serait capable d'accéder à l'unique requête qu'elle n'avait jamais formulé.

Et sa certitude se mua rapidement en réalité lorsque, une dizaine de minutes plus tard, il remonta, sa cape hissée sur ses épaules, Thaddeus sur les talons. Il la regarda, longuement, de la tête aux pieds, la déshabillant presque du regard de manière horriblement indécente et elle, dans une tentative aussi naïve que futile, de refermer son manteau, comme espérant qu'il ne saurait voir au travers. Mais, avec les années, elle savait très bien que les jumeaux connaissait les moindres recoins de son corps, au même titre qu'elle s'attelait à fermer les yeux lorsqu'ils s'approchaient, pour ne pas être par la suite hantée par le souvenir de leurs peaux brûlantes contre la sienne, frigorifiée, ou celui de leurs dents marquant possessivement sa chair aux endroits les plus stratégiques. Avec indolence, il lui fit signe de descendre tout en s'effaçant de devant la porte pour lui laisser le passage libre. Elle obtempéra aussitôt, passa le seuil de sa chambre la tête haute, les épaules redressées ; pourtant, elle ne vit rien d'autre que le sourire malsain et impatient de Thaddeus tandis que, fiévreux, ses yeux parcouraient son corps, lui arrachant quelques frissons chaque fois qu'ils transperçaient avec un peu trop d'intensité sa chair. Elle descendit les marches, croisa à peine le regard de son père, avant de disparaître dans un crac sonore, transplanant pour la première fois avec le reste des Croupton.

Le froid vint mordre sa peau, lacérer ses joues un peu creuses, cherchant presque cruellement à lui arracher quelques larmes, mais elle demeura là, bien droite, stoïque. Elle avait déjà relâché le bras que son géniteur lui avait tendu avec nonchalance et s'était aussitôt détachée de la petite famille que ses frères, sa sœur et leurs parents formaient, comprenant d'ores et déjà le message tacite envoyé par les yeux brûlants de haine et de mépris de la part de sa belle-mère. Elle bifurqua aussitôt dans une des allées, ses yeux survolant les noms à rallonge taillés dans le marbre, dans des arabesques un peu snobinardes. Elle flâna ainsi, pendant un temps indéterminé, sans pouvoir dire combien de minutes elle passa à déambuler entre les pierres tombales, ses jolis yeux accrochant parfois un nom plus ou moins familier, ses doigts s'attardant une seconde sur la tombe de Bartemius Croupton Sr, un grand-père qu'elle n'avait jamais connu et dont elle avait à peine entendu parler tant le mépris et la rancune de son géniteur était visible à son égard. Brutalement, comme si la pierre l'avait brûlée, ses doigts se retirèrent tandis que son regard accrocha, dans un geste presque inespéré, la silhouette de Judah. Il était là, à la sortie du cimetière, le visage impassible, la mâchoire haute, noble en toutes circonstances. Elle sortit précipitamment à son tour, quoique essayant de faire le moins de bruit possible, déambulant un instant dans les rues avant de finalement croiser son regard, toujours aussi mystérieusement secret pour elle. Pourtant, il eut du mal à cacher sa surprise comme elle ne put s'empêcher de se mordiller la lèvre en le voyant enfin arriver. Elle avait prévu de le rejoindre lorsque la foule se serait dispersée autour de lui ; au lieu de quoi, c'était lui qui venait à elle, fuyant peut-être l'atmosphère morbide, les accolades maladroites, les longs discours désuets. Elle tira doucement sur les pans de sa robe noir. Noir funèbre, noir de mort. Mort, comme le père Lothbrock. Un peu comme elle, aussi, qui s'était jetée dans la gueule du loup, venant sous leurs crocs de son propre chef, se laissant tuer encore un peu plus à petit feu. Mais, il en valait la peine, se répéta-t-elle mentalement tandis qu'il faisait un pas vers elle. « Qu'est-ce que tu fous ici ? », l'agressa-t-il presque, l'air furieux, et elle de se demander si venir ici avait réellement été une bonne idée. Après tout, si leurs liens s'étaient resserrés avec les années, rien ne voulait dire qu'elle avait le droit de venir à son encontre à l'extérieur de Croupton Mansion. Prise au dépourvu par son air féroce, une expression qu'il n'arborait pourtant jamais en sa compagnie, elle se surprit à baisser les yeux et se maudit lorsqu'elle vint même à bégayer, marmonnant indistinctement qu'elle voulait simplement lui présenter ses condoléances. Et cela lui semblait tellement inapproprié, désormais ! Elle-même l'était, inappropriée, dans ce village, dans ce monde. Il ne fit même pas l'effort de paraître touché, ne songea même pas que, pour être parvenue ici, il lui avait nécessairement fallu soudoyer Oberon et Thaddeus – dont, visiblement, il craignait le retour et le courroux – pour déroger à la loi intangible de sa belle-mère, soit qu'elle ne pouvait exister en dehors des murs du manoir. Elle fut blessée lorsqu'elle dut essuyer quelque remontrance d'un ton méprisant, comme s'il ne parlait qu'à une enfant. Mais, après tout, ne l'était-elle pas, encore un peu ? Elle en avait perdu le sommeil pendant des mois lorsqu'elle s'était rendue compte que, au même titre qu'elle pourrait fermer les yeux sans appréhension pendant les prochains mois, Judah rejoindrait Poudlard lui aussi, à l'instar de Thaddeus et Oberon. Et si le départ de ses frères était un véritable soulagement pour elle celui du garçon ne suscitait en elle que la crainte qu'il ne lui échappe un peu plus, ne lui file entre les doigts. Car, pourquoi s'intéresserait-il à une gamine de quatre ans sa cadette alors qu'il rencontrerait des gens ô combien plus intéressants qu'elle dans les couloirs de l'école, des filles ô combien plus jolies – le cœur qui se distord horriblement à cette pensée – qui lui feront aussitôt oublier le souvenir de la frêle Arwen-Lyanna, recroquevillée au fond du placard chaque fois que les jumeaux l'y poussent avant de lui intimer d'un geste de menton à en faire de même. Elle constata, un peu durement, qu'il lui avait sans doute totalement échappé, désormais. Elle lui en voulut. Une seconde, peut-être deux. Elle lui en voulut de se montrer aussi exécrable avec elle, mais se souvint que tout était de sa faute, qu'elle n'avait jamais été conviée ici et qu'elle n'était clairement pas la bienvenue. De toute manière, elle n'était la bienvenue nulle part, petite erreur de la nature, comme le disait si bien sa belle-mère.

Ce sentiment, elle l'éprouva également à sa répartition à Poudlard, comme durant chaque jour de sa scolarité. Ce jour-là, elle s'était laissée aller à quelques élucubrations fantasques tandis que ses jolis yeux détaillaient avec avidité chaque pierre, chaque portrait, s'émerveillant silencieusement devant tout et n'importe quoi tant ce château lui semblait merveilleux, moins par son histoire que par l'atmosphère autrement plus chaleureuse qu'il dégageait que le manoir familial en ruines. Son cœur s'était gorgé d'un bonheur futile et puéril quand elle avait vu les quatre longues tables s'allonger jusqu'à perte de vue, songeant qu'eux, sauraient être une véritable famille pour elle. Pas comme les Croupton. À cette pensée, elle sentit le regard de Thaddeus et celui, plus glacial, d'Oberon, peser de tout leur soul sur sa gorge frêle et blanche. Le premier, attablé à Serpentard, arquait un sourcil arrogant en la vrillant de ses yeux bleus, comme la défiant de se montrer à la hauteur de Salazar, aussi bâtarde qu'elle pouvait l'être. Le second s'était totalement coupé du reste du monde, ne faisait même pas semblant d'écouter les babillements d'une fille à l'air enthousiaste accrochée à son bras tandis qu'un groupe de Serdaigle tentait vainement d'attirer leur attention ; le regard d'Oberon demeurait rivé sur elle, profondément inquisiteur, comme s'il cherchait à la sonder pour déterminer où elle irait, et un petit sourire satisfait d'ourler délicatement ses lèvres tandis qu'il mimait une petite révérence tout en lui indiquant la place à sa gauche, tout juste assez grande pour accueillir ses hanches étroites. Elle ravala sa salive, difficilement, et se détourna vers la table des Gryffondor. Bleu. Blasphématoire de penser à une autre couleur que le rouge lorsqu'on s'attardait sur les lions, mais ce fut bel et bien la seule couleur qui accapara son attention. Bleu. Comme les yeux de Judah qui la vrillaient de part en part, profondément inquisiteurs quoique encourageants. Une bouffée de courage qui s'empara d'elle à cet instant pour, traitresse, l'abandonner aussitôt qu'on scanda son nom, plongeant d'abord la salle dans un silence surpris avant que quelques messes basses ne viennent troubler ce mutisme désarçonné ; les sang-purs, notamment, qui ne connaissaient qu'une fille Croupton, ne répondant ni au doux nom d'Arwen-Lyanna, et n'arborant pas plus un visage de porcelaine ou une crinière d'ébène tant similaire à celle des jumeaux. Car, là était l'ironie du sort : des deux sœurs, c'était la bâtarde qui leur ressemblait le plus, portait sur son visage les vestiges des Croupton, autant que sa génitrice lui accorda un charme surhumain, faisant converger tous les regards, fascinés, figés sur sa silhouette un peu tremblante lorsqu'elle vint se hisser sur le tabouret.

La voix, éraillée, désagréable, résonna à ses oreilles, écorcha ses tympans si bien qu'elle en manqua de trébucher. Un long laïus débuta alors tandis que, plutôt que de lui vanter de quelconques qualités, le Choixpeau s'attelait à lui démontrer que, faute de véritable courage, celui dont on se devait de faire preuve à toute épreuve, elle ne saurait répondre aux attentes de Godric. L'étau, lentement, se resserrait autour de son palpitant aussi bien qu'elle dut se résoudre à abandonner l'idée aussi délicieuse qu'illusoire de pouvoir partager sa salle commune avec Judah, tout en demeurant à l'abri des foudres de ses ainés. Aussitôt, le chapeau continua, scandant dans son crâne, venant le marteler, qu'elle ne brûlait pas de ce feu de l'ambition qui avait consumé tous ses ancêtres sans exception ; aussi, les vipères ne sauraient l'accueillir dans leur tanière. Serdaigle pourrait être un choix judicieux, car il décela en elle une profonde volonté d'apprendre, un goût très prononcé pour la lecture, et les études, une envie d'en savoir toujours davantage car, faute d'amis durant sa tendre enfance, c'était vers les livres qu'elle s'était tournée, s'accrochant aux voiles d'un voilier affrontant vents et marées, voguant à travers les mers de son imagination pour tenter d'oublier combien ses frères se faisaient cruels avec elle. Oui, elle aimait profondément apprendre, et avait tout du profil parfait de la petite Serdaigle, saurait combler Rowena. Pourtant, pourtant il y avait le sentiment qu'elle ne saurait s'épanouir comme elle le devrait, rongée par la peur de tous les instants et, en même temps, préférant continuer sur sa voie et de s'enfouir un peu plus profondément dans les livres plutôt que de s'avancer vers les autres. Si elle était parfaite pour les bleus et bronzes, eux, l'étaient nettement moins pour elle. Ce fut donc un peu par défaut, un peu par manque d'autre chose que le Choixpeau l'envoya finalement engrosser les rangs de Poufsouffle. Elle rouvrit ses yeux qu'elle n'avait même pas pris conscience de fermer et vit les blaireaux l'acclamer ; à une table l'un de l'autre, Thaddeus et Oberon arboraient le même air un peu renfrogné de voir leur précieuse poupée leur filer d'entre les doigts et, surtout, elle aperçut Judah, indolent, magnifique, l'applaudissant lentement et très doucement dans un adorable petit sourire en coin qu'il ne réservait qu'à elle. Et Arwen songea qu'elle était vraiment heureuse, malgré sa répartition par défaut, son petit cœur cabossé se gorgeant doucement d'une joie futile tandis qu'elle ancrait avec délectation ses yeux dans ceux du Gryffondor.

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Le silence, réconfortant, les enrobait délicieusement. Ici, il n'y avait plus d'Ombre, d'Ordre ou de querelles ancestrales remises au goût du jour. Pas plus qu'il n'était question d'Oberon, Thaddeus, de son statut de bâtarde ou de sa psychopathie indiscutable. Parce qu'avec elle, il se montrait doux, prévenant et attentionné ; parce qu'avec lui, elle se montrait plus forte, presque courageuse et moins craintive. Ses yeux rêveurs suivaient la course poursuite, silencieuse mais virulente, qu'avaient entamé depuis quelques minutes la libellule et le requin-bouledogue ; parfois, le petit insecte venait se poser sur le bout de son nez et de battre des ailes, l'air indigné, avant de faire précipitamment demi-tour lorsque le gros animal menaçait de la prendre dans sa gueule. Puis elle s'envolait à nouveau, se heurtant par intermittence au plafond comme aux vitres, cherchant vainement un moyen pour s'enfuir, sous le sourire passablement amusé d'Arwen dont les doigts se levaient doucement, une seconde, avant de s'affaisser soudainement, résolue à ne pas tenter le moindre contact avec Judah. Pourtant, elle avait souvent envie d'entrelacer ses doigts aux siens, aveu tacite que, pour lui, elle saurait surmonter sa peur constante et terrible d'être touchée. Et, au fond, elle se demandait s'il y avait bien une seule chose qu'elle ne ferait pas pour lui. Allongés sur le carrelage des toilettes de Mimi Geignarde, ils ne songeaient même pas à l'allure débraillée et détrempée qu'ils auraient en sortant finalement ; au contraire, sans doute que cela maintenait leur mascarade, un peu précaire, aux yeux des jumeaux qui mettaient leur débraillement sur le compte d'autre chose, persuadés que Lothbrock, fidèle meilleur ami, se livrait réellement au jeu auquel ils avaient cherché à l'initier des années plus tôt, il y avait une éternité. Au lieu de quoi, il demeurait là, toujours présent pour elle, la couvrant d'un regard rassurant, refusant ostensiblement de la laisser tomber. Elle se plaisait à penser qu'il s'était un tant soit peu attaché à elle, qu'il ne faisait pas cela par simple devoir de conscience, pour ne pas laisser une pauvre gamine un peu paumée et déjà usée par les années, derrière lui. Et, parfois, il confirmait cette hypothèse, dans un sourire, un regard à la dérobée, lorsqu'il l'appelait princesse, elle n'avait jamais compris d'où lui était venue cette subite lubie, mais elle l'avait laissé faire, s'était rapidement plu dans ce sobriquet affectueux, en souriant davantage lorsqu'elle songeait que, à ses yeux, Judah n'était rien d'autre qu'un chevalier en armure, acceptant de combattre le dragon que représentaient ses frères ; sauf que le chevalier se faufilait simplement jusqu'au sommet de la tour, régulièrement, sans jamais emporter la princesse sur son cheval blanc.

Il y eut trois coups succincts et brefs à la porte, c'était Oberon, sans doute, qui mettait fin à la brève accalmie qu'il pensait torture pour la douce Arwen-Lyanna. Alors, comme d'un commun accord, ils récupérèrent leurs baguettes simultanément, avortant les animaux de lumière dans leur course poursuite avant de se relever lentement. Elle n'avait jamais eu le courage de lui avouer que, en vérité, c'était à lui qu'elle pensait, pour faire apparaître sa fidèle libellule, à ses grands yeux bleus rivés sur elle, rassurants, à sa manière de l'applaudir lorsqu'elle s'était faufilée jusqu'à la table des Poufsouffle pour la première fois, à son adorable petit sourire en coin lorsqu'il la taquinait, l'air de rien, quand ils se retrouvaient en tête-à-tête dans les toilettes. La main sur la poignée, il se tourna lentement vers elle, semblant l'interroger du regard tandis qu'elle baissait aussitôt la tête, se confectionnant un masque de désespoir tangible pour combler les yeux cruels de ses frères ainés, attendant patiemment – enfin, tout était relatif – qu'ils ressortent, acculés à la pierre froide des murs de l'école, un pied posé à plat, les bras croisés, identiques sans le vouloir, indissociables sans le chercher. Sans demander son reste, elle s'enfuit en courant, feignant une tristesse à s'en fendre le cœur, larmes d'apparat tandis qu'elle partait se réfugier dans sa salle commune. Parvenue à destination, elle vint nicher sa tête dans son oreiller, à moitié rassérénée, se laissant aller à quelques élucubrations à propos des conflits qui venaient perturber le quotidien, relativement paisible, de Poudlard. Les premiers mois, elle avait du, à l'instar de tous les autres gosses de Mangemort, essuyer les insultes et la rancœur, tenace, qu'on éprouvait à l'égard de sa famille. Et puis, on s'était rapidement rendu compte que, si son blason n'avait pas suffi, la petite Arwen-Lyanna était loin d'être une menace comme elle préférait se tenir à l'écart de ces histoires de sang ; mal placée pour en juger, sang pure au sens strict du terme autant qu'elle avait son propre sang vicié par sa bâtardise, elle oscillait entre les deux camps, sans avoir de véritable avis là-dessus. S'il lui fallait nécessairement choisir un camp, certainement que ses idéaux et sa bonté d'âme la mèneraient davantage à se tourner vers l'Ordre mais, pourtant, son cœur, lui, pourrait choisir une autre voie. La même que Judah. Éternellement. Inévitablement. Fatalement.





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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 14:31

T'es belle toi !

Bienvenue ici & bonne chance pour ta fiche ♥️ !
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 14:32

A MOI. 
-va crever lamentablement dans sa bave-

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IT USED TO HURT MY FLESH THAT HIS WORN SCARS WERE HEATED STILL, HE USED TO HURT HIS FLESH JUST TO SEE IF HE COULD FEEL ϟ I had learned early to assume something dark and lethal hidden at the heart of anything I loved. When I couldn’t find it, I responded, bewildered and wary, in the only way I knew how: by planting it there myself.
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 15:08

WELCOME AGAIN
Tu connais la maison Bon courage pour ta fichette ♥️

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Bite into me harder

Now I must admit that I have played a part in the way that things have gotten out of hand, but it's escalated almost to an art. I want to fix him but I don't think I can. I'm falling deep into a pit of vipers over me, over me and I can't break free. Secrets run deep when you're in a pit of vipers, slithering, whispering, feel the venom poisoning me.
©️ Silver Lungs & Simon Curtis
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 16:09

ouuuh, que de beaux messieurs rien que pour moi.

quigg ; t'es pas mal non plus, mon mignon. merci, en tout cas. I love you

judah ; touuute à toi, wuii. judarween, t'façon, t'peux pas faire l'poiiids.

charles ; thank's, chouchou. I love you il nous faudra absolument un lien, hein.

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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 16:15

oh Felicity  une de mes brunettes préférées
rebienvenue sweety !
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 16:17

Bonnasse. 
Rebienvenue, choupette ♥️ Tu sais où nous trouver en cas de question  

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† and the snakes start to sing

I'll seek you out, flay you alive... One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power, I see right through you any hour. I won't soothe your pain, I won't ease your strain, you'll be waiting in vain... I got nothing for you to gain .

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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 16:32

rebienvenue
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 16:36

loki ; narmool. felicity est trop fkportsoiu. (mais j'espère bien que ta brunette préférée reste joy, hein. ) merciii, en tout cas.

alesya ; dixit la meuf aux personnages qui sont tous fucking trop bons. :bave:au piiire, j'viendrai te harceler sous le compte de pridou, hein.

cléo ; thank's. I love you

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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 16:50

han maiwi. 
ALWAYS. 
JOYHOTWEASLEY FOREVER
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 17:15

moi, je veux la suite, voilà, je l'ai dit .
je suis vraiment très intrigué par ce perso & felicity ne gâche rien du tout au premier jet. I love you
re-bienvenue, donc & j'ai hâte.
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 17:27

loki ; ceybien, pour la peine, j'te donnerai plein de steaacks.

blake ; omfg, ça fait franchement plaisir tout c'que tu m'dis là. surtout que j'ai vu comment tu écrivais trop bieen. et puis, si le perso t'intrigue, c'est encore mieuux. il nous faudra un lien (et avec joy aussi ), no matter what. I love you

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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 17:38

double compte de qui ? o_ô *voit pas*

anyway, bienvenue copine bâtarde :D

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we'll rise again.
There's not much left to love, too tired today to hate. I feel the empty, I feel the minute of decay. I'm on my way down now, I'd like to take you with me. @ ALASKA.
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 17:42

Rebienvenue ma chère!

Un seul mot à dire: Wow!
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 18:20

pardonne-moi, je pourris ta fiche de flood, mais je dois te répondre. tu es genre adorable, vraiment. je comprends pourquoi loki te kifouille. par contre, je dois absolument te renvoyer le compliment sur l'écriture, tu as une plume absolument sublime, j'ai dévoré le peu que tu as montré de ta fiche. et oui, mille fois oui, pour un lien , je viendrais t'embêter pour joy après avoir répondue à mes rps.
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 21:08

Rebienvenue loupiote.
Felicity est trop chou.
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 25 Juin - 21:12

Welcome here bon courage pour ta fiche ♥
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mer 26 Juin - 9:07

rebienvenue jolie pimprenelle.
tu vas encore nous faire rêver avec un personnage de fifou. j'ai hâte de voir la suite.
tu me gardes un lien au chaud, hein ?

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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Jeu 27 Juin - 9:42

Bienvenue à toi jolie petite Croupton
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Sam 29 Juin - 17:11

lucifer ; jooy heere. mercii, et il nous faudra un lien entre bâtards de mangemorts et pouffys.

keith ; aaroooon. j'te retourne le wow.

blake ; mais keske tu racontes, c't'un plaisir d'te voir sur ma fiche, wii. haawn, c'est vraiment gentiil tout c'que tu m'dis làà, ça m'touche. I love you sauf si j'viens t'embêter la première.

merry ; loupiote. toi, joteeem. thaank's, en tout cas. I love you

astoria&faustin ; merciii.

aprilynne ; mercii mon chamallow. de toute manière, entre deux pouffys, tu n'aurais pas échappé au lien. et puis, elles se ressemblent pas mal sur certains points, ces deux-là.

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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Dim 30 Juin - 9:57

Bievenue, jolie prénom et jolie vava ,  
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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Lun 1 Juil - 8:59

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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 2 Juil - 14:42

aymeric ; mercii. I love you

morrigan ;

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MessageSujet: Re: LYANNA Δ i don't care if heaven won't take me back    Mar 2 Juil - 20:15

Perso aussi sex que Joy sweety, et ta fiche est une tuerie
Fiche validée donc I love you


Félicitation & bienvenue

“ Poufsouffle avait le goût du travail acharné
Tout ceux de sa maison y était destiné. „



Ton travail et ta détermination ont porté leurs fruits et te voilà désormais pleinement membre de HRI ; pour cela, nous te remercions et te félicitons, bienvenue dans la famille !
Tu peux dès à présent poster dans l'intégralité du forum, y compris le flood et les jeux.

TOUTEFOIS
Pour bien continuer ton aventure parmi nous, il te faudra créer un carnet de relation ( ICI ) et pourquoi pas un répertoire de RP ( ICI ) . Surtout n'oublie pas d'aller réserver ton avatar ( ICI ). Si ton personnage a des parents tirés de la saga, il te faudra aussi remplir un formulaire ( ICI ). Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter un membre du staff, ils sont là pour ça ! Enfin, pour finir, si ce n'est pas la première fois que tu t'inscris sur HRI, n'oublie pas d'aller recenser ton multi-compte ICI ! Bien sûr, dans l'histoire, les nouveaux ne sont pas oubliés non plus, c'est pour quoi nous avons mis en place un système de parrainage que vous pouvez consulter ICI


Bonne chance à toi
Jeune Poufsouffle

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