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 Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]

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HRIen depuis le : 12/10/2014
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MessageSujet: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Dim 12 Oct - 19:40


Pan William Scrimgeour


carte d'identité
Nom : Scrimgeour est un nom de famille écossais qui est probablement à rapproché du mot escarmouche, et du français escrimeur. Prénom(s) : Pan, en hommage au faune. C’est un choix de sa grand-mère. William, pour rappeler les origines modestes et lambda de la famille Scrimgeour. Surnom : Pan est assez court vous ne trouvez pas ? Quoiqu’il en soit, on l’appel aussi « le taré » quand on veut être gentil. Âge : 20 ans, presque 21 ans quand il entrera en septième année. Date et Lieu de Naissance : Il est né dans le manoir familial en Ecosse un joli matin de 15 août.  Nationalité : Scottish of course ! Pureté du sang : Sang-mêlé. Année d'étude & Maison : Sixième année & Hufflepuff  Orientation sexuelle : Pansexuel. Aucune préférence. Pan prend cela comme ça vient. Ce n’est pas un garçon facile, mais quand quelque chose lui plait, et que cela est réciproque, alors il s’amuse un peu, beaucoup, passionément. État civil : Célibataire et complètement en accord avec ça.

le sorcier en toi
Baguette : Bois d’érable, ce qui semble être un certain phénomène de famille, 32 centimètres et demi, un unique crin de sombral. Le présage était déjà assez funeste. Mais qui fait vraiment attention à cela aujourd’hui ? C’est une baguette plutôt lente, mais puissante. Le tout correspondant bien à son porteur. Patronus : Un problème du shadow-touched, c’est la profonde mélancolie et le karma sombre du sorcier qui en est l’objet. Pan est incapable de former un patronus tout simplement parce qu’il est plutôt proche de l’aura d’un Détraqueur. Épouvantard : Une forme humaine, décharnée, désincarnée, avec des yeux dans les mains. Pan ne s’est jamais défait de la vision du Buggane responsable de sa malédiction. C’est le jour où il a failli passer de l’autre côté du voile. Particularité : Shadow-touched. Un karma noir, une part d’ombre et quelques échos du monde des morts, voilà le quotidien de Pan. Toujours entre deux monde, ni l’un ni l’autre mais les deux à la fois. Options choisies & métier envisagé : Pour les options, ça a été Etude des Runes et Etude des Moldus. Rien de bien exceptionnel. Au départ, il avait choisi la divination mais la surabondance de mauvais présages en sa présence devenait insupportable. Il a du changer. Avez-vous déjà fait usage de la magie noire ? Oui, à son plus grand insu. Visiter le monde des morts en spectateur pendant la nuit, sans le vouloir, ça s’apparente quand même à de la nécromancie. Il est pas net ce garçon. Et franchement, citons Hermione : Even in the wizarding world, hearing voices isn't a good sign. Plutôt Ombre ou Ordre ? Pourquoi ? Il est pro-Ordre sans y prendre part mais parce que c’est une opposition aux fils et filles de Mangemort. Son truc, c’est le ministère, les autorités établies et la hiérarchie. Les groupuscules lui hérissent le poil. Alors bon, à partir de là… Que pensez-vous de Remington Bloodworth et de son arrivée au sein de l'école ? Le directeur Bloodworth est  un des successeurs de Rufus Scrimgeour. Pan aurait tendance à avoir confiance en lui. Il n’y a rien de mieux que le contrôle et que la sécurité. Et avec tout ces gosses de mangemorts… Quel est votre avis sur l'arrestation massive des mangemorts ? Pan trouve que c’est une très bonne chose même si le deuil dans son entourage à tendance à faire venir à lui les voix des morts. Êtes-vous encore inquiet pour votre sécurité, celle de vos proches ? Pan essaye de se raccrocher à l’espoir que le monde ira un jour bien mieux.


le moldu derrière tout ça
Pseudo : Skippy Squirrel Âge : 20 ans Avatar : Silviu Tolu Fréquence de connexion : Quand je le peux, c’est-à-dire le plus souvent possible Comment as-tu connu le forum ? Je joue aussi Matvei Gregorovitch Code : code validé par whorecrux Copyright : Skippy Squirrel et tumblr pour les gifs
Personnage : [X] Inventé, [ ] Scénario, [ ] Poste Vacant


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HRIen depuis le : 12/10/2014
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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Dim 12 Oct - 20:03


il était une fois


NIGHTMARE ▽ when i close my eyes, I see my past, but also your future, mortals.
Au loin dans la nuit. Une forêt aux arbres longilignes, obscurs, flous. Ses pas hâtifs traversaient le tapis d’épines de pin. Il se ruait dans le noir. Devant lui, un cerf. Peut-être. En tout cas, quelque chose courait aussi. Il ne savait pas si la chose fuyait ou si elle le poursuivait. Etait-ce un leurre ? Du sang teignait les troncs blancs. Un buisson de ronces lui lacera la joue. Pourtant, il continuait à suivre la piste. La chose bifurqua, il en fit de même. Elle était plus petite et elle pleurait. Dans ses sanglots, la chose chantait. D’autres voix l’avait rejointe, et puis des tambours, et puis d’autres silhouettes vagues. Dans l’obscurité, il ne vit que la misère. Elle l’encerclait, elle frappait sur des tambours et l’angoisse le fit frissonner. Ce qu’il voyait n’avait plus rien d’humain. Un bourdonnement le rendait sourd, si sourd et si seul. Soudain, une main gelée se referma sur sa bouche alors qu’il tentait enfin de crier.

Le cri de Pan se répercuta contre les murs de sa chambre. Son corps nu était aussi humide que s’il venait de sortir d’un bassin. Les draps qui le recouvraient au soir avaient glissés en dehors du lit ; le soleil levant commençait à inonder la fenêtre ouverte. La respiration saccadée, il fixait le mur face à lui. Le miroir de sa commode lui renvoya son image blême. Le jeune homme était blanc comme un linge à l’exception d’une entaille peu profonde qui déchirait sa joue. De ses cheveux, il retira une épine de sapin. On frappa à la porte. « Pan, mon chéri, tout va bien ? ». Les verrous intérieurs étaient encore enclenchés. Alors que son regard s’était perdu quelques instants sur la porte closes, lâchant un « oui m’man, juste… un cauchemar », il en revint à son reflet. L’entaille disparue, l’épine de pin introuvable, il repris ses esprits peu à peu. Il était bien chez lui, dans sa chambre, assis sur son lit d’où il pouvait voir la rue calme de la banlieue londonienne. Pan se laissa tomber en arrière pour mieux fixer le plafond. Ses yeux tombaient de fatigue mais il ne voulait pas dormir. Sa main attrapa en tâtonnant un verre d’eau posé négligemment sur sa table de chevet. Sans y faire attention, il avait fait tombé une fiole vide dont la dernière goutte glissa en dehors du goulot pour se fondre dans la moquette. Il ne voulait pas dormir alors il se versa l’eau sur le visage. Se rendormir signifiait reprendre une fiole de somnifère de cheval. Autrement, son esprit était bien décidé à lutter pour rester alerte. Pan ne voulait plus voir les morts. Les entendre lui demandait déjà assez d’effort.

Il se feutra dans un large peignoir en éponge. Le bruit des verrous qui s’ouvre et ensuite le son coulant de l’eau s’échappant du robinet. Les flots des tuyaux s’écrasèrent dans la baignoire. Le liquide était froid. Pan avait trop chaud. Il s’était enveloppé dans son vêtement pour ne pas paraître nu dans le couloir en sortant des songes. Il faisait ce rêve toutes les nuits sans jamais rattrapé l’enfant. A le voir, c’était un garçon des plus normaux pourtant. Il était très grand et bien fait. Sa jambe poilue pénétra dans le bain en frissonnant à peine. Sa peau devenait un peu bleue mais le froid lui faisait du bien. Pan était fils de sorciers bourgeois. Des sang-mêlé de la banlieue de Londres. Sa mère était fille de moldus devenue apothicaire sur le Chemin de Traverse. Elle lisait Shakespeare et Sorcière Hebdo sans se soucier de la cohérence de ses goûts. Le jeune homme ferma les yeux alors qu’il venait d’immerger totalement son corps dénudé dans des eaux d’hiver. Ici, il ne s’endormirait pas. Il faisait trop froid. Ses dents qui claquaient lui assuraient assez de préoccupations pour ne pas replonger dans autre chose qu’une baignoire.  Son père était le fils ainé de Rufus Scrimgeour. Il avait mal vécu la mort de son père mais il avait suivi le destin familial en devenant auror. Et un jour, il était revenu à la maison sans son uniforme. Depuis, il s’absentait souvent pour d’obscures raisons. Le département des mystères n’y était sans nul doute pas étranger. C’est ce que Pan pensait tout en ne s’en préoccupant pas. La relation père fils n’avait pas été ce qu’elle aurait du être. Le fils ressemblait trop au père du père, réveillant d’entre les morts des souvenirs enfouis.

Son portable vibra dans la poche de son peignoir. Il l’ignora. Pan avait fait son entrée dans la salle à manger. Sa sœur était assise à la table, engloutissant du pain de mie inondé de confiture et de beurre salé. D’une main forte, il la décoiffa rageusement en rigolant et il déposa un baiser tendre sur la joue de sa mère. Rien ne pouvait plus réchauffer son cœur et son corps que de voir sa famille. Le père était déjà parti – s’il était seulement rentré la veille. C’était lui l’homme de la famille, le jour. Une main féminine poussa vers lui un bol de chocolat chaud qu’elle venait de verser. Le silence ne régnait pas et les conversations allaient bon train. C’était sans compter sur quelques murmures supplémentaires qu’il percevait sans vouloir les entendre. Ses lèvres trempèrent dans le chocolat et ses mains tremblaient. Il avait sans cesse cette impression que quelque chose de mal allait se passer. Pan portait la poisse et trainait toujours une ambiance de corbeau derrière lui. Ce n’était pas de sa faute. On décidait d’ignorer cela entre les murs de la maison Scrimgeour.

« Tu as fais ta valise mon chéri ? ». Il n’était pas très bavard quand il s’agissait de planifier son départ du foyer. « Nan » répondit-il nonchalamment. Pan avait été un enfant turbulent et violent. Il lui en restait aujourd’hui une grande dureté dans le regard et il conservait de la malice dans les traits. On savait qu’il était déchiré entre l’esprit de famille et le sentiment d’appartenance à Poudlard. Sa famille, les deux femmes de sa vie et surtout le chocolat chaud des Scrimgeour le rassuraient obstinément. Sa maison, sa loyauté et ses amis, le travail qu’il fournissait et les efforts qu’il faisait pour s’en sortir, tout ça occupait son esprit avec acharnement. La distraction était assez utile pour gérer les soupirs qu’il sentait sur sa nuque, les murmures qui se posaient dans son oreille et la sensation que quelque chose effleurait sans cesse son bras. Sa poche en éponge ocre vibra à nouveau. Sa sœur ne pu retenir un « Jenna ? ». Il acquiesça à peine. « Tu l’as larguée alors ? ». Il eu un sourire désolé. « Tant pis, je l’aimais bien même si elle n’était pas vraiment… comme nous. » La mère eu un regard réprobateur envers sa fille, et un regard réconfortant envers son fils. Jenna, cracmolle, premier amour de Pan et pourtant… Il s’ennuyait, il sentait qu’elle jalousait Poudlard, il ne pouvait plus la supporter. Point à la ligne. De toute façon, il n’était pas fait pour supporter quelqu’un. La jalousie, l’exclusivité, les comptes à rendre et surtout la niaiserie. Pan était un garçon sympathique, certes un peu bizarre et torturé, mais il était aussi très manichéen. Noir c’est noir. Et avec un tel karma, c’était souvent noir.





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HRIen depuis le : 12/10/2014
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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Dim 12 Oct - 20:03


il était une fois


DEAD PEOPLE ▽ I can hear they're whispering in your neck !
Il n’avait plus de voix. Plus de voix pour parler. Plus de voix pour hurler. Une goutte salée coula le long de la joue du garçon. Lui qui avait tant d’espoir en son existence. Cela approchait en silence. On en entendait que la respiration, on en voyait que la peau blanchâtre au travers du voile de sanglot. Pan ne percevait que le bruit des gouttes qui tombaient dehors, loin de la fosse caverneuse dans laquelle il était tombé. Il n’avait jamais cru les légendes et désormais il s’en voulait. Sa tête étourdie se perdait en secousse pour signifier qu’il ne voulait pas en finir maintenant. Il savait ce que signifiait mourir. Ses pensées cherchèrent sa culpabilité. Etait-ce parce qu’il avait volé le parapluie de son père ? Oui, ses souvenirs l’indiquaient clairement. « Ne touchez pas au parapluie, j’en ai besoin demain pour aller au travail. Compris ? ». Maintenant, son père devait les chercher tous les deux, Pan et le parapluie. Le matin approchait surement. Le garçon imagina un instant ses parents se rendre compte de son absence et de l’absence du parapluie. Son lit était trop loin désormais Là-bas pourtant, il faisait de beaux rêves comme il n’en ferait plus jamais. Allaient-ils le retrouver, où allaient-ils retrouver son corps inerte ? Le regard écarquillé, il sentit cela respirer à quelques pas seulement de lui. Adosser à une paroi rocheuse, sa main se referma sur le parapluie si fort qu’il cru pouvoir le briser. En vérité, la peur crispait ses articulations et il ne pouvait que fixer la silhouette aperçue au travers d’un voile de larmes.

Les vacances avaient pourtant bien commencé. L’Ile de Man était un peu le territoire des Scrimgeour durant les pauses estivales. C’était le dernier week-end avant la rentrée de Pan. Quatorze ans et la possibilité de rejoindre les bancs de l’Ecole de Sorcellerie Poudlard. Il souhaitait plus que tout y représenter la nouvelle génération tout en conservant l’avantage de son nom. Scrimgeour, un vrai nom de bonhomme pensait-il en souriant fièrement. Pourtant, cette excitation là ne remplaçait en rien la joie de se retrouver en compagnie de la doyenne de la famille. La fameuse grand-mère Hildegarde, femme du défunt Rufus et surtout magicienne dans l’art de faire des gâteaux au miel !  Au coin du feu, on racontait des histoires de famille et des légendes du folklore local. Bien sur, l’ambiance était un peu plus particulière, chacun allant de son hypothèse sur la maison dans laquelle finirait le dauphin. Pan, lui, n’écoutait pas. Il jouait avec sa sœur et l’elfe de maison. Et puis, son regard se perdit à l’extérieur de la maison. La lune semblait brûler le ciel et éclairé les alentours comme un seul phare dans la nuit. L’envie d’aventure parcourait l’échine du jeune garçon. Sa sœur venait de disparaître dans l’escalier pour aller chercher Merlin seul savait quoi. Surement une affreuse poupée. Sur la cheminée, le portrait de l’ancien ministre de la magie ronflait à moitié. Rien ne se dressait entre Pan et la liberté. Ainsi ne songea-t-il pas à l’histoire de Buggane.

C’était un fabricant de baguette magique, à une époque où les dragons volaient encore parmi les oiseaux, qui était devenu si vieux qu’il ne pouvait plus faire la différence entre ce qu’il convenait de faire et ce qui lui était interdit. Il voulu créer pour une jolie jeune fille la plus extraordinaire des baguettes.

Un soir, il trouva dans la forêt le plus majestueux chêne qu’on eu jamais vu de mémoire de sorcier. Habitué à ne travailler qu’avec l’aide d’une magie spectaculaire, le vieux fabricant coupa l’arbre entier pour n’en retirer qu’une seule et unique branche, plus belle encore que toutes les autres branches du pauvre chêne. Et il en fut content. Il enferma la branche dans un coffre et alla se coucher, content de lui-même et de ce qu’il avait accompli.
Le lendemain, le vieux fabricant de baguette magique s’en alla dans la forêt réfléchir au contenu de la plus belle des baguettes. Il se perdit parmi les sous-bois et, dans une clairière, il vit une femme d’une immense beauté, ressemblant parfois à un oiseau, se baigner dans les eaux d’une source sauvage. Habitué à ne s’exprimer qu’avec l’aide d’une magie spectaculaire, il ne se rendit pas compte qu’il venait d’assommer la vélane pour de bon. Ne s’en préoccupant pas, il arracha le plus beau de ses cheveux de la tête de sa victime. Et il en fut content. Il enferma le cheveu dans le coffre et alla se coucher, content de lui-même et de ce qu’il avait accompli.
Le dernier jour, l’amoureux transi confectionna la baguette pour sa bien aimée. Mais un détail manquait. Il voulait la rendre tellement belle qu’il s’en alla dans les profondeurs de la terre pour voler un fil d’or au roi des gobelins. Habitué à ne régler les conflits qu’avec l’aide d’une magie spectaculaire, il fit enfermer le gobelin dans une de ses propres cellules et il lui déroba l’entièreté de ses fils d’or. Et il en fut content.

Le vieux fabricant de baguette termina sa création et l’apporta chez la jeune femme qu’il convoitait. Il s’agissait de la plus belle des fées de la région. Quand il lui expliqua ce qu’il avait fait pour elle, elle en fut horrifiée. La fée ensorcela le vieil homme et le condamna à une vie d’errance. On raconte qu’elle l’enferma sur l’Ile de Man en lui donnant le nom de Buggane. Désormais, pour racheter ses fautes, il devait guider les âmes des morts vers la mer pour qu’elles y trouvent le repos. Ronger par sa vieillesse, ni vivant ni mort, on dit qu’il ne fit jamais ce pour quoi la fée l’avait condamné, confondant les vivants et les morts, se nourrissant des âmes pour se venger de l’ingratitude de sa bien-aimée.


Cela s’avançait vers lui de plus en plus. Sa main posée sur le parapluie, il regrettait de s’être échappé de sa chambre. Sa cheville lui faisait mal et sa vision devenait de plus en plus floue. La sensation était semblable à celle que l’on ressent quand on rêve que l’on tombe. La chose se nourrissait de quelque chose en lui de bien plus profond que de sa chair. Il ne le touchait pas, mais il sentait la proximité d’une main, une main décharnée où le fixait un œil, sortant de la chair comme un asticot sortant de terre. Un mal de tête atroce lui déchirait le crâne tandis qu’il se sentit perdre connaissance. La cavité tournait sur elle-même. Il savait que le Buggane n’était pas ce veux fabricant de la légende. Il savait que c’était une créature dangereuse. Son père en avait combattu une pour son travail. C’était une sorte de goule revenue d’entre les morts par un puissant sortilége. Il en restait sur le territoire anglais, vestiges d’une guerre avec un mage noir. Quelques fois, ces créatures se réveillaient et étaient immédiatement neutralisée. Il ne suffisait que d’un seul sort. Si seulement, il avait pris sa baguette toute neuve au lieu de la planquer sous son lit. Ses yeux se révulsèrent. L’adolescent se retrouva dans l’obscurité.

Là-bas, devant lui, il n’y avait plus de Buggane. Il n’y avait qu’une immense forêt brumeuse. Il cru y voir un animal avec des bois sur la tête, comme une couronne d’un autre monde. Pan ne sentait même plus l’humidité de la fosse où il était tombé. Il ne se souvenait même plus de tenir le parapluie de son père. Il aperçu une silhouette d’enfant, et puis quelques voix autour de lui. Il n’avait pas le même teint pâle ni le même vide dans les yeux. Et puis, tout ce qui l’entourait sembla s’enfuir. Il tenta de les retenir de son bras tendus. C’est là qu’il s’en aperçu. Dans sa main, le parapluie oublié. Son compagnon d’infortune émettait une vive lumière bleue. Il ouvrit de large yeux si bien qu’il aperçu une dernière dois le visage atrophié du Buggane. Le monde se mit en mouvement, la caverne disparut. Il était huit heures du matin, et le parapluie-portoloin venait de remplir sa mission en rejoignant l’Atrium du ministère. « Aller au travail ».


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HRIen depuis le : 12/10/2014
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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Dim 12 Oct - 20:03


il était une fois


ALLIES ▽ Support me, do not judge me, and we can be friends.
« Pan ! Je t’en supplie laisse le tranquille !
- Mais il m’a craché dessus ce p*tin d’enf*ré de m*rde. Crève ! »

La sœur de Pan tirait sur sa chemise en espérant pouvoir le faire cesser. A Poudlard, on le voyait comme un garçon un peu spécial, mais sympathique. En tout cas, au sein de sa maison. Les autres le voyaient comme un adolescent dérangé, schizophrène. Ce n’était pas vraiment le boy le plus populaire qui existait entre ces murs. Il était à contre courant, un peu rebelle et anticonformiste. Néanmoins, il restait séduisant, avec sa mine juvénile et ses airs dégingandé de triste sire. Pan n’était ni seul ni très entouré. Cela ne l’empêchait pas d’être le bouc-émissaire de certains de ses camarades d’école. Le château était plein d’adversités et d’obstacles. Il n’avait jamais caché qu’il aimait autant les filles que les garçons. Il n’avait jamais caché non plus que ce fût un coureur qui adorait les gens un peu marginaux, un peu sombres. Depuis son entrevue avec la mort, tout avait changé en lui. Il était à la fois attentionné, protecteur et bienveillant. D’une autre façon, il était sombre, colérique et instable. Tout dépendait de son humeur, de ce qu’il vivait et surtout de la somme de fatigue. Cette nuit là, il l’avait encore passée à l’infirmerie. Ses crises étaient spectaculaires une fois l’hiver venu. Le monde des vivants semblait plus proche de celui des morts et une ombre plus grande s’emparait de son esprit. Il ne l’avait pas accepté. Chez lui, cette part de ténèbres était contre-nature, imposée à lui injustement. Cela ne pouvait être lui, et pourtant.

« C’est qui la tafiole maintenant hein ? L*che mon c*l sale b*tard ! T’aime ça être dominé hein !
- Pan ! Arrête ! Tu vas encore avoir une retenue ! »

Il faisait toujours tout pour ne pas utiliser la magie. Dans ces cas là, sa magie semblait elle aussi maudite, toujours trop spectaculaire et sans autres conséquences que de blesser ceux qu’il aimait. On pouvait mettre cela sur le coup de la colère. Pourtant, Pan pensait que cela faisait partie de son marquage, de la disparition de sa ligne de vie. Il aurait du mourir ce soir là et ce n’était pas le lourd mollard aigre qu’il venait de cracher au visage du garçon plaqué au sol qui changerait la donne. La salive chaude et les traces d’hématomes n’avaient rien de digne pour un sorcier, mais cela lui évitait un aller sans retour à la maison.
Il collectionnait les retenues et les autres prenaient un malin plaisir à le provoquer pour cela. Sa sœur, d’ordinaire, gérait pour le mieux les pulsions de son frère. C’était un élève travailleur et généreux. Il avait un grand sens de la justice et de la fidélité en amitié. Ses professeurs appréciaient généralement son sourire même si son regard trahissait la discipline de fer qu’il s’imposait. Sport, détente, travail. Tout était calculé pour éviter à tout pris ce genre de débordement. Il mettait mal à l’aise. Son karma n’était pas bon, et il avait décidé de ne plus retourner en cours de Divination. Sa présence bouleversait le troisième œil. Pan oscillait entre la violence et l’apaisement. Tout cela le consumait et il peinait à vivre normalement. Que dirait-on de cet être calme qui devient un tueur malgré lui ? Ses mains posées sur la nuque du garçon, ses mains s’imprimant en surfaces mauves sur la peau blême d’un jeune homme qui souriait parce qu’il savait qu’il ne finirait pas le travail et qu’il savait que, une fois de plus, Pan passerait pour un taré. « Un taré, comme ton grand-père » avait murmuré l’autre avant que Pan ne le lâche.

« Si mon grand-père était un taré, alors je suis fier d’en être un aussi. On aurait du exterminer vos sales familles de Mangemorts et les donner à bouffer aux chiens. ». Pan s’était relevé, il avait remis en place sa mèche d’un geste de la tête. Il avait l’air un peu efféminé et ses yeux brillaient encore de folie. Récupérant ses livres dans la fontaine, jetés là par son bourreau, il pénétra dans le château dans un silence empli de murmures. Les élèves parlaient de lui dans des termes peu élogieux. Ça, il n’y faisait pas attention. Il prêtait l’oreille à la voix lointaine de son grand-père qui lui soufflait au travers d’un voile « remain strong, my boy ».

Pan s’écrasa sur le lit de son dortoir. Il avait enfoui sa tête dans ses oreillers. D’un coup de baguette, il lança de la musique d’un vieux poste radio. Il détestait ces gens qui le rejetaient. De quoi était-il coupable ? D’aspirer au bien ? A la justice ? D’avoir échapper à la mort ? Résultat des courses, il y avait deux Pan Scrimgeour. L’un se dissimulait dans l’autre et inversement. La question était difficile à poser. En croyant faire le bien, ne faisait-il pas plus encore de mal ? Ses questionnements étaient d’un mélodrame adolescent. Il fallait qu’il se les pose par nécessité, pour pouvoir ne plus y penser. Les formuler les rendait moins effrayantes.
Cela faisait longtemps que le petit garçon avait fait place à l’être entre deux eaux. Son père l’avait relevé ce matin là, dans l’Atrium, alors que son esprit manquait de quelque chose. Ne perdions-nous pas un petit morceau d’âme dans le combat contre la mort ? Il n’y avait rien gagné mis à part ce qu’il était aujourd’hui. Ils étaient rentrés à la maison et on ne l’avait pas cru. Seule sa grand-mère avait regardé sa paume, comme pour se rappeler de quelque chose qu’elle connaissait. Hildegarde Scrimgeour avait emporté ce secret là dans la tombe. Sa mère avait quant à elle décidé de tout nier, jusqu’au même souvenir de cette nuit là. On faisait chez les Scrimgeour comme si de rien n’était, comme si le dauphin n’était pas devenu un peu étrange. Tout ça allait changer. Il en était sûr. Pan entendait des chants lointains quand il fermait les yeux. Cependant, ce qu’il expérimentait, c’était aussi les possibilités de l’imagination. Bercé par ce monde de défunts, il y avait une lumière plus en avant. Un espoir. Etait-il vraiment obligé de ressentir l’ombre comme une ennemie ? Là-bas, dominant au sol l’autre garçon, il avait sentit le parfum de la puissance. « Remain strong » lit-il alors sur sa paume, tatoué à la place de la ligne de vie disparue, il y avait quelques mois déjà.


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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Lun 13 Oct - 9:51

rebienvenue *dit-elle en attendant la validation par ce qu'il est trop rapide Arrow *

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† and the snakes start to sing

I'll seek you out, flay you alive... One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power, I see right through you any hour. I won't soothe your pain, I won't ease your strain, you'll be waiting in vain... I got nothing for you to gain .

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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Lun 13 Oct - 10:13

Aha merci Lesya dit-il en étant trop fier de lui   et en écoutant Quand tu chantes de Nana Mouskouri
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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Lun 13 Oct - 11:20

J'adore ton Personnage !
C'est drôle, j'avais un perso qui s’appelait Pan autrefois. What a Face

j'aime beaucoup ta fiche !

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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Lun 13 Oct - 12:59

Merci beaucoup M'sieur Sinclair

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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Lun 13 Oct - 18:11




The moment of truth

   
“ Poufsouffle avait le goût du travail acharné, tous ceux de sa maison y étaient destinés. „
   


   

Félicitations ! Ton travail a porté ses fruits et te voilà maintenant arrivé au moment que tu attendais tant, ta validation. Bienvenue officiellement sur HRI • RPG, tu es à présent un membre à part entière !

   
Il est trop cool J'ai beaucoup aimé le côté île de Man, on la croise pas assez souvent Ta fiche était très bien, agréable à lire et j'aime beaucoup le personnage, je pense qu'il va falloir que tu me gardes un bon gros lien avec Pridou What a Face


   
‹ LES PASSAGES INCONTOURNABLES ›


Ci-dessous se trouve une liste des liens et registres à parcourir et compléter afin de terminer la validation.

   GRIMOIRE DES AVATARS
   REGISTRE DES DESCENDANTS DE LA SAGA
   LE QUIDDITCH & LES PRÉFETS (si nécessaire / à poudlard)
   INSCRIPTION OMBRE ou ORDRE (accès aux salles secrètes)



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MessageSujet: Re: Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]   Lun 13 Oct - 18:49

J'veux un putain de lien !
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Pan William Scrimgeour — Born to Die [finished]

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