FORUM FERMÉ
plus d'informations ici

Partagez | .
 

 « Cien años de soledad » _ THE KING.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
MessageSujet: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Jeu 13 Mar - 13:09


Kingsley Woodrow Rosenbach


(A. d'Aubigné)▽ Ici le sang n'est feint, le meurtre n'y défaut
La mort joue elle-même en ce triste échafaud. [...]
J'appelle Melpomène en sa vive fureur.
carte d'identité
Nom : Rosenback. Prénom(s) : Kingsley Woodrow. Surnom : Depuis son plus jeune âge, il aime qu'on l'appelle « King », ou mieux encore: The King; mais cela est réservé pour les demoiselles avec qui il partage son lit.. Âge : Quarante-quatre ans. Date et Lieu de Naissance : 3 Octobre, à Brighton, dans la maison familiale. Nationalité : Il suffit de l'observer quatre à cinq minutes pour voir qu'il est Anglais. Pureté du sang : Sang mêlé, bien que ses deux parents soient sorciers. Ancienne maison : Gryffondor, quoi d'autre? Poste occupé/Emploi : En tant qu'Adjoint au Directeur du bureau des aurors, il a été envoyé à Poudlard avec quelques aurors sous ses ordres pour maintenir le calme. Et Dieu sait que calme sera maintenu. Orientation sexuelle : Hétérosexuel. État civil : Célibataire égrenant les fredaines.

le sorcier en toi
Baguette : Elle est en boix de Cèdre, avec une écaille de sirène (il ne faut pas oublier qu'il est accoutumé à l'eau, étant né à Bringhton). Elle mesure 25 centimètres. Mais ne vous moquez pas de sa petite taille, vous pourriez le regretter... Patronus : La forme qu'il prend est celle d'un labrador. Le souvenir qu'il utilise est le dernier diner avec ses parents, qui n'était pas forcément joyeux, mais qui représente la dernière période de sa vie où il fut heureux. Épouvantard : Il prend la forme d'une chaise, avec quelqu'un de ligoté dessus, qui pousse des hurlements. Cette personne est toujours de dos, de manière à ce qu'on ne voit jamais son visage. Particularité : Kingsley se plait à dire qu'il  a du sang de Vélane... Mais c'est faux. Avez-vous déjà fait usage de la magie noire ? Comme tout le monde, dans sa jeunesse, non? Et puis lorsqu'un ennemi est un peu trop puissant, et que la magie blanche ne suffit pas, il se peut que Kingsley ait recourt à la magie noire. Finis corona opus. Plutôt Ombre ou Ordre ? Pourquoi ? En tant qu'Adjoint au Bureau des Aurors, je pense qu'il n'est pas nécessaire de me justifier sur le côté que je défends. Que pensez-vous de Kingsley Rosenbach et de l'arrivée des aurors au sein de l'école ? Tous des cons. Le sortilège du Ligare Carcerum a été un choc pour beaucoup d'élèves et professeurs... Qu'en est-il pour vous ? Je pense que cela va aider à la cohésion dans l'Ecole. Sinon? Cela va éviter que des cachotiers fassent des choses interdites dans l'établissement, lorsqu'ils sont seuls. Êtes-vous inquiet pour votre sécurité, celle de vos proches ? Oui. C'est pour cela que je suis là.


le moldu derrière tout ça
Pseudo : Rastignac, mais c'est pas manque d'inspiration... Âge : 20 ans. Avatar : Robert Downey. Jr. Fréquence de connexion : Pas souvent, plutot en fin de semaines. Deux fois par semaines minimum. Comment as-tu connu le forum ? PRD! Code : validé par Loki Copyright :Dasvitania box, puis le reste, c'était dans le PV alors je n'en sais rien   
Personnage : [ ] Inventé, [ ] Scénario, [X] Poste Vacant Pseudo et aval du créateur : (cette section ne concerne que les membres ayant choisi un scenario. Une fois que votre fiche est terminée, veuillez contacter le créateur dudit scénario afin de recueillir son avis. Cette étape est primordiale pour votre validation donc ne l'oubliez surtout pas!) [] Oui, [] Pas encore


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Jeu 13 Mar - 13:09


Pallida Mors æquo pulsat pede pauperum tabernas regumque turris.


(Proust) ▽ Longtemps je me suis couché de bonne heure.


MAISON FAMILIALE DES ROSENBACK, BRINGHTON, 22h45.

« Chéri… Il est l’heure d’aller te coucher. » Le jeune Kingsley, alors âgé de six ans, regarda la grande table remplie de convives. Tous les hommes étaient vêtus de costumes, et les femmes de longues robes de soirée. Chaque fois que ses parents recevaient, Kingsley n’avait pas le droit de rester jusqu’à la fin du repas. Ce qu’il se passait après l’heure fatidique de vingt-trois heures, il n’en savait rien. Il entendait parfois des rires de dames enjouées, des exclamations graves d’hommes surement aussi influents que ses propres parents. La famille habitait une maison bourgeoise, sur la côte de Bringhton. Une fois qu’il eut baisé la joue de ses parents, et qu’il eut dit quelque mot d’esprit aux invités enchantés, il gravit deux à deux les marches qui le conduisaient à sa chambre, s’apprêtant à retrouver le monde merveilleux et terrifiant de la nuit. Comme ses pouvoirs se développaient, à cette époque-là, il se retrouvait parfois réveillé en sursaut par un objet qui tombait seul de son étagère. Ces étranges phénomènes, normaux pour un sorcier, participaient à rendre les nuits du jeune Rosenbach angoissantes et courtes. Pourtant, cette nuit-là, il s’endormit assez vite, après avoir passé quelque minute devant sa fenêtre, à regarder les bateaux passer au loin. Il remonta sa couverture sur ses épaules, et quitta le monde vivant pour retrouver celui des rêves.

Lorsqu’il ouvrit les yeux, la seule lumière qui éclairait sa chambre était celle de la lune, qui s’immisçait entre les deux rideaux lourds. Ses yeux parcoururent lentement l’opulence de sa chambre. Il saisit lestement sa montre et regarda le cadran qui indiquait 03h26. Alors qu’il était en train de se demander ce qui avait pu le réveiller, il entendit un cri de femme… Il ne connaissait que trop bien sa voix, c’était celle de sa mère. Ses petits doigts se crispèrent  sur la couette qui lui couvrait le bas du corps, la faisant légèrement remonter. Il entendit un bruit sourd qui le décida à se lever, pour qu’il voie ce qui se passe. A mesure qu’il descendait les marches, chaque pas augmentait sa peur. Lorsqu’il arriva au rez-de-chaussée, il avança dans le grand couloir. Il poussa légèrement la porte de la cuisine, celle qui grinçait depuis qu’il y avait mis un coup de pied dedans. Au contact de la porte, le bout de ses doigts se raidit, de peur de trouver derrière quelque chose qu’il ne veuille pas voir. Il avança la tête et vit une silhouette imposante sur une chaise. Il s’approcha et reconnu, dans l’obscurité de la nuit, son père, a moitié inconscient et le visage en sang. A peine eut-il le temps de murmurer un « papa… » qu’une détonation éclaira le jardin et fit trembler les murs de la maison. A la suite du sort lancé par sa mère, un bruit beaucoup plus sourd et sec, inconnu de Kingsley. Il entendit une fois de plus sa mère hurler. Il regarda son père, cherchant dans son regard une protection ; mais son visage défiguré par les coups n’était plus celui qu’il connaissait : on aurait dit un autre homme. « Kingsley… Va dans le placard… Dépêche-toi… Surtout, ne fais pas de bruit. Attend que l’on revienne te chercher ». Le garçon n’avait pas l’habitude de désobéir à son père, alors il l’écouta et s’enferma dans le placard, suivant l’ordre qui lui avait été donné. Il attendit.

Quelques minutes plus tard, il entendit des bruits de pas et de gémissement. Kingsley  tentait pas tous les moyens de ne plus respirer, pris par la peur. Une voix qu’il ne connaissait pas retentit dans la cuisine.

« Espèce de sorcière… J’ai pas besoin d’un bout de bâton pour te faire exploser le crane.
- Non attendez… tenta le père.
- Ecoute moi bien toi, j’vais attendre si tu m’donnes le code du coffre qu’est là-bas.
- S’il vous plait, relâchez là… Et je fais ce que vous voulez.
- Pour qu’elle nous fasse tous exploser ? J’ai compris ton manège… Alors s’tu veux qu’elle reste en vie, fais c’que j’te dis.
- Non John… Ne leur donne pas…
- T’vas fermer ta gueule toi ? »

Kingsley écouta mais il n’entendit plus rien, pendant quelques secondes. Sa mère était une excellente sorcière, et elle lui avait dit une fois qu’elle pouvait l’utiliser sans sa baguette. Kingsley entretenait avec sa mère un lien privilégié. Il arrivait à lire dans ses pensées, ou plutôt, elle parvenir à lui parler lorsqu’il était loin. Il entendit alors sa voix, dans sa tête : elle était douce et trainait derrière chaque mot un écho. « Mon ange, reste là. Je vais essayer de les faire fuir sans baguette… Quoiqu’il arrive, ne sors pas, attend qu’on vienne t’ouvrir… » Chaque fois qu’elle faisait cela, Kingsley ressentait un mal de tête plus douloureux que la normale. Il porta ses mains à ses tempes et y appuya dessus comme pour faire partir la douleur… En vain. Il entendit dans la cuisine un grognement, celui de l’homme qu’il ne connaissait pas. Puis ce fut une autre voix encore, qui lui fit comprendre qu’ils étaient deux inconnus.

« - Qu’est-ce que tu lui fais ?
- Sale pute, ouvre la bouche. OUVRE ! »

Kingsley entendit encore une fois le bruit sec, suivit de la lamentation de son père.

« - Maintenant, le code.
- Allez  vous faire voir. »

Autre retentissement.

« - Ces fils de pute nous auront bien fait chier. Qu’est-ce qu’on fait de Chris ?
- Laisse-le là. On ne peut pas le prendre avec nous… Prend tous les bijoux que tu trouves, on se retrouve à la caisse. »

Presqu’une heure plus tard, lorsque Kingsley n’entendait plus rien dans la maison, il ouvrit la porte du placard, et vit au milieu d’une mare de sang deux chaises côte à côte, dos à lui. Les deux personnes – ses parents – étaient courbés en avant, et Kingsley ne vit les dégâts qu’une fois les ayant contournés. Il n’était pas bête, il voyait qu’ils étaient morts. Mais il n’arrivait pas à réaliser pleinement la portée de leur absence. Il verrait plus tard combien des parents manquent dans la construction d’une vie, malgré tous les efforts des proches. Il était dégouté face à la vision de leurs cranes explosés (il remarqua aussi que la main de sa mère l’était, surement pour la désarmer). Dégouté, oui, mais aussi en colère. Cette colère naquit ce soir-là, et jamais plus elle ne le quitta. Pour l’heure, il était fatigué, et les larmes qui coulaient de ses yeux les lui faisaient fermer. Il s’allongea dans le sang, au pied de leurs chaises, et attendit en somnolant, le temps que les policiers arrivent.



Quand Kingsley devint The King.


(Musset) ▽ Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire
Voltige-t-il encor sur tes os décharnés? .

LAC DE POUDLARD – FEVRIER 1996 – 9H00.

Kingsley était un homme de la mer. Un homme de l’eau. Déjà, lorsqu’il habitait Bringhton avec ses parents, il se plaisait à faire des journées de bateau sur le yacht de son père. Il avait fait partie, dans son enfance, de l’équipe de nage de la ville, et avait gagné le championnat d’Angleterre. Alors, depuis qu’il était arrivé à Poudlard, il prenait une fois par semaine le temps de se ressourcer au lac, seul. Il en faisait le tour, s’asseyait et jetait des pierres dedans. Il avait vu les sirènes, et avait même essayé de leur parler, en vain. Comme chaque dimanche, il s’était levé tôt, avait pris son petit déjeuner en vitesse pour pouvoir faire sa promenade hebdomadaire. La neige avait recouvert les grands espaces écossais, et Kingsley devait allonger ses pas pour se frayer un chemin sur la poudreuse vieille de quelques heures. Il sourit en voyant le lac presque gelé, et commença à y tourner autour. Il n’y avait pas de tension, dans la Sibérie écossaise, pas de combat ni de lutte. Il était seul avec cette prodigieuse nature qui l’entourait. Il se perdait lui-même…

Près de deux heures plus tard, alors que l’on ne pouvait même pas distinguer le soleil derrière l’épais tapis de nuages blancs, il vit un groupe d’élèves. Il fronça les sourcils, parce qu’ils n’avaient pas une attitude naturelle. Ils paraissaient attendre quelque chose. Fronçant légèrement les sourcils,  il prit leur direction. Au fur et à mesure que la distance qui les séparait était réduite, il commença à distinguer des visages familiers. Il releva légèrement la tête, s’arma de son sourire carnassier et s’avança vers eux.

« Alors les guignols, vous attendez vos MangeMerde ? Mais on est à Poudlard ici, pas à l’allée des embrumes… »

Il avait devant lui trois adolescents, tous des serpentards. Il se posa devant eux, remit une mèche de ses cheveux et les regarda. Sur les trois, un était d’une bêtise qu’il n’avait jamais vu, mais les deux autres étaient plus redoutables. Il se plaisait à dire que **** était son ennemi juré, parce qu’en réalité, ils étaient pareils. Leur seule différence résidait dans leurs choix, forcément différents. L’un était du bon côté, l’autre du mauvais. Pourtant, ils partageaient l’excellence, étant tous les deux les meilleurs élèves de leur promotion.

« Tu commences à nous gonfler avec tes réflexions. On va voir où elles seront après la branlée qu’on va te mettre. »

C’est ce moment-là que Kingsley préférait. Le moment où il allait se battre. C’était là qu’il se sentait le plus vivant. Il respirait à pleins poumons l’air frais qui l’entourait. Il était confiant – il n’avait jamais douté de lui, pourtant il sentait au fond de son ventre une peur, indescriptible, qu’il aimait. Il caressa du bout des doigts sa baguette, puis d’un geste d’épaule, enleva sa cape qui glissa sur son dos avant de finir mêlée à la neige. Les trois autres firent de même, et tous se regardèrent. Déjà, des élèves arrivaient en courant, comme des vautours attirés par l’odeur de la mort.

« On ne change pas les règles, hein ? Trois contre un, sinon ça serait déséquilibré ! »

Petit haussement de sourcil, comme pour les narguer une toute dernière fois. Alea jacta est. D’un geste fluide, il jeta un sort qui rendit muet le plus gros, cet imbécile ne maitrisant pas les sortilèges informulés, il ne serait plus un obstacle. Il vit une fille de Gryffondor, qui avait le même âge que lui mais qui était bien plus protocolaire que lui.

« - Kingsley ! Arrête ça !
- Cinq minutes les filles, les autographes c’est pour après. »

Il se reconcentra sur les deux serpentards qu’il convenait à présent de maitriser. Petit à petit, la foule se faisait plus dense. Il réussit à parer le faible sortilège du premier, mais celui de **** le toucha en pleine épaule. Il se retrouva projeté en arrière, et tomba sur sa cape. Il serra les dents et se releva en vitesse, fronçant toujours plus les sourcils.

« Assez joué… Incarcerem ! »

Son sortilège raisonna au-dessus du lac et les cordes qui se formèrent dans les airs frôlèrent le plus maigrichon des deux, et s’enroulèrent autour du tronc de l’arbre le plus proche. Une fois de plus, il réussit à parer les deux sortilèges qui fusèrent vers lui, mais son épaule commençait à lui faire de plus en plus mal. Il serra plus fort sa baguette et en mouvement de poignet, désarma un de ses ennemi, de manière à ce qu’il ne se retrouve qu’avec ****.

« - Vas-y gros, montre lui ce que c’est qu’un vrai serpentard !
- Allé Kingsley ! »

L’encouragement de la foule lui donna encore plus de courage, mais emporté par sa soif de reconnaissance, il détourna furtivement la tête pour observer la foule d’élève qui les entourait. Chacun s’était mis derrière celui qu’il encourageait. Profitant de cette inattention, **** en profita pour lancer un sort qui toucha Kingsley dans la même épaule que le précédent. De nouveau, il se trouva projeté en arrière, mais avec plus de force qu’au sortilège précédent. La douleur et la surprise lui arrachèrent un grognement, mais en retombant, il vit qu’il était en train de se battre dos au lac. Il eut alors une idée. Il fit semblant de ne pas se relever, en espérant que ****, fier de sa victoire, s’approche pour l’humilier. Il attendit quelques secondes et au milieu des acclamations et des complaintes, il vit entre ses cils la silhouette athlétique approcher. Une fois qu’il pensa que **** était assez prêt, il se redressa d’un coup et brandit sa baguette derrière lui. Dans un grand mouvement, il dessina au-dessus de sa tête un demi-cercle de manière à ce que sa baguette se retrouve pointée vers son adversaire. Une seconde plus tard, un jet d’eau d’une vingtaine de centimètre de diamètre sortit de l’eau et percuta **** en plain ventre. Profitant de ces secondes précieuses, Kingsley se releva et jeta un bombarda dans la neige, qui recouvrit sommairement ****. On entendit alors une grande clameur monter des élèves rassemblés, criant le prénom du gagnant. Pourtant, tous préférèrent le diminutif, qu’ils accompagnèrent de l’article.

« THE KING ! THE KING ! THE KING ! »

Ainsi naquit une légende.



Nota Bene:
 





Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Jeu 13 Mar - 13:26


Rencontre au sommet


(Hugo) ▽ Que le devoir ait des carrefours, c'est étrange. La responsabilité peut être un labyrinthe.


BUREAU DU DIRECTEUR, POUDLARD, 9H00.

« Vous avez fait exprès de nous donner rendez-vous à neuf heures pour voir ma tête au réveil, avouez ! », avait-il dit entre deux grognements et deux bâillements. Kinglsey n’était pas du matin, il préférait voir le soleil se coucher plutôt que se lever. Il entra dans la cheminé avec le chef des aurors, Remington Bloodworth, pour se rendre dans le bureau du directeur de Poudlard. « Nous allons nous y rendre par sa cheminée personnelle, il nous a autorisé l’accès. L’heure est grave. » L’heure était grave, en effet. La sécurité des élèves était en jeu, et cela Kingsley ne le supportait pas. En un coup de baguette, ils atterrirent dans le bureau du directeur. « Remington, dieu soit loué, vous voilà ! » Kingsley leva les yeux au ciel, un peu grognon de s’être levé si tôt pour assister à une réunion du club du troisième âge. « Je te présente Kingsley Rosenback, mon adjoint. » « Oh oui, bonjour ! » Kingsley s’inclina légèrement et commença à inspecter la pièce, les écoutant d’une oreille. Il regardait chaque meuble, chaque bibelot. Le bureau avait changé, depuis qu’il y était rentré la dernière fois. Bien sûr, sa mémoire n’était intacte, les litres d’alcools qu’il ingurgitait par jours n’aidant pas à retenir chaque scène de sa vie. Mais il pensa que la guerre qui avait eu lieu, et la bataille de Poudlard avaient dû détruire une partie de l’ancien bureau. « J’imagine que vous êtes au courant de ce qui s’est passé dans la tour de Serdaigle… Quelle catastrophe ! Les élèves sont en danger, c’est pour cela que je vous ai fait venir. J’ai… Besoin de votre aide ». Kingsley arrêta sa ronde et regarda le directeur. Il lui paraissait vieux, et bien moins alerte que Dumbledore en son temps. « Vous voulez que des aurors surveillent le château ? » La question du chef des aurors laissa derrière elle un froid qui glaça les os du directeur adjoint. Il lui sembla que le château s’était figé ; les cris d’élèves que l’on entendait au loin s’étant envolés, tout comme le bruit du coucou qui annonçait la nouvelle heure. Kingsley savait bien ce que la présence d’aurors à Poudlard signifiait, seul un ignare ne le comprendrait pas : cela signifiait le retour de la guerre.

« - Oui, je voudrais qu’ils se postent à Pré-au-lard et autour du château…
- Cela ne sert à rien. Le Mal est déjà entré dans Poudlard. On n’applique pas un antidote sur la peau d’un empoisonné, on lui fait avaler. »

Le chef des aurors poussa un soupir, il savait que Kingsley avait raison. Les aurors ne pourraient protéger les élèves que de l’intérieur, s’ils le pouvaient… Ce n’étaient pas des personnes extérieures à l’école qui avaient provoqués les récents évènements, mais bien des élèves. « Très bien, je vous enverrai des hommes. Mais il leur faut un chef… » Les deux hommes se tournèrent vers Kingsley qui écarquilla les yeux. « Non non non… Je suis un citadin, moi ! Pas un rat des champs ! Puis vous vous imaginez, avec tous ces mioches ? Je ne suis pas assez patient ! » Mais surtout, à son époque, toutes les professeurs étaient vieilles et ridées… Et ce n’était pas les femmes de Pré-au-Lard qui allaient pouvoir combler ses envies ! Il implora son chef du regard, mais celui-ci secoua la tête. « Kingsley, c’est pour le bien de l’école… » Il soupira profondément. « D’accord, mais alors, on va faire les choses à ma manière. » Il les regarda, et attendit un signe d’approbation du directeur de l’école. Il le regarda plus fixement et vit la tête du vieillard s’incliner légèrement.

« - Bien. Vous connaissez le Ligare Carcerum ? C’est un puissant sortilège qui lie deux personnes entre elles…
- Oui Kingsley, nous connaissons le Ligare Carcerum…
- J’aurais dû m’en douter, il ne date pas d’hier… »

Le directeur parut réfléchir un instant. Kingsley en profita pour reprendre sa ronde autour du bureau, pendant quelques minutes, mais fut interrompu par la voix roque du directeur.

« - C’est d’accord.
- J’étais sûr qu’on pouvait s’entendre ! »









You better work, bitch


(Camus) ▽ Aujourd'hui maman est morte. Ou peut être hier.


HÔPITAL DE SAINTE MANGOUSTE, 16H25.

C’était un rituel hebdomadaire. Il se rendait tous les mercredis après-midi à l’hôpital de sainte mangouste afin de visiter sa tante, qui était fort souffrante. C’était une sorcière de talent, mais elle aimait faire des expériences. Une avait mal tournée… Elle n’était pas capable de se souvenir de cette soirée, où elle avait préparé une nouvelle potion. Malgré l’enquête, on avait pu retrouver tous les ingrédients, et aucun antidote ne s’était avéré efficace. Alors il allait la voir, elle qui avait été pour lui une seconde mère, bien plus que les autres femmes de la famille. Il n’aimait pas cet hôpital, ni aucun autre d’ailleurs, mais il l’aimait elle. Il venait ainsi lui rendre visite, lui raconter sa vie ou lui faire la lecture. Mais plus que tout, il venait lui amener de quoi se détendre, oublier un peu le mal qui la rongeait. Dans une petite fiole, un de ses ami du département des mystère mettait une potion qui ressemblait à la morphine pour les moldus. Elle n'avait qu'à en mettre dans son café, le matin, et sa journée se passerait moins douloureusement. Lorsqu’il pénétra, ce jour-là, dans la chambre, il la trouva à moitié endormie. Elle avait le visage plus mort encore que d’ordinaire, et ce qu’il devait lui annoncer lui faisait mal au cœur. Elle qui le connaissait si bien s’en rendrait surement compte avant même qu’il ne commence à ouvrir la bouche, alors à quoi bon lui mentir ? Il était normal avec elle, il ne jouait aucun jeu. C’est ce qui lui plaisait, à elle. Il s’avança lentement, arborant son charmant sourire. « Bonjour Tata… » Chaque fois qu’il venait la voir, il se croyait revenir en enfance. Il la vit ouvrir lentement les yeux, et forcer sur ses muscles pour lui sourire.

« - Tu as trop fait la fête hier…
- Oui, on se demande qui de nous deux est le plus malade ! »

Ils se mirent à rire et Kingsley s’approcha pour poser sur son front un baiser. Il avança une chaise à côté de son lit et la regarda. « Tu bois toujours autant ? » Kingsley sourit à nouveau à sa tante. « Oui, pour oublier que ma journée a été pourrie… » Elle fronça le peu de sourcils qui lui restait. « Mais qu’est-ce que tu dis ? Tu es beau comme un Dieu, tu as de l’argent, tu es un auror reconnu… ! » Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il lui coupa la parole. « … Et je fais l’amour comme un Dieu ! Dommage que tu sois ma tante, sinon tu aurais pu gouter au plaisir ! » Le rire rauque de l’homme se mêla à celui de la malade. « Arrête tes âneries, nous ne sommes pas des Lestrange ! » Encore un sourire, puis un silence.

« - Ecoute tata…
- Oui je sais, tu ne pourras plus venir me voir aussi souvent qu’avant… En même temps, venir voir une vieille folle à moitié morte, alors que tu as la vie devant toi ! Tu as raison mon petit…
- Mais non enfin ! Ce  n’est pas parce que je le veux ! »

Elle leva la main en signe de protestation. Il pouvait dire ce qu’il voulait, elle n’allait pas le croire. « Les choses recommencent… Une troisième fois. » Il entendit un soupir sortir de ses froides lèvres entrouvertes, qui représentait le temps qu’elle avait vécu : long, dur… Elle avait connu les deux premières, deux victoires. Mais aujourd’hui ? Fallait-il que dieu lui impose de vivre une défaite avant qu’il ne l’appelle à ses côtés ?

« - Je vais aller à Poudlard, m’occuper de la sécurité.
- Qui t’a envoyé là-bas ? Les élèves sont si mal baisées qu’ils doivent t’envoyer remonter le niveau ?
- Tata ! »

Elle leva une fois de plus la main.  Une fois de plus, le silence, plus pesant que le premier. Il la regardait, elle le regardait. Il avait mis longtemps pour pouvoir soutenir ce regard bleu, qui devenait aujourd’hui vitreux. « Bien, fais en sorte que cette fois, on ait pas besoin d’un bambin pour sauver le monde. Maintenant laisse-moi… Si tu ne reviens pas avant que je meure, essaye de penser à moi quelques fois… Moi, je pense à toi tous les jours. » Et elle se tourna, toujours allongée. Il vit un sourire sur sa bouche, celui de la fierté et de l’amour. Il se leva, sachant pertinemment que la conversation était terminée, se pencha sur elle, et embrassa ses cheveux gris et fins. « A bientôt tata… » En se redressant, il ouvrit le tiroir de sa table de nuit et y mit la petite fiole. Il se dirigea vers la porte et partit.






Revenir en haut Aller en bas

avatar
HRIen depuis le : 07/04/2013
Parchemins écrits : 520
Statut : C'est compliqué
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Jeu 13 Mar - 16:14

"Fol Oeil était bien taré et gentil"


Mon oncle n'était pas taré, juste prudent, merci.
Mais sinon bienvenu chez nous
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
HRIen depuis le : 13/04/2012
Parchemins écrits : 1281
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Jeu 13 Mar - 18:03

Mon TC Lucifer Lestrange fait déjà ses plans pour que ta mort ressemble à un accident

Anyway, bienvenue ici

•••••••••••••••••••••••••••••

I saw your picture hangin' on the back of my door, won't give you my heart no one lives there anymore. And we were lovers, now we can't be friends. Fascination ends here we go again.


I'm not in love


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Jeu 13 Mar - 18:48

Oh le gentil monsieur qui lies les gens entre eux... Si l'envie te reprends, fais moi plaisir de me coller une fille super sexy la prochaine fois   

En tout cas, bienvenue et bon courage pour la fin de ta fiche déjà bien avancée.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
HRIen depuis le : 25/08/2011
Parchemins écrits : 5504
Statut : » FIANCEE A VLAD KARKAROFF
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Jeu 13 Mar - 20:22

Zane, je peux aider Lucifer ?

Bienvenue sur HRI ! N'hésite surtout pas si tu as la moindre question concernant le forum ( pour ce qui est du PV, il a été écrit par ma co-admin donc c'est plutôt vers elle qu'il faudra te tourner Wink ) - Le Rosenbach, détesté par toute la marmaille des mangemorts si t'as les oreilles qui sifflent, c'est qu'en effet on complote contre toi

•••••••••••••••••••••••••••••


† and the snakes start to sing

I'll seek you out, flay you alive... One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power, I see right through you any hour. I won't soothe your pain, I won't ease your strain, you'll be waiting in vain... I got nothing for you to gain .

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Ven 14 Mar - 9:26

Merci à vous! Et... Je vous attends   
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Ven 14 Mar - 10:19

En attendant que des papuches (membres, cqfd) aient le temps de te faire des bannières, tu peux en trouver sur Tumblr (ou alors dans l'outil de recherche Google, avec les dimensions désirées) De même pour l'avatar, Bazzart regorge de pas mal d'avatars sexy de Robert Histoire que tu sois dépanné en attendant.

Bienvenue officiellement en tous cas ! L'ancien Kingsley ayant été supprimé, tu peux t'approprier le véritable pseudo du personnage.
Etant la créatrice du PV, si jamais tu as des questions, surtout n'hésite pas à me contacter. Bonne fiche
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Ven 14 Mar - 10:27

Bienvenue ici jeune papuche
Ta fiche avance à grands pas, en espérant que tu sois le bon.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Ven 14 Mar - 10:53

C'est un coup monté? Presque que des serpentards...
Merci en tous cas!     
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Ven 14 Mar - 12:45

Bienvenue What a Face bon courage pour ta fiche
Revenir en haut Aller en bas

avatar
HRIen depuis le : 10/11/2012
Parchemins écrits : 1449
Statut : Heart under arrest
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Ven 14 Mar - 14:40

UN ROSENBAAAAAACH

Bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fichette What a Face

•••••••••••••••••••••••••••••

Bite into me harder

Now I must admit that I have played a part in the way that things have gotten out of hand, but it's escalated almost to an art. I want to fix him but I don't think I can. I'm falling deep into a pit of vipers over me, over me and I can't break free. Secrets run deep when you're in a pit of vipers, slithering, whispering, feel the venom poisoning me.
©️ Silver Lungs & Simon Curtis
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
HRIen depuis le : 07/04/2013
Parchemins écrits : 520
Statut : C'est compliqué
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Ven 14 Mar - 18:55

Il n'y a malheureusement que des Serpentard ici, on t'attendait avec impatience pour faire le ménage nous!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Ven 14 Mar - 19:18

Merci!
Oh le volcan, on se calme oui! Sinon je vais te faire exploser tu vas voir   
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Sam 15 Mar - 8:03

Bienvenue !    
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Sam 15 Mar - 8:17

Merci à toi :)
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   Mar 18 Mar - 10:20

Le personnage est bien cerné, donc c'est parfait ! De plus ça va être bien sympa avec un Kingsley dans le coin

Je valide donc !



Félicitation & bienvenue



Ton travail et ta détermination ont porté leurs fruits et te voilà désormais pleinement membre de HRI ; pour cela, nous te remercions et te félicitons, bienvenue dans la famille !
Tu peux dès à présent poster dans l'intégralité du forum, y compris le flood et les jeux.

TOUTEFOIS
Pour bien continuer ton aventure parmi nous, il te faudra créer un carnet de relation ( ICI ) et pourquoi pas un répertoire de RP ( ICI ) . Surtout n'oublie pas d'aller réserver ton avatar ( ICI ). Si ton personnage a des parents tirés de la saga, il te faudra aussi remplir un formulaire ( ICI ). Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter un membre du staff, ils sont là pour ça ! & Histoire de t'en sortir dans les bruits de couloir, n'hésite pas à consulter régulièrement la gazette qui se trouve ici ICI. Ensuite, tu trouveras une liste d'emplois à pourvoir Edimbourg ou à Pré-au-Lard ! Enfin, lorsque tu seras assez actif tu pourras si tu le souhaites faire une demande de logement ICI.

Enfin, nous t'invitons à checker régulièrement le tumblr de HRI

Bon jeu parmi nous


Bienvenue, cher
Sorcier

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: « Cien años de soledad » _ THE KING.   

Revenir en haut Aller en bas
 

« Cien años de soledad » _ THE KING.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Robert McNamara, artisan de la mise au pas des peuples
» ENTÈNASYONAL FANN NAN DENGWANN POU PWOSÈ JANKLOD DUVALIER,PETISYON ANPIL SIGNATÈ
» Mise au point ? Non... une simple affaire de jalousie. { Gailis - Merriadeck }
» Soledad Gerfaut, l'Epervier [ FINI ]
» Le fusil 1777

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HRI • RPG :: Présentations de nos anciens membres-