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 Little girl, little girl you should close your eyes, that blue is getting me high ▽ Zazazëlle

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MessageSujet: Little girl, little girl you should close your eyes, that blue is getting me high ▽ Zazazëlle   Jeu 19 Déc - 21:22


Zazazëlle


(Hell) ▽ Il parait que j’ai tout : je suis beau, jeune, riche. À un détail près : je suis beau, jeune, riche et lucide. Et c’est ce détail qui fout tout en l’air.  


Des dents trop grandes. Un corps maladivement maigre, silhouette famélique. Un regard que tu trouve inexpressif. Elle, c'est Azazëlle Dolohov. Celle que l'on veut que tu épouse, celle que tu dois engrosser d'ici quelques temps pour qu'elle accouche d'enfants dignes de porter le nom des Goyle. Rien qu'à l'idée de lui faire l'amour, tu éprouves du dégout. Cette fille est un sac d'os, et t'aurais sans doute trop peur de lui casser une hanche avec un coup de bassin trop enthousiaste. Tu viens de l'apprendre, dans ton courrier du matin. Une lettre de ta mère, qui est sans doute la seule adulte de ta famille à être de ton côté. Tu sais qu'elle a sans doute du t'écrire cette lettre en cachette, dans le dos de ton père. On n'a pas voulu te dire qui était cette fiancée "pure" et digne de toi. Tu parles, tout le monde sait que les Dolohov sont mêlés. Quitte à salir votre sang si bien conservé par les mariages entre cousins -voir même sans doute entre frère et sœurs-, autant te laisser aimer n'importe quelle sorcière au sang mêlé, même si c'est une Weasley. Adélaïde... Elle, au moins, tu sait que tu ne la cassera pas lors d'une étreinte trop fougueuse. Elle, ses dents sont bien proportionnées, et ses yeux dégagent quelque chose d’intrigant.

La Weasley est bien plus belle, même si elle a le malheur de porter le nom des héros. Et a cet instant plus que jamais, tu maudit ton grand père et ton père. Azazëlle, ersatz d'Alesya. Ils ont sans doute cru que ce serait plus facile de te faire changer d'avis avec une fille qui soit disant ressemble à ton premier amour. Mais Azazëlle... Oh non, elle est loin d'être la Lestrange que tu as aimé comme un fou, pour qui tu te serais damné, pour qui tu aurais même vendu ton âme au diable ne serai-ce que pour son sourire. Peut être bien qu'elle est aussi sombre et compliquée, mais elle n'a pas cette beauté froide, elle n'est qu'une pâle copie qui jamais n'égalera l'original. Ce matin, tu l'as longuement regardée sans toucher à ton petit déjeuner, l'estomac noué et l’appétit coupé par la lettre de ta mère. Tu cherches des excuses et tu le sais bien. T'as longtemps contemplé en silence cette fille à qui on t'as fiancé contre ton gré, cherchant les défauts. Tu chipotes Zane, et tu le sait bien. Mais il faut bien que tu sois de mauvaise foie, pour ne pas céder face à la pression. Il faut dire qu'Azazëlle est un choix judicieux, voir même vicieux.

T'as passé ta journée à ruminer. T'as même pas été capable de faire une seule bonne passe au Quidditch après les cours, ça en dit long sur ton état d'esprit. Tu penses, même sans doute trop. A ce que tu vas faire, à comment tu vas bien pouvoir te débarrasser du squelette ambulant d'Azazëlle. Si tu pouvais t'y penserais pas. Mais le problème, c'est que là, ton avenir est en jeu. Tu n'veux pas finir comme tes parents, à te faire chier dans un mariage malheureux, à faire des gosses parce qu'il le faut au nom du sang, à faire la gueule à longueur de temps parce que ta femme est effacée. T'as pas envie d'aller dîner chez les Dolohov en prétendant être heureux d'épouser leur fille unique, sur qui ils ont basé tout leurs espoirs depuis que leur fils à été réparti à Gryffondor et donc renié. « Lâche moi, Adélaïde. C'est pas le moment, j'ai besoin d'être seul là. »
T'envoie même chier celle que tu aimes. Parce que là tout de suite, t'as vraiment pas envie d'en parler. Adélaïde a compris que tu n'allais pas bien. Mais peut importe, tu la mettras au courant de la nouvelle plus tard. Assis seul dans un coin de la salle commune, tu épie ta fiancée. Ta seconde fiancée, celle que l'on t'as imposé.

Vos regards se croisent un court instant, tu soutiens le sien avant qu'elle ne le détourne. Elle sait sans doute que c'est toi, celui avec qui elle est censé faire sa vie, avec qui elle est censée fonder une famille. A côté d'elle, il y a Alesya, la splendide et froide demoiselle Lestrange. Elle ne vous pardonnera pas, si cette union voit le jour. Parce qu'elle se sentira trahie, parce que malgré tout ce qu'elle peut bien dire elle tiens toujours à toi. Maladivement possessive. Oui, c'est ça, trop attachée elle ne supporte pas de te voir dans les bras d'une autre, et ce sera sans doute pire si elle te voit un jour pendu aux lèvres de la Dolohov. L'apocalypse, des cris dignes de ceux d'une Banshee. Et tu ne veux pas avoir à vivre ça.

Le Cerbère se lève. Tu décide de la suivre le plus discrètement possible. Les élèves sont nombreux dans le nid à vipères, et après avoir envoyé chier Amadeus tu parviens à ton tour à te glisser hors de la salle commune. « DOLOHOV! » Accélérant le pas, tu la rattrapes sans mal. « Faut qu'on parle toi et moi, tu crois pas ? »

(c) AMIANTE


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MessageSujet: Re: Little girl, little girl you should close your eyes, that blue is getting me high ▽ Zazazëlle   Lun 27 Jan - 17:37

i tried to make you see my side i always tried to stay in line but your eyes see right through that's all they do


Un sorcier retourne toujours sur les lieux du crime, c’est ce que lui répétait souvent sa mère, enfant.

Les crimes, alors, c’était de voler les livres d’Alesya, de lui dire j’ai pas besoin de toi, Alesya ; Alesya, je parie que je serai bien meilleure que toi ; regarde ce que je vais bientôt devenir alors que toi, tu ne seras jamais que toi, Alesya. Revendiquer à la face du monde entier qu’elle n’existait pas uniquement par et à travers la Lestrange, qu’elle ne la prenait pas comme modèle si bien qu’elle en virait obsessionnelle, c’était un travail à plein temps, sa mère ne le comprenait pas. Diable à elle, à ses yeux, Azazëlle était un ange. C’était ce qu’elle répétait inlassablement à l’insupportable Ahriman quand il se jouait d’elle à ses dépends, riant à gorge déployée, se moquant éperdument d’elle et de ses tentatives pour le dissuader d’encore tenter de l’approcher lorsqu’elle était déterminée à l’éradiquer totalement de sa vie. Longtemps, enfant, elle n’avait pas pu comprendre cette expression de grands. Puis, un jour, elle s’était rendue compte, que son crime c’était Alesya, et que sans cesse elle retournait à Alesya. Elle ne pouvait concevoir que celle qu’elle considérait comme une sœur souffre plus que le temps de son sourire. Comme aujourd’hui, elle trouvait le moyen pour qu’elle lui fasse une place à côté d’elle même s’il en manquait pour le corps rachitique d’Azazëlle.

On a déjà vu des crimes sans victime. Un corps, ça se déplace, même mort. Mais, une scène de crime, ça ne se balade pas dans la rue, ça ne prend pas un latte au café du coin. La cible peut rentrer chez elle, mûrir, grandir, encore une fois mourir, mais le lieu de son agression, lui ne bougera pas. Le mal dont souffrait Azazëlle, pourtant, c’était bien celui-ci, celui d’une criminelle sans domicile. Elle voulait y retournait mais ne pouvait pas. Elle avait oublié, c’était tout. Ses pieds ne savaient pas la guider. Il n’y avait pas de route toute tracée quand on était démembrée. Juste un doute harassant. Elle avait perdu son phare, il s’était éteint, il ne brillera plus jamais ; du moins, tel serait bientôt le cas. Elle grimaça lentement, en même temps qu’un frisson glissait le long de son échine alors qu’elle s’évertuait à se soustraire à ce regard importun et acéré d’un léger mouvement de tête. Les yeux étrangers percutèrent violemment les siens, quelques secondes, tentant vainement de s’accrocher aux siens alors qu’elle les détournait aussitôt. Un spasme la prit tandis que, l’air hagard, elle tentait de se reprendre, d’au moins feindre de participer à la conversation pour ne pas alerter Alesya – laquelle était bien trop perspicace pour son propre bien par moments. Pourtant, elle sentait son estomac se nouer progressivement, jusqu’à lui filer des hauts le cœur, une envie immonde de vomir le peu qu’elle avait pu avaler. Et elle en aurait gerbé à ses pieds, à celui-là ; qu’il cesse de la crucifier de ses yeux d’acier, il était en train de la rendre malade. Un peu tremblante, ses genoux manquant de peu de s’entrechoquer, elle se leva soudainement, raide, presque blanche, balbutia à l’adresse de son ainée qu’elle voulait retourner à la salle commune afin de conclure un devoir de potions. Mensonge éhonté.

Car, tout ce qu’elle désirait, c’était fuir. Elle n’était pas en train de quitter la Grande Salle d’une démarche fébrile, non ; elle fuyait, le fuyait, préférant s’éviter quelque confrontation dont elle ne serait pas à l’origine, qu’elle ne désirait pas – pas encore tout du moins. Elle n’avait pas encore les armes pour l’affronter, il lui fallait se forger, encore un peu ; un peu de temps. Azazëlle savait, pourtant, qu’elle ne faisait que retarder l’échéance, inévitable, de leur confrontation comme elle s’était toujours doutée qu’une fois la sentence tombée de son côté, eh bien, il ne lui en faudrait pas plus pour l’acculer au mur et régler leurs différents. Si elle avait accepté l’union sans broncher, elle l’imaginait mal en faire de même surtout lorsqu’il s’apprêtait à jurer amour éternel pour cette Weasley. Elle ralentit imperceptiblement la cadence, comme ses traits se tordirent dans une expression de pure haine à l’idée qu’elle était celle qu’on délaissait pour cette fille de héros. Ça lui donnait envie de vomir. De crier. De frapper. Les frapper. « DOLOHOV ! » Un frisson qui mordit son épiderme ; caresse amère à laquelle elle ne cherchait qu’à échapper. Non, non, non. Va t’en. Elle ne voulait pas lui parler ; ni maintenant, ni jamais. Qu’il s’en aille, loin, qu’il aille se confiner dans les bras de sa Weasley de petite-amie – fiancée – qu’il la laisse, l’ignore, comme il avait toujours fait. Putain, oui ; toutes ces fois où son regard n’avait jamais fait que la survoler lui revenaient en pleine gueule, lorsqu’il ne lui adressait qu’un mot pour lui demander où était Alesya – Alesya, toujours Alesya – et qu’elle s’empressait de répondre pour mettre un terme à cet échange au plus vite. Et ça l’avait bouffée, lentement ; qu’on la méprise, qu’on la déteste, la haïsse, oui, elle y était habituée, presque immunisée. Mais l’indifférence, ça avait le don de la rendre verte de rage. « Faut qu’on parle toi et moi, tu crois pas ? »

Elle sentit son souffle dans sa nuque, signe annonciateur de l’apocalypse. Ah non, de leur proximité, pardon. Une seconde, elle lui jeta une œillade dédaigneuse par-dessus son épaule, avant de continuer d’avancer. Un pas. Vite. Deux, trois. Continue comme ça. « Je n’pense pas, non. » Voix glaciale, regard polaire. Quatre. L’entrée de la salle commune se dessinait, au loin ; quelques enjambées et elle y serait, oui. Elle pourrait enfin échapper aux représailles de l’annonce de leurs fiançailles, s’enfermer dans sa chambre et étouffer sa rage dans son oreiller à l’idée qu’il lui préférait une stupide et insipide Weasley. Une Weasley, par la Lune ! Si, encore, il était aller se trouver une fiancée décente, elle n’aurait pas dit ; mais une Weasley. Ses poings se crispèrent à l’extrême tandis qu’elle récitait silencieusement une comptine iranienne que lui avait appris sa mère durant son enfance. Rester calme, surtout. Ne pas laisser sa colère éclater ou Zane pouvait être sûr d’être balayé par le souffle de l’explosion. Qu’il comprenne, une bonne fois pour toutes, qu’elle n’était pas Alesya et sa beauté sombre, ses colères chaotiques et ses plans machiavéliques. Qu’ils comprennent tous. Elle inspira longuement. « De toute manière, il n’y a rien à dire. » asséna-t-elle, presque avec violence ; elle esquissa encore quelques pas. Cinq, six, sept. Elle était prête à prendre la fuite, une sale habitude Serpentard. Le genre qui colle à la peau, à la manière dont leurs yeux se croisent sans jamais s’accrocher.

Sors les armes. Une nouvelle victime pour ton prochain crime.

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MessageSujet: Re: Little girl, little girl you should close your eyes, that blue is getting me high ▽ Zazazëlle   Dim 23 Fév - 16:17


Zazazëlle


(Hell) ▽ Il parait que j’ai tout : je suis beau, jeune, riche. À un détail près : je suis beau, jeune, riche et lucide. Et c’est ce détail qui fout tout en l’air.  
Je n’pense pas, non. De toute manière, il n’y a rien à dire. Rapidement, ma main trouve l'un de ses bras décharnés. Un premier contact physique entre elle et moi, dénoué de douceur ou de tendresse. Non, notre premier contact ne pouvait pas être autrement. Pour rien au monde je ne passerais ma main dans ses cheveux, je ne caresserais pas tendrement sa joue et mes lèvres ne rencontrerons jamais les siennes, du moins pas sincèrement. Jouer la comédie avec Azazëlle s'impose désormais. De toute manière, je ne compte plus mettre un seul pied à la maison. A dix neuf ans, je saurais me débrouiller. Partir avec un sac à dos sur l'épaule et quelques gallions en poche. Trouver un job d'été, louer une chambre au chaudron baveur. Si la guerre éclate, avec une Weasley à mes côtés, autant prendre devenir débrouillard le plus tôt possible. Si l'histoire se répète, il nous faudra fuir.

Jamais je ne lèverai la main ou la baguette sur une femme. Si je n'ai jamais concrètement vu Gregory battre ma mère, j'ai déjà vu celle-ci pleurer dans le salon. Violent, colérique, idiot... Capable d'infliger l'endoloris à ses propres enfants. J'ose à peine imaginer comment père se comporte avec elle dans l'intimité. Et s'il y a bien une chose dont je suis sur c'est que je ne veux pas devenir comme lui. Ni devenir comme Amadeus. Je suis moi, Zane Ethan Goyle, un électron libre qui se fiche bien de son nom, qui se fiche bien de tout sauf d'elles. Adélaïde, Alesya, Wilhemina, Daphnée. Azazëlle ne fait pas partie de ces femmes que je chérie, et n'en fera même sans doute jamais partie. Me marier avec elle au nom du sang, ou me marier à Adélaïde par amour, le choix est vite fait. La ferme Dolohov. Je sais que c'est toi, qu'on a choisit pour moi. Et si je dois être ton futur mari, tu me dois le respect et tu dois m'écouter. Tu voudrais pas que j'en vienne à te frapper et à prendre ce qui m'appartiens de droit, n'est-ce pas ?... J'crois que t'aimerais pas ça, si j'te baisais sans ton consentement.

Une fois la brune contre le mur, je m'arrange pour saisir son menton entre mes doigts. La regardant froidement, je m'efforce d'avoir l'air effrayant. Il est temps de la dissuader de m'épouser. Même si cette attitude me dégoute je me dois d'agir ainsi pour Adélaïde et moi. Pour nous. Tu devrais apprendre rapidement à devenir une femme docile. J'tavoue que ça me ferait chier de te dresser moi même, j'ai pas le temps pour ça, j'ai une carrière à gérer, un entraînement quotidien... Faudra que tu entretiennes notre chez nous à Edimbourg dans deux ans. J't'avertis que quand je rentrerais le soir, t'auras intérêt à ce que tout soit nickel, et que le repas soit prêt. Sinon... Tu sais ce qu'il t’arrivera, n'est-ce pas ? Ou tu moins, tu sembles assez maligne pour le deviner. Un air de dédain sur le visage, j'observe longuement sa silhouette. A travers cette expression, je tente de la rabaisser, de nouveau. Encore un peu plus. De lui faire croire qu'avec moi, elle sera malheureuse toute sa vie. Que je ne suis pas le prince charmant. Si je n'ai rien contre elle au départ, si sa présence aux côtés d'Alesya m'indifférait... Désormais, elle fait partie de ma vie malgré elle. On dit que tu lui ressembles. C'est faux, elle est bien plus jolie que toi. Elle compte beaucoup non ?... Un sourire carnassier s'étire sur mes lèvres. Me rapprochant d'elle au point de coller nos corps l'un à l'autre, tenant fermement ses poignets pour éviter toute crise de rage, devinant avoir touché le point sensible je m'efforce de continuer sur ma lancée. J'ai beau détester la méchanceté gratuite, les circonstances ne me laissent pas le choix. Et elle, à son plus grand malheur, se trouve au milieu de tout ça. Au milieu de mes histoires d'amour, passées ou présentes. Entre les deux femmes que j'ai aimé et que j'aime sans compter : Alesya Ysoline Lestrange et Adélaïde Fleur Weasley. Alesya et moi, c'est compliqué. Elle a du t'en parler je pense, non ?... Elle doit te faire confiance. Tu crois qu'elle serait contente d'apprendre qu'on va se marier toi et moi?... Tirant la moue, je dépose un baiser furtif sur sa joue pâle. Non, Alesya serait folle de rage. Tu sais comment elle est, quand elle se met en colère. Tu nous a déjà vu nous disputer par le passé... Mais... On s'aimera toujours, elle et moi. Et ni toi ni la Weasley ne pourront empêcher ça. La seule différence entre Adélaïde et toi, c'est que elle, je l'aime. Et que toi, je t'aime pas. J'm'en fout, que ton sang soit pur et le sien non. Elle aussi, elle est bien plus jolie que toi. Sans compter qu'elle me comprends et qu'elle me soutiens. Toi, tu fais rien de tout ça. Tu viens même pas encourager ton fiancé à ses match avec une banderole... Passant une nouvelle fois mes doigts encrés dans sa chevelure brune, je susurre à son oreille Mais tu peux me faire changer d'avis... Si tu sais me satisfaire correctement, alors... je pourrais te pardonner ton comportement insolent. Je pourrais même être gentil avec toi... Mon autre main se fraye un chemin le long de sa cuisse, remontant lentement sous cette jupe d'uniforme. Ni trop haut, ni trop bas. Juste suffisamment pour lui faire comprendre. Tu sais comment faire plaisir à un homme, Azazëlle ?... Ou bien est-ce que je serais le premier ?
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MessageSujet: Re: Little girl, little girl you should close your eyes, that blue is getting me high ▽ Zazazëlle   Dim 1 Juin - 15:11

Je rêve. Le rose colore tes joues malgré toi, et tu crispes les doigts, exaltée par la proximité de Zane, envahie par une colère innommable, le visage lisse, mais tremblante. Tu contemples encore son visage, incrédule et choquée. Neutre. Anesthésiée. Tu lâches la besace que tu tenais entre tes doigts, et serres les dents, soudain emplie de colère. Je rêve ! Tu t’agrippes au mur derrière toi et balances un violent coup de pied dans le tibia de Zane, contusionnée et furieuse. Tu cesses. Tu regardes sa silhouette, tu ignores le monde autour, et tu te mets soudain à rire. T’es secouée d’un éclat de rire tout à fait guilleret. Tu aurais cru pleurer, hurler, mais non, tu te tiens là, hilare, les yeux plissés d’une joie douce-amère. Tu repousses ton fiancé rageusement, jettes un regard brulant à tes feuilles de cours qui s’éparpillent sur le sol. Tu te tais. Ton rire meurt sur tes lèvres. Tes jambes, qui marchent, s’élancent soudain, et ton souffle se fait court. Le vent te gifle. Ta main en fait de même sur la joue de Zane. Tu mets toutes tes forces dans le coup. Furieuse. « Parle-moi avec plus de respect, Goyle ! », rugis-tu. Contre sa joue, tes doigts tremblent d’une rage démesurée. Tu serres plus fort, jusqu’à le griffer. Sous ta peau d’opale, ton pouls bat à tout rompre, ton sang rugit. Tu le regardes. Tes yeux le foudroient, illuminés d’un éclat fauve dans ta colère. Ton souffle, court, retentit dans la pénombre des cachots.

Tu ne lui arrives qu’au menton. Il te domine de toute sa hauteur mais, pour la première fois, tu ne l’as jamais trouvé aussi petit. « Tu sais faire la distinction entre Lesya et moi ? T’as compris qu’on était deux personnes bien distinctes ? Tu sais donc compter jusqu’à deux, Goyle ? Bravo, tu veux une médaille pour ça, peut-être ? » Non, tu n’es pas Alesya. Tu n’es jamais qu’un reflet biaisé de la Lestrange, et t’en as toujours cruellement eu conscience. Et toutes ces années, tu les as passées à te forger pour lui ressembler, pour combler les creux dans ta cuirasse, pour être comme elle. Elle, qui a tout ce sur quoi tu lorgnes, sans vergogne. Elle, qui a main mise sur tout ce que tu ne fais qu’effleurer du bout des doigts. Une salve de colère grimpe dans ton esprit, dans ton corps échauffé. Une colère contre Zane, oui. Immonde et dégueulasse. Mais une autre, aussi, plus froide, plus latente, contre Alesya. Et tu te dégoûtes. Parce que, oui, putain, elle compte beaucoup. Beaucoup trop. Alesya, c’est ton point d’ancrage, la lumière de ton ombre. Et pourtant, c’est aussi le César de ton Brutus, celle qu’il te faudra trahir et assassiner pour le pouvoir, pour ta propre gloire. Zane te dégoûte. C’est une pensée qui percute brusquement ton esprit, coincé dans des sphères trop hautes, enfoncé dans ta colère, pour que tu puisses comprendre quoique ce soit. Ton estomac se retourne. Révulsé, tes yeux d’azur prennent des lueurs de haine et de dégoût. Tu sens cette terrible colère grimper en toi, plus que ses mots, plus que ses mains sur ta peau qui te font sentir sale, spoliée : c’est une fureur animale, incontrôlable et brûlante comme la lave. Volcans, tes pupilles se dilatent. Tu manques de bondir en avant. Il va comprendre, que non, tu n’es pas Alesya. Mais tu peux être pire.

« Je ne suis ni Lesya, ni ta Weasley, Goyle. Tes yeux brillent, ta colère est trop virulente, trop présente, comme marquée au fer rouge dans ton esprit, pour que tu sois lucide et impartiale. Je me fiche de comment tu peux les traiter, toutes les deux. Mais moi, je ne suis pas ta petite-amie docile, et si tu essaies de me toucher encore une fois, je te jure qu’aucune fille ne sera jamais plus capable de te faire plaisir. » Tu craches ces mots qui te révoltent et te révulsent. Tu n’as qu’à fermer un instant les paupières pour sentir de nouveau l’empreinte de sa main sur ta cuisse, comme imprimée au fer rouge dans ta chair, te donnant envie de te griffer jusqu’au sang pour effacer cette sensation d’être marquée. De lui appartenir, ou de lui devoir quoique ce soit. Il te l’a assez répété, pour autant, lui-même ne semble pas l’avoir assimilé : tu n’es pas Alesya et, pour cela, tu n’éprouverais pas le moindre remord à lui faire du mal. Le détruire ne provoquerait pas ta propre décadence. Tu as peut-être toujours pensé l’aimer, sans savoir si c’était de réels sentiments, la simple envie de te façonner un peu plus comme la Lestrange ou bien simplement par devoir ; cependant, tu te refuses à te perdre dans cette union. À t’effacer pour devenir une de ces femmes totalement soumise à leurs maris, juste bonnes à dire amen à chacune de leurs paroles et à écarter les cuisses quand bon leur semble. Toi, t’as été élevée pour préférer les couronnes aux anneaux d’esclaves.

T’es encore là, à suffoquer dans ta rage et ton indignation. T’as des hauts le cœur de plus en plus violents qui te prennent à la gorge, lorsque tu sens encore le fantôme de sa main contre ta peau. Le sang brûlant de colère et le cerveau en ébullition, tes doigts fébriles se glissent furtivement dans ton dos, jusqu’à extirper ta baguette, coincée sous l’élastique de ta jupe, cachée par ton chemisier. À ton tour, tu te rapproches de lui, collant presque ton corps contre le sien ; et t’enfonces ta baguette dans sa jugulaire, le regard fou et l’impression tenace que tu serais capable de le tuer de sang-froid, là, tout de suite. « Et si t’allais tenir ce discours audacieux et machiste à ton père, plutôt ? Ou bien, t’as seulement du cran lorsqu’il s’agit de coincer une fille de trois ans ta cadette dans un couloir désert ? Tu lui lances un regard navré, avant de faire claquer ta langue, méprisante, contre ton palais. C’est de traîner avec ta Weasley qui te rend aussi faible ? » Tu exècres la faiblesse – la tienne bien avant celle des autres – et tu le trouves bien pathétique, là, en cet instant, à se montrer si lâche. Ne peut-il pas simplement se révolter contre le choix de Goyle Sr, plutôt que de te tenir pour responsable de ces fiançailles ? Qu’importe que tu n’aies rien fait pour y remédier, tu as simplement appris à accepter ton sort, lié au sien, et bien loin de celui d’Alesya. Si telle est la décision de ton père, tu t’y plieras, car Antonin Dolohov est le seul homme au monde devant lequel tu consens à courber l’échine. Zane, quant à lui, peut bien devenir ton époux, il ne sera jamais son maître. « Ou alors, tu vas te contenter de fuir la queue entre les jambes, et épouser ta Weasley en secret ? Une fille de héros, et un lâche, comme c’est ironique. » Tu accompagnes ta tendre remarque d’un sourire particulièrement amène avant de ricaner doucement. Tes yeux tombent à nouveau sur toutes les feuilles, noircies de ton écriture maladroite, et tu hésites entre retrouver ta colère cataclysmique, ou bien une froideur affichée. Lentement, tu resserres ta prise sur ta baguette et, instinctivement, tu te demandes quel sortilège tu pourrais utiliser, là, tout contre sa gorge. Un sourire carnassier fend ton visage dans la pénombre. Le pauvre Goyle ne sait pas à quoi s’attendre. Et toi, Azazëlle, tu ne peux pas encore comprendre toutes les conséquences de tes actes. Advienne que pourra.

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