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 GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature

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MessageSujet: GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature   Mar 14 Mai - 13:07

it echoes in my brain, i didn't mean it, pulses through my veins, i didn't mean it


« Ta gueule. » Sa voix rauque sembla vibrer dans la salle. Les cris cessèrent, la conversation animée qu'avaient les Gryffondor, en faisant des pronostics sur le prochain match de Quidditch s'avorta aussitôt. Les tables de Poufsouffle et Serdaigle, muettes, portèrent leurs yeux jusqu'au dos, tendu quoique calme d'apparence, de Galadriel Weasley. Les ricanements des Serpentard se turent, moururent dans leurs gorges, retombèrent lourdement dans leurs estomacs. Doucement, d'une lenteur presque funeste, elle se tourna à moitié sur son banc, afin d'intercepter le regard des verts et argents à qui elle avait l'habitude de tourner le dos, sciemment, sous peine d'en avoir l'appétit coupé. Ça n'avait été qu'un murmure, pourtant, qui s'était échappé d'entre ses lèvres, mais il sonna le glas d'une journée tranquille ou du moins, aussi paisible qu'elle pouvait l'être en ces temps. Aussi paisible qu'elle pouvait l'être en dépit de la détermination de ces foutus Serpentard à vouloir la faire sortir de ses gonds. Car, autrement, comment expliquer qu'elle les entendait, ô bien trop clairement pour que ce ne soit pas volontaire ou une simple coïncidence, en train de tourner l'Ordre en dérision, se moquer de ces idéaux qu'elle et les siens arguaient avec tant de force ? Certes, ils n'étalaient pas publiquement leur appartenance à l'Ombre – ce n'aurait pas été réellement judicieux – mais c'était tout comme, à ses yeux ; elle ne saurait les voir autrement, ces vipères sifflantes, qu'à vouloir prendre une vengeance qui n'avait pas lieu d'être. Elle avait trop longtemps combattu cette envie furieuse de se lever et de les faire taire, par la force s'il l'avait fallu. Trop longtemps, elle avait du retenir cette démangeaison dans sa poing, qui ne demandait qu'à s'abattre sur eux, qu'importe, pourvu qu'ils se taisent. Mais, quand elle avait parlé, quand Joy l'avait entendu rire du malheur de ses proches, il lui était devenu impossible de demeurer impassible plus longtemps. Elle les abhorrait peut-être tous, ces snobinards congénitaux, pour arguer un blason qui jurait avec le sien ; mais, à cet instant, cette haine, viscérale, qui l'habitait ; cette haine n'était dirigée que vers une seule personne. Alesya Lestrange. Garce en chef de Poudlard de son statut, Serpentard de son état, petite conne de nature. Et Galadriel l'exécrait, oh, si fort, que c'en était même plus permis. Et elle ne saurait tolérer toutes ces médisances jetées sur l'Ordre, venant souiller leur cause, bien plus noble que la leur, encore moins si tout cela provenait d'elle.

Elle se releva doucement, une de ses camarades tenta de l'en empêcher d'une pression sur son poignet mais elle se dégagea, et épousseta son uniforme en jurant intérieurement contre ses doigts quelque peu tremblants. Elle secoua doucement sa tête, et sembla plus calme encore, trop pour que ça n'en paraisse pas suspect ; elle était là, debout, le visage fermé plutôt que fendu d'un de ses sourires habituels. Et toute la salle hissait vers elle des yeux anxieux, quoique aussi un brin fascinés ; fascination étrange, qu'on peut ressentir face à quelques promesses de violence. C'est pour ça qu'on a souvent du mal à détacher son regard d'une bagarre, ou d'un conflit qui s'annonce assez virulent, à l'instar de celui que Galadriel était sur le point de lancer. D'une lenteur presque funeste, elle dégaina sa baguette, enfouie dans sa poche, et la pointa sciemment vers Alesya. Elle fit un signe de tête en direction des Serpentard, mais son regard n'était que rivé dans celui de Lestrange, comme l'incitant implicitement à continuer sa conversation. Crocs acérés et langues bien pendues, instincts vipérins tenaces pour les élèves de Salazar. Et elle aurait voulu, un peu trop ardemment peut-être, leur arracher ces sourires goguenards qui fendaient leurs visages, parfois, lorsqu'ils avançaient dans les couloirs. Leur arracher leurs yeux, aussi, où brillaient une lueur fière et malsaine, lorsqu'ils les posaient, sur ses poings crispés ou sur le visage un peu absent de son frère. Et, pire que tout, elle sentait le regard de Tristam rivé sur elle, son seul regard. Ces enfoirés s'en étaient pris à son frère. Ils devaient payer. Véritable leitmotiv depuis son retour à Poudlard, quoique tenu sous silence, il n'en perdait pas de son importance. Obsession née, vengeance amorcée. Elle irait les trouver, ces responsables ; elle s'occuperait d'eux, ces meurtriers. On ne s'en prenait pas impunément aux Weasley ; encore moins à son jumeau. Elle n'esquissa pas le moindre pas, ne bougea pas d'un cil ; il n'y avait que ses yeux à la leur mauvaise, feu vengeur qui se reflétait dans ses iris. « Mon frère... C'était toi, ou tu t'es contentée d'apprécier le spectacle ? », dit-elle finalement, la voix dénué de tremblements, plate, à la manière d'une leçon récitée d'une voix morne ; une question qu'elle se posait, chaque fois qu'elle apercevait cette tignasse brune à l'autre bout d'un couloir : y était-elle pour quelque chose ? Et, dés lors, il y avait cette idée, cette envie malsaine : la détruire, l'anéantir. Pour tout le mal qu'elle a pu faire, qu'elle fera certainement dans un avenir proche parce qu'elle a fini de se convaincre qu'elle était au moins en partie responsable de l'agression de son jumeau. De sale garce qu'elle exécrait, Alesya Lestrange était désormais diabolisée au point de devenir responsable de tous les maux qui pouvaient frapper l'école.

Il n'y avait que le regard de Tristam, pesant de tout son poids sur elle, qui parvenait à lui insuffler encore un semblant de calme, l'empêchant alors de commettre une bêtise ; et elle le sentait, lien propre aux jumeaux, cette envie d'intervenir, de mettre fin à ce conflit avant qu'il n'ait le temps d'avoir lieu. Et puis, il y avait Lestrange qui la toisait, sans qu'elle puisse déceler quoique ce soit dans ses orbes abyssales. Et elle le savait, que leurs proches, à l'instar de Tristam, auraient voulu s'interposer afin d'arrêter ce combat pré-apocalyptique, mais ils savaient tous, sans doute, aussi bien les uns que les autres, qu'ils ne feraient que précipiter leur propre chute. Elles devaient régler cette histoire entre elles, au même titre que Galadriel devait percer ce mystère qui planait au-dessus de l'agression de son frère, sous peine de devenir folle. Peut-être que même le corps enseignant pensa la même chose ; cela expliquerait leur réaction à retardement face à la situation. Car, ce fut trop tard que le directeur se leva de sa chaise, les mains posées à plat sur la table, son regard balayant la pièce et s'attardant sur les deux jeunes femmes, voulant peut-être assoir son autorité en dominant ainsi toute la salle de sa haute stature. Pendant ce temps, ce fut le directeur des Gryffondor qui fut le plus prompt à réagir et se dirigea d'un pas alerte et urgent jusqu'à la table des Serpentard, vers laquelle Joy s'était finalement avancées. Les deux étudiantes se retrouvaient ainsi, de par et d'autres de la tablée des verts et argents, où personne ne bougeait ; elle se tenait là, face à Alesya, immobile de menaces. Et, du coin de l'œil, avisant finalement l'enseignant arrivant de l'autre bout de la grande salle, guidée par son impulsion, poussée par son désir de vengeance, par sa haine, elle scanda d'un ton presque calme, mais qui résonna encore une fois dans le silence de la pièce ; mauvais présage : « Diffindo. »

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In my past life, I must have been something wild. Something vast and terrible and joyous and bright, because there is altogether too much fire in me. It devastates me. Pools of light dripping, like ichor, from the curves of my body. The gravity pulling my organs into an orbit, the compulsion to make myself a galaxy. And though everywhere I seek but peace, my hands move of their own volition, shaping cisterns of starlight, drawing war out of the woodwork. Capacity for creation paired with desire to destroy.
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MessageSujet: Re: GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature   Sam 25 Mai - 11:14



I’ve been walking this road of desire, I’ve been begging for blood on the wall. I don’t care if I’m playing with fire, I’m aware that I’m frozen inside. I have known all along.


« Diffindo ! » comme une injure, comme un parjure, le sortilège s’échappa de la baguette de la jeune femme et alors que le mot mourrait à peine entre ses lèvres, une gerbe d’étincelles blanches se dirigea en direction d’Alesya. Les yeux ronds, prise de court par une altercation qu’elle n’avait pas mené, pas planifié, la Serpentard retrouva cependant bien vite de sa lucidité et brutalement, elle se laissa tomber au sol, se projetant juste assez pour ne pas toucher la table, voulant éviter la menace imminente. Ce n’était pas un simple croc-en-jambe, qu’on venait de lui lancer, non… Allongée par terre, sur la pierre glacée et lisse qui couvrait le sol de la grande salle, Alesya venait d’échapper à bien plus sérieux, comme en témoignait le banc à présent en deux morceaux qui se trouvaient derrière elle. Relevant la tête, nuque raide, elle posa un regard chaotique sur la petite brune qui se trouvait face à elle, à quelques mètres, sale teigne portant du rouge comme d’autres portent leur connerie.

Dans un autre monde, dans une autre vie, elles auraient pu être amies. Cette idée avait toujours rendu Alesya vaguement nauséeuse, plus colérique et agitée que d’ordinaire. Galadriel n’était qu’une raclure, une sale Weasley, une traitre à son sang avec un caractère méritant corrections, roustes et blessures et la Lestrange ne voulait pas y être associée, surtout pas pour quelconque ressemblance. Pourtant, à s’affronter comme ça, on aurait pu les penser du même bois. Sœurs. Crispant ses mains, elle attrapa sa baguette et força sur son bras libre pour se relever. Combien étaient-ils, à regarder, à attendre l’impact suivant tout en s’éloignant prudemment, parce qu’elles étaient connues pour les dommages colatéraux ? La réponse était simple, l’intégralité de l’école, ou presque, se trouvait là. L’intégralité de l’école l’avait vu tomber face à une foutue Weasley et ce pour des accusations fausses, en plus. Certes, Alesya prenait volontiers le blâme concernant cette histoire avec Tristam, tout comme elle ne pouvait reprocher à Joy de se lever pour défendre son frère, puisqu’elle aurait fait pareil pour Rohàn, pour Lucifer même, question de principe. Non, elle ne pouvait pas reprocher la motivation, en revanche la manière… Le souffle court, elle sauta sur ses pieds, se rattrapant au bras d’un camarade qui s’éloigna ensuite bien vite. Tout le monde regardait, les professeurs approchaient, ça allait mal se terminer et pourtant, pourtant elle se sentait hors du temps. Cela n’avait commencé qu’avec le manège habituel, les ricanements, les sourires en coin, les rumeurs, les paris stupides concernant cette table d’abrutis vêtus d’un rouge bouffon et d’un or qu’ils ne méritaient pas. Fils d’héros de guerre, ils n’étaient, pour les Serpentards, ceux impliqués dans l’Ombre en tout cas, qu’une bande de babouins baveux et braillards que les vipères se faisaient joie de critiquer allégrement. Pour une fois, cependant, Alesya avait gardé le silence, se tenant simplement au milieu des festivités, observant les réactions. Elle était préoccupée, trop pour le cacher totalement mais tout ceci semblait à des milles à présent. Ses soucis, ses contrariétés, ce qui l’empêchait de dormir la nuit n’était plus qu’une tache dans sa mémoire, pour le moment. Tout ce qu’elle voyait, c’était le rouge qu’inspiraient colère et bouffondor se mêlant devant elle.

Ce n’était pas la première fois que la Grande Salle se retrouvait comme scène pour un duel improvisé. Ce n’était pas la première fois que les deux jeunes femmes étaient impliquées, non plus et ce n’était surement pas la dernière, mais Alesya n’étant même pas foutue de se souvenir de la dernière altercation avec son homologue Rouge et Or, car c’était souvent comme ça qu’on les définnissait, elle jugea que c’était la pression apposée par une haine viscérale qui réclamait simplement à s’évacuer. Comme une purge, inévitable. Joy était aux Gryffondors ce qu’Alesya était aux Serpentards et jamais n’avait-on vu plus pure incarnation de la mésentente légendaire entre les deux maisons. Si Potter et Malefoy, à la grande époque de l’Elu, s’étaient sautés à la gorge à plus d’une occasion, cela n’avait rien de comparable tant la furie de deux filles en colère décuplait chaque sursaut de dédain.

Rajustant sa mise, tenant sa baguette devant elle, en défense, elle chercha à calmer ses respirations, à se battre comme on lui avait appris à le faire. « ARE YOU FUCKING INSANE ? » vociféra-t-elle, ignorant le léger bruit qui se fit entendre dans la foule alors que beaucoup jugeait surement que c’était là l’hôpital qui se foutait de la charité. Entre temps, un adulte avait finalement réussit à se faufiler jusqu’aux deux jeunes femmes mais il était tout bonnement hors de question qu’Alesya se contente de telle intervention. Pas après une attaque comme celle-là, pas devant toute l’école et surtout pas de la part de Weasley. L’espace d’une seconde, pourtant, on aurait pu croire qu’elle allait se contenter de reculer, de laisser l’enseignant reprendre cette ennemie mortelle qu’elle s’était trouvée des années plus tôt. Baissant sa baguette, elle fit légèrement volte-face, son regard croisant celui de quelques camarades, de ceux qui la connaissaient bien et savaient pertinemment qu’elle ne comptait pas en rester là. Comme un mauvais présage, elle retint un sourire narquois, se mordant la lèvre inférieure et secouant très légèrement la tête… dans l’instant, elle se retourna alors pour passer par-dessus la table, puis sous le bras du directeur des Gryffondors qui les séparait, s’apprêtant surement à vaguement sermonner sa jeune élève. Il ne lui fallut que quelques secondes pour renverser ce qui se trouvait sur son passage, se retrouvant à apprécier les années de jeux brutaux et vifs avec Rohàn. Il était impossible qu’elle laisse faire, sachant très bien que Joy ne s’en sortirait qu’avec une tape sur le dos de la main, bénéficiant du statut privilégié que l’on donnait aux gosses des survivants de la guerre. Ceux qui s’étaient trouvés du bon côté du no man’s land, en tout cas. A vrai dire, elle se doutait que ce n’était qu’une question de minutes pour qu’on l’accuse d’avoir commencé ce bordel et ça, ça elle ne pouvait pas l’encaisser, pas ce soir, pas même pour les beaux yeux de ce troll qu’était Joy Weasley. Nope, même pas en rêve.

Sournoise, comme le serpent qu’on associait à sa maison, se basant sur cette colère que lui inspirait Joy, Alesya la poussa de toutes ses forces pour tenter de la foutre au sol, qu’elles soient, au moins, quitte quant à l’humiliation. La suite viendrait, la Lestrange ne se contentant jamais de rendre œil pour œil chaque attaque, non. Tout devait être rendu au centuple, comme chaque faux pas de son enfance lui avaient apporté des coups brutaux, comme la pression qu’elle se foutait sur les épaules pour tenir la distance dans les prémices d’une nouvelle guerre. Ne parvenant cependant pas à faire basculer la Rouge et Or et n’ayant pas le recul pour frapper à nouveau, trop précise et trop désavantagée sans sa batte de Quidditch, elle décida d’y aller à la baguette « Depulso ! » cracha-t-elle alors entre ses dents.




Spoiler:
 

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† and the snakes start to sing

I'll seek you out, flay you alive... One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power, I see right through you any hour. I won't soothe your pain, I won't ease your strain, you'll be waiting in vain... I got nothing for you to gain .

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MessageSujet: Re: GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature   Sam 25 Mai - 15:42

Brisé, le banc. À terre, Lestrange. Brûlante, sa rage. Et, bordel, comme c'était bon de lui faire subir ce qu'elle s'amusait à faire endurer aux autres étudiants, sous prétexte qu'ils n'avaient pas le sang aussi prétendument pur qu'elle – aux yeux de Galadriel, il n'en était que vicié par un trop plein d'insanités –, ou parce que que leurs blasons juraient avec le sien. Et, lorsqu'elle releva ses prunelles abyssales dans les siennes, Joy comprit que ce n'était pas juste une histoire de maison ou de nom, cette fois-ci. Non, ça allait bien au-delà ; c'était toujours allé bien au-delà de ça, sauf qu'elles n'y avaient jamais mis la forme. Parce qu'elles exécraient ce que l'autre pouvait représenter ; l'antithèse même des idéaux qu'elles ont toujours argué avec force et, pourtant, se ressemblant dans leurs différences, il y avait ce petit quelque chose, dérangeant, gênant, venant leur rappeler sournoisement cette brève entrevue, rencontre fortuite, au milieu des sucreries à bord du Poudlard Express, alors que les noms de Weasley et Serpentard n'avaient pas encore été mentionnés, n'étaient pas déjà venus briser cette accalmie improbable entre les deux jeunes filles. Mais là, au milieu de la grande salle, crucifiée par les regards des verts et argents et fixée par les autres, il n'y avait aucune pensée à cette époque, un peu candide où, encore naïves, elles s'étaient laissées aller à quelques plaisanteries innocentes. La petite Alesya n'existait plus. Il n'y avait que Lestrange, l'ennemie, la petite garce à annihiler. Un sacrifice nécessaire, un dommage collatéral qu'on ne saurait lui reprocher ; pas le genre qu'on regrette, Lestrange. Au fond, ça serait même un fidèle service qu'elle rendrait à l'humanité, en se débarrassant d'elle, ici et maintenant. Et ce serait si simple, avec cette douloureuse effusion d'adrénaline qui se profilait dans ses veines pendant que la Serpentard, tentant de reprendre de sa superbe, se relevait, baguette au poing, et promesse d'une vengeance terrible dans le regard. Weasley n'eut qu'un vague sourire désabusé ; ah, les choses sérieuses allaient enfin commencer.

« ARE YOU FUCKING INSANE ? » En guise de réponse, un regard suspicieux, une moue un peu narquoise, et dans le regard, un message évident : te fous pas de ma gueule. « L'innocence ne te va pas au teint, Lestrange. », répliqua-t-elle néanmoins, calme d'apparence, presque impassible. Le calme avant la tempête. Et elles ne sauraient se dissocier davantage ainsi ; face à face, rouge Gryffondor et vert Serpentard, sérénité – bien que factice – et colère toute explosive. Après tout, ce n'était pas comme si Alesya Lestrange était modèle de vertu et savait faire dans la demi-mesure ; autrement, ce serait de notoriété publique. La regardant vociférer comme elle savait si bien le faire – c'était peut-être même la seule chose que Galadriel daigna bien lui concéder –, elle lui prêta des airs de folle furieuse, lui trouva un portrait bien similaire à celui qu'on lui avait dépeint de Bellatrix Lestrange, salope psychopathe dont sa grand-mère s'était magistralement chargée lors de la bataille de Poudlard. Eh bien, Alesya, c'était ça. Une mauvaise réplique de cette tante qu'elle n'avait jamais connu ; une preuve supplémentaire qu'elle ne pourrait que mal tourner et, aux oubliettes, les longs discours désuets que Joy pouvait bien tenir quant à la nature humaine, toute philanthrope qu'elle était. Le professeur s'interposa. Soulagement. Bref ; irréel surtout. Car, si certains se laissèrent berner par l'attitude presque docile de la vipère, la Gryffondor n'y croyait pas une seconde. Pour la connaître, depuis leurs batailles incessantes, leur guerre interminable, pour, à son grand dam, venir du même moule, parfois ; elle savait qu'elle ne saurait se résoudre à en rester là. À laisser l'attaque, l'offense ; le sacrilège impuni. Il y aurait des répercussions. Il devait y avoir des répercussions parce qu'elles avaient toujours fonctionné ainsi ; à prendre les armes et à s'affronter, indéfiniment, parce que c'était tout ce qu'elles savaient faire, au fond.

La réaction fut attendue. Se foutant éperdument – quoique la lionne ne fut pas bien différente à cet instant – du semblant d'autorité que pouvait incarner le directeur des Gryffondor lors d'une des joutes les opposant qui s'annonçait des plus violentes, elle passa par-dessus la table et tous les mets entreposés s'entremêlèrent, chutèrent au sol, dans un terrible capharnaüm. Là où Alesya passe, tout trépasse. Elle fit fi du bras de l'enseignant, se faufila au-dessous avant de s'élancer vers Weasley et de la pousser suffisamment fort pour qu'elle en perde l'équilibre. Se rappelant des nombreux cours de boxe qu'elle avait suivi – et l'idée, tenace, de balancer sa baguette pour foutre un bon coup de poing dans le nez de la couleuvre se faisait de plus en plus tentante – mais, le temps qu'elle ne parvienne de nouveau à tenir sur ses deux pieds – une seconde ; deux, tout au plus –, le sort fusa, puissant, rageur : « Depulso ! » et, vindicatif, frappa Joy en pleine poitrine. Ce fut comme si une force invisible l'éjecta à l'autre bout de la salle et, trébuchant dans ce coup fulgurant, elle alla percuter la table des Gryffondor, manquant presque de se briser la nuque contre le banc. Elle était là, à moitié avachie sur le sol, reprenant difficilement sa respiration. Elle ne prit même pas la peine de lever les yeux vers son ennemie, se doutant déjà de l'attitude de Lestrange ; sans doute se réjouissait-elle de la voir là, étendue par terre, semblant à sa merci. Sans doute se délectait-elle de s'être vengée de l'humiliation. Mais, il n'y eut que le rire de la lionne, aérien, presque candide, qui vint se percuter à la colère outrée d'Alesya. Orgueil contre auto-dérision, Galadriel se savait avantagée, ainsi cernée de toute l'école parce que, contrairement à la Serpentard, elle ne s'étoufferait pas dans son orgueil démesuré de devoir essuyer une offense, elle ne perdrait pas ses moyens d'avoir été attaquée par une Weasley, dernière traitresse à son sang, de surcroit, pour être, avec son frère, la seule descendante des rouquins qui ne comptait pas de moldus dans son arbre généalogique. Au lieu de quoi, Joy riait de ses propres frasques, s'amusait des taquineries à son encontre, était à la première à se moquer de ses propres pitreries. Alors, qu'elle chute au beau milieu de la grande salle, ça n'importait guère, ne la déstabiliserait pas.

Brutalement, le rire mourut dans sa gorge lorsqu'un camarade, dont elle ne discerna pas même les traits, toute obnubilée qu'elle était par Lestrange, voulut l'aider à se remettre sur ses pieds. « Non. » Ce ne fut qu'un souffle mais tous semblèrent l'entendre, la comprendre ; personne ne devait s'interposer. C'était entre elles. Weasley contre Lestrange. Gryffondor contre Serpentard. Rouge contre Vert. Or contre Argent. Ordre contre Ombre. Galadriel contre Alesya. C'était son affaire. Cela ne concernait qu'elle. Et Tristam. Tristam. Douleur lancinante qui vint enserrer sa poitrine. Avec le temps, ne subsistaient de son agression plus qu'une vague cicatrice à son arcade sourcilière et une lueur étrange brillant de ses yeux, de celle que l'on attribue qu'aux rêveurs qui évoluent dans leur propre monde, étrangers à la réalité autour d'eux ; ça, et puis la colère, innommable et insupportable de Joy. Et, pour cela, ils devaient payer. Les Weasley, premiers à payer, vint se rappeler une voix désagréablement nasillarde, ou bien narquoise. Vague écho d'une autre soirée où on s'en était pris à lui, à elle aussi. À présent debout, ôtant de son pantalon d'uniforme quelques poussières imaginaires, elle s'arqua soudain, se figea une seconde, comme surprise. Puis, inévitablement, son regard croisa celui de son homologue verte et argent. À défaut de pouvoir brandir ses poings, elle leva sa baguette : « Expulso ! » Le jet de lumière fusa, ne demandant qu'à s'abattre sur la vipère mais rata sa cible de peu. Elle voulait qu'elle parle, qu'elle avoue. « Je te laisse dix secondes pour parler, Lestrange. Dans dix secondes, tu seras dans le même état que dans lequel tes petits amis ont osé laisser mon frère. » Sciemment, elle ne la mentionna pas entre les coupables. Elle avait la tête de l'emploi, certes, et Galadriel n'hésita pas à dire tout haut ce que tous pensaient tout bas : trop amère, Alesya, trop avide de vengeance pour être innocente. Une blanche colombe dont les ailes avaient été souillées, salies, l'empêchant désormais de quitter une terre viciée et pervertie. La menace claqua dans l'air mais elle était là, toute auréolée de cette puissance que la rage confère sans retenue, sans rien demander en échange. Son hyperactivité ne lui avait jamais servi qu'à la rendre foutrement impulsive et, finalement, à avoir quelques réflexes plus aiguisés, un avantage non-négligeable lorsqu'on se trouvait dans un duel. Surtout contre un adversaire tel que la sienne ; aussi redoutable que détestable, dût-elle au moins lui reconnaître cela. Mais elle n'avait pas peur, elle n'était pas à Gryffondor par hasard, ce n'était pas une question de nom, mais de cœur, de valeur. « Je veux des noms. » Son masque de calme s'était littéralement brisé, était tombé, définitivement échoué sur le sol. Et là, puissante, l'accusation implicite. Tous savaient, à défaut de se douter qui se cachait derrière cette agression, l'école entière savait qui la lionne aurait placé en tant que coupable. Et pour connaître Alesya, autant que leur haine le leur permettait, elle ne saurait l'envisager comme une simple suiveuse ; elle voudrait s'imposer, par la force, s'il le fallait. Alors, si l'Ombre se cachait derrière cela, si l'attaque de Tristam n'était qu'un avertissement ; elle le saurait, pour être forcément bien placée dans cette Organisation, pour en savoir plus qu'elle. Brandissant à nouveau sa baguette, comme preuve qu'elle ne la laisserait pas s'en sortir si facilement, d'un mouvement fluide du poignet, elle lança un puissant sortilège de Chauve-furie. Évite ça. Message tacite entre les deux. Mais elles le savaient, aussi bien l'une que l'autre, si ce n'était pas ce sortilège, ce serait le suivant. Et, professeur ou non, qu'elles aient des spectateurs ou qu'elles soient seules, Joy ne saurait renoncer tant qu'elle n'aurait pas une réponse. Les créatures ailées, infâmes chauves furies, voletèrent à une vitesse hallucinante en direction de la vipère ; Galadriel pouvait se targuait d'avoir hérité de Ginny Potter l'excellente maîtrise de ce sortilège, bien qu'elle fut toujours moins prompte à s'en servir que sa tante. Son regard vairon acéré, elle n'avait jamais autant ressemblé à une lionne, prête à défendre les siens à la force de ses crocs s'il le fallait. Et Alesya devrait s'en rendre compte ; paierait cette constatation d'un long séjour à l'infirmerie. Un service rendu à l'humanité, se répéta-t-elle, comme une litanie. Évite ça, Lestrange.

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In my past life, I must have been something wild. Something vast and terrible and joyous and bright, because there is altogether too much fire in me. It devastates me. Pools of light dripping, like ichor, from the curves of my body. The gravity pulling my organs into an orbit, the compulsion to make myself a galaxy. And though everywhere I seek but peace, my hands move of their own volition, shaping cisterns of starlight, drawing war out of the woodwork. Capacity for creation paired with desire to destroy.
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MessageSujet: Re: GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature   Mer 14 Aoû - 17:46



I’ve been walking this road of desire, I’ve been begging for blood on the wall. I don’t care if I’m playing with fire, I’m aware that I’m frozen inside. I have known all along.


Le souffle-court, un sourire narquois retroussant ses lèvres, Alesya n’en menait pas large mais refusait tout bonnement de le montrer. Galadriel devait avoir pété les plombs, dépassé le dernier cran avant la folie, c’était la seule explication. Personne n’était assez stupide pour lancer pareille altercation devant témoins… et des témoins, il y en avait. Des élèves, des adultes… des gens de tous les horizons, pouvant prendre des partis différents dans cette histoire. Ce n’était pas une rixe qui s’était déclenchée sans qu’on puisse la contrôler, non, c’était une attaque claire et nette et pour la première fois, surement, depuis son entrée à Poudlard, la Lestrange se retrouvait au milieu d’un bordel qu’elle n’avait ni souhaité, ni créée. Evidemment, elle avait souvent eut envie de sauter à la gorge de Galadriel, mais pas comme ça, pas ici. Elle avait eu l’occasion de le faire, à vrai dire, à Pré-au-Lard et cela avait été suffisant. Si elle la détestait de toutes les fibres de son âme, elle avait aussi la certitude que la véritable guerre entre elles n’éclaterait que bien plus tard, une fois le temps des livres et des devoirs à rendre loin derrière elles… Peut-être avait-elle été naïve, peut-être se mentait-elle, dans cet instant, vexée de ne pas avoir été l’instigatrice de cet esclandre. Dans tous les cas, elle n’avait pas le choix, elle devait répondre, encore et encore. Quitte à se faire taper sur les doigts –puisque les enseignants présents prendraient forcément le côté de la Weasley- autant laisser des traces. Baguette levée, elle était prête à frapper à nouveau, colérique et mauvaise, perdue mais pas prête à se trahir à ce sujet. Galadriel boufferait la poussière d’avoir voulu emmerder sa rivale.

Plusieurs échos se mourraient petit à petit dans la Grande Salle alors que, silencieusement, précautionneusement, les autres se rapprochaient, montaient sur les bancs, se levaient pour mieux voir. C’était là un spectacle, après tout. Bientôt, ils seraient surement nombreux à choisir un camp et à encourager l’une de deux jeunes femmes, du moins avant qu’un professeur n’intervienne… s’ils osaient le faire, du moins. S’ils n’étaient pas trop occupés ailleurs. Elle songea à certains, certains qui n’avaient pas leur place ici, obnubilé à l’idée de séduire quelques damoiseaux facilement impressionnables au détour d’un coin sombre… Non, ceux-là ne seraient pas présents pour lui foutre des bâtons dans les roues. C’était le coup de sang de Galadriel, certes, mais à présent, Alesya était prête à devenir la garce instable et violente dont on lui collait la réputation, surement à juste titre. Dans le fracas des meubles, elle pouvait encore entendre son exclamation, sa question purement rhétorique. Are you fucking insane ? Et sa réponse, elle l’avait trouvé car dans ce son-là, qui semblait rebondir contre les murs du réfectoire de Poudlard, se mêlaient un rire goguenard qu’elle aurait presque pu qualifier de caquètement.

Elle riait. Galadriel était en train de rire. Elle se foutait de la situation ou bien elle se moquait d’Alesya, c’était difficile à déterminer. Peut-être qu’il s’agissait là d’une énième provocation, d’un pied de nez pour celle qui à présent n’avait plus le dessus… Dans tous les cas, Alesya sentit une vague de rage la submerger, voulant brutalement changer ce rire en un glapissement de douleur, voulant la voir supplier, sa tête éclatée contre le sol de la Grande Salle, glacial et lissé par les décennies entières de passage quasiment religieux de centaines d’élèves. Lorsque le rire de la jeune femme alla se perdre avec les derniers fracas de mobilier, mourant pour laisser place à des souffles heurtés, à une tension palpable, la Lestrange se retrouve instinctivement à refermer ses doigts autours de sa baguette, méfiante. Ses yeux sombres étaient rivés sur la Weasley, prête à déceler n’importe quel coup bas, manœuvre illusoire pour reprendre la main. Il était tout bonnement hors de question que la Serpentard se laisse écraser en public. Joy, pourtant, avec son surnom qui ne lui allait pas tant elle n’était, pour Alesya, qu’un fardeau, qu’une plaie évidente, ne semblait pas l’entendre de cette oreille, lançant un : « Expulso ! » au beau milieu d’un repas. Sur ses gardes, Alesya parvint à l’éviter sans avoir besoin de plonger sous une table, ce qui lui arracha un semblant de sourire satisfait. Non, elle ne pouvait pas se permettre de penser que Galadriel n’était pas une adversaire digne de ce nom, elle ne pouvait pas se reposer sur ses lauriers. Elle le savait, elle savait que la Weasley était redoutable, que c’était de famille. Elle n’allait pas faire l’erreur de Bellatrix, jamais… pas maintenant du moins.

Bellatrix, cependant, avait su pourquoi on l’attaquait. Si on omettait la haine légendaire entre les jeunes femmes, qui depuis le temps n’était plus vraiment une excuse valable pour quelconque action, Alesya n’était pas foutue de mettre le doigts sur la raison de ce soulevement soudain. Il devait bien y en avoir une, pourtant, car contrairement à la Serpentarde, la Rouge et Or n’était pas connue pour se lancer dans des croisades partiellement suicidaires sans une quelconque motivation ou une idée derrière la tête. Now your ennemy. Alesya n’était pas fichue d’anticiper les gestes de la peste qui se tenait en face d’elle mais elle savait à peu près comment cette dernière fonctionnait, et inversement. Elles étaient toutes les deux impulsives, bien souvent stupides, mais pas de la même façon. Elles avaient beau jouer dans la même cour, le style, la méthode et le raisonnement étaient bien différents. Galadriel, pour Alesya, n’était que le modèle bravache et idiot même des Gryffondors, quand elle passait surement pour un chien fou annihilé par des années de lavage de cerveau.  « Je te laisse dix secondes pour parler, Lestrange. Dans dix secondes, tu seras dans le même état que dans lequel tes petits amis ont osé laisser mon frère. »

Les yeux ronds, Alesya oublia de respirer pendant quelques instants, fixant celle qui s’opposait à elle d’un air surpris. C’était donc ça ? Tristam. Elle avait entendu parler de cette histoire et elle s’était doutée qu’on allait, une fois de plus, tenter de coller ça sur le dos du premier gosse de mangemort passant dans les parages. Elle avait entendu parler de cette agression et s’était retenue de lui rendre visite à l’infirmerie, consciente qu’on l’y surprendrait et qu’on la penserait habitée de mauvaises intentions, mais elle s’était inquiétée, assez pour savoir de quoi parlait Galadriel, immédiatement. C’était donc ça… Elle eut soudain envie de rire. Comment Joy pouvait-elle penser qu’Alesya avait quoi que ce soit à voir là-dedans ? C’était fou, c’était idiot, c’était… la réaction logique lorsqu’on regardait la scène de loin. Galadriel n’était pas au courant de l’affection que portait la Lestrange à son frère, seul Weasley qu’elle tolérait et qui, de fil en aiguille, connaissait la plupart de ses secrets, de ses démons, de ses peurs et de ses craintes. La petite lionne pensait donc qu’Alesya vouait à Tristam la même haine que celle qu’elles entretenaient l’une à l’égard de l’autre. Elle ne savait pas… elle ne savait pas, non, qu’Alesya n’était pas foutue de faire du mal au jeune homme et que c’était pour ça qu’elle avait manqué de magistralement planter sa mission d’Halloween. Parce qu’attaquer Joy était une chose, attaquer Tristam en était une autre et clairement, c’était au-dessus de ses forces. Elle avala sa salive en ayant l’impression de faire descendre une poignée de verre pilé dans sa gorge. Comment allait-elle se tirer de là ? Dire à Galadriel qu’elle n’aurait pas été fichue de ne serait-ce que lever la main sur son frère, c’était se trahir, c’était incroyable, aussi, trop pour que la Gryffondor hausse les épaules, baisse sa baguette, lâche un « oh, okay » et fasse demi-tour, retournant à sa journée. « Je veux des noms. » ajouta-t-elle, toujours aussi colérique, alors qu’Alesya tentait de se reprendre, alors qu’elle cherchait à se dépatouiller de la situation. Elle n’avait pas la moindre idée quant au responsable, persuadée que certains utilisaient le nom de l’Ombre pour régler leur vendetta et blâmer les enfants de Mangemort. Cela aurait pu être n’importe qui. Rohàn. Vladislav. N’importe qui. Dans tous les cas, elle était ‘impliquée’. Elle était responsable. Un de ses meilleurs amis, son fiancé officiel même et son frère… ou bien alors, c’était là le travail d’un profiteur… Elle secoua la tête, sortant de sa transe et remontant un peu sa baguette, ce qui s’avéra être une bonne idée car déjà, Galadriel lançait des sorts à tout va.

Alesya esquiva, attisant surement la haine de la Rouge et Or mais elle s’en moquait bien. Alors qu’elle reprenait le contrôle, sa colère revenait, chassant la surprise. Elle se faisait à nouveau taper sur les doigts, attaquer, pour quelque chose dont elle n’était pas à l’origine. Délit de sale gueule. Délit de sale nom. Elle était une Lestrange, elle était donc responsable de tous les maux de cette école. Un grognement sourd monta dans sa gorge et un sourire mauvais vint se peindre sur ses lèvres. Si Galadriel jouait à ça, elle aurait le même traitement que tous les autres, avec un petit bonus pour son patronyme. Oubliant le fait qu’elle risquait bien d’atteindre Tristam si elle envoyait sa précieuse sœur à Sainte Mangouste, Alesya esquiva à nouveau un sort et faisant volte-face, elle commença : « Tu veux des noms ? Lestrange. Nott. Jedusor… » Commença-t-elle à énumérer, jetant un petit coup d’œil par-dessus son épaule pour observer la réaction de ceux qui observaient. La guerre était loin, pourtant ils tremblaient tous au nom du Lord déchu. « Carrow, Goyle, Malefoy, McNair, Greyback, Avery… » Continua-t-elle, énumérant ses camarades, ses amis, ses professeurs même, tous ceux que l’on regardait toujours de travers lorsqu’il se passait quelque chose. « Tu veux des noms ? Choppe un bouquin d’Histoire, pioche le premier et blâme tout dessus, c’est ce que vous faites depuis des années de toute façon… » Vociféra-t-elle, trop occupée à échapper aux gerbes d’étincelles pour se concentrer sur une contre-attaque ou même la nature du sort. Galadriel était à chaque fois plus proche de sa cible, signe qu’Alesya n’était pas assez rapide, ce qui l’agaçait. « Ce qui est arrivé à ton frère, espèce de troll des montagnes, tu le mérites peut-être, parce que quitte à se faire taper sur les doigts, autant mériter la punition, autant descendre ceux qui ont le plus besoin d’une correction… »

Le discours était là, les traditions aussi. Weasley contre Lestrange. Un des jumeaux à terre. Une envie de meurtre rinça Alesya et elle sentit son regard se durcir. Elle voulait de la tradition, elle voulait un duel ? Très bien, elle l’aurait, mais il était hors de question de jouer. Arquant son bras, elle se campa sur ses positions et sentit le sortilège monter dans sa gorge. Rauque, agressif, il n’avait pas sa place ici mais elle s’en foutait. « Endolori… » Cracha-t-elle, sa baguette pointée sur Galadriel… mais à trop attendre, elle n’avait pas vu le nouveau sort de la Gryffondor qui vint la heurter de plein fouet avant qu’elle ne puisse terminer le sien. Une gerbe d’étincelle vola, allant se perdre dans le plafond enchanté et faisant tomber quelques bougies flottantes. Un hurlement s’éleva alors, couvrant à peine les relents de sortilège impardonnable qu’elle avait été prête à jeter sur la Weasley.

Folle de rage, elle se retrouva à se débattre contre la chauve-furie qui s’acharnait sur son visage, s’emmêlant dans ses cheveux et la faisant paniquer. Signature Weasley. Voilà ce que cette harpie avait lancé. Un sort de gamine, un sort jouet, quand Alesya avait été prête à la torturer devant tout le monde. Hurlant plus fort, elle se tordit et parvint à glisser une main au niveau de son visage pour repousser la bestiole conjurée par Galadriel. Elle était livide, échevelée, elle était folle de rage et prête à lui arracher les yeux… le mouvement ne manqua pas d’arriver, d’ailleurs et bien vite, elle se retrouva à bondir sur sa rivale, oubliant sa baguette, oubliant sa magie.

Plantant ses ongles dans la joue de la Gryffondor, Alesya flanqua un coup de genou dans la rotule de celle dont elle voulait exploser le crâne. Game on, Bitch.



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† and the snakes start to sing

I'll seek you out, flay you alive... One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power, I see right through you any hour. I won't soothe your pain, I won't ease your strain, you'll be waiting in vain... I got nothing for you to gain .

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MessageSujet: Re: GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature   Ven 4 Oct - 9:26

Les querelles avaient sonné le glas d’une sérénité espérée entre les murs de Poudlard, une fois la guerre finie. On avait osé espérer que le quotidien des élèves ne seraient plus que rythmés par les devoirs à rendre, les leçons à apprendre, et les réprimandes à prendre. Mais elles étaient arrivées, comme deux boulets de canon, avaient percé les murs et l’espoir futile que Poudlard ne serait plus que le recueil de jeunes gens assidus et soucieux de réussir lorsque leurs parents avaient eu assez de mal à simplement survivre. Oh, certes, comme pour toute chose, il fallait de l’expérience pour que leurs disputes et duels prennent tant d’ampleur. On commençait à quatorze ans, avec encore quelques sursauts d’innocence, à se cracher sur la gueule et se pourrir le quotidien l’une de l’autre en ricanant doucement, salement satisfaite. On en finissait par ravager la Grande Salle, baguette au poing, à vouloir s’entretuer. C’était pourtant prévisible, couru d’avance ; c’était écrit dans leurs destinées qu’elles se plaisaient à penser grandiloquentes, chacune à leur manière, combien elles se haïraient et voudraient se nuire réciproquement. Autant que l’idée puisse la débecter profondément, lui donner la gerbe, Alesya était comme une partie d’elle ; comme son reflet déformé dans le miroir ; celle qu’elle aurait pu être si au lieu de revendiquer le nom de Weasley, il lui aurait fallu supporter celui de Lestrange. C’était sa Némésis ; sa copie conforme par moments ; son antagoniste sur d’autres choses. Et, se ressemblant dans leurs différences, c’était peut-être pour ça, aussi, qu’elles se détestaient avec autant de force. Avec une haine assez viscérale pour être prête à tout briser tant que l’autre ne saurait se relever après l’énième coup porté. Galadriel était encore vacillante de l’attaque de son jumeau, encore sonnée, toujours dans un état second, à orchestrer des plans de vengeance sans doute surréalistes, à s’imaginer déjà arrachant la vérité de la bouche agonisante de la brune pour aller casser les dents de tous ceux qui auront pu s’en prendre à son cher frère. Oh, bien sûr, Alesya faisait également partie des suspects. Elle était même en tête de liste. Ennemie publique numéro un. La tête d’affiche qu’elle crevait d’envie de défigurer.

Silence de mort, dans la Grande Salle. Eux aussi, semblent dans un état second, presque comateux, à lentement concevoir ce qui pouvait se dérouler devant eux. Cette fois-ci était différente, et tous le savaient ; même le corps enseignant qui restait étrangement à distance alors qu’ils se seraient habituellement empressés d’intervenir. Et, dans le silence, il n’y avait que sa voix qui résonnait. La volonté d’enfin obtenir réparation ; de pouvoir se rendre justice elle-même lorsqu’on voulait étouffer l’histoire, par peur de créer une véritable révolution des deux camps. Elle irait leur péter les dents, les deux jambes et, lorsqu’ils seront vautrés au sol, sans doute qu’elle ira les marteler de coups jusqu’à ce qu’ils la supplient d’arrêter, la conjurent de les achever. À deux doigts de la mort, elle les laissera finalement ; exactement comme eux auront osé laissé Tristam. « Tu veux des noms ? Lestrange. Nott. Jedusor… » Elle grinça des dents ; pourtant sourde aux hoquets de stupeur tranchant les gorges de ceux qui reconnaissaient là l’ultime patronyme maudit. Le nom tabou. Elle sentit néanmoins un souffle glacial effleurer sa nuque. Comme si le spectre de Voldemort venait se délecter de cette querelle d’adolescente qui avait la fâcheuse tendance à tourner en véritable guerre ; et, comme dans toute guerre qui se respecte, il lui faut son lot de victimes. « Carrow, Goyle, Malefoy, McNair, Greyback, Avery… » Bordel, ce qu’elle la saoulait à se comporter de manière aussi puérile ; normalement, la gamine, c’était elle. Quoiqu’elle ne le revendiquait que dans la bonne humeur lorsque Alesya, elle, arguait portait en étendard le nom de victimes et martyrs de cette guerre que ces mêmes patronymes avaient eux-mêmes engendré. « Tu veux des noms ? Choppe un bouquin d’Histoire, pioche  le premier et blâme tout dessus, c’est ce que vous faites depuis des années de toute façon… » Elle continuait à lancer des sortilèges à l’aveugle, trop agacée, trop enragée pour se donner la peine de la viser correctement même si ses réflexes lui permettaient de toujours se rapprocher davantage. « C’est trop facile. » cracha-t-elle tandis qu’une nouvelle gerbe d’étincelles rouges jaillirent de sa baguette et effleurent la crinière sombre de Lestrange.

« Ce qui est arrivé à ton frère, espèce de troll des montages, tu le mérites peut-être, parce que quitte à se faire taper sur les doigts, autant mériter la punition, autant descendre ceux qui ont le plus besoin d’une correction… » Elle aurait tellement voulu avorter sa réplique d’un sort bien senti, allant la faire percuter le mur dans un craquement sinistre. Alesya éveillait en elle des pulsions trop sombres pour ne pas l’effrayer lorsqu’elle y repensait plus tard, une fois séparées. Elle aurait tellement aimé cette vision de son corps étendu sur le sol ; qui serait venu l’en blâmer, après tout ? Pas comme si quelqu’un s’y était attaché, à la garce-en-chef de Poudlard. Elle grinça des dents, pestant intérieurement contre sa main qui tremblait sous l’effet de la colère – non, de la rage – tandis qu’elle pointait toujours sa baguette vers elle, comme une menace écrasante. L’autre en fit de même, levant son arme, et dans son regard, Joy y vit comme un cauchemar, comme un éclat de folie dévastatrice. « Endolori… » Cette fois-ci, le sort atteignit sa cible et elle ne put que regarder avec une certaine délectation la Serpentard se débattre avec la Chauve-furie. Du grand art, made in Weasley. Une clameur étrange et brève qui résonna finalement à ses oreilles tandis qu’elle comprenait que, lentement, chacune réunissait des fidèles à leur cause. Ce n’était plus un simple combat individuel, servant leurs propres intérêts, souvent égoïstes. Ce n’était pas la banale exécution de l’éternelle et puissante rivalité qui régissait les liens entre leurs deux maisons. Il n’était plus question de Lestrange, ou de Weasley ; d’Alesya et de Galadriel. C’était juste le préambule d’un combat qui en viendrait à déchirer l’école, entre Ombre et héritiers de l’Ordre. La guerre frappait à leur porte depuis des mois et, ces deux impulsives, tête baissée, venait de la laisser entrer pour venir enfin assouvir sa soif de destruction et désolation.

Elle eut un temps de retard lorsqu’elle vit finalement Alesya se jeter sur elle, comprenant soudain qu’elle avait réussi à échapper à son sortilège. Une douleur fulgurante se fit ressentir au niveau du genou, si bien qu’elle en perdit l’équilibre. Ses pieds glissèrent sur le sol et, entrainant Lestrange dans sa chute, elles roulèrent immédiatement sur les pierres sombres, au cœur d’un rugissement animal et d’une répartie feulée. Joy s’échappa de l’étreinte de la Serpentard et se releva en haletant, la tête bourdonnante. « Tu devrais te tenir à ta baguette, Lestrange. Je suis moins tendre avec les poings. » menaça-t-elle, le souffle saccadé, fusillée par un éclair de haine qui brûlait dans les yeux de son interlocutrice. Une seconde, elle croisa le regard bleu et perdu de Tristam. Son estomac se retourna. Révulsée, ses yeux vairons prirent des lueurs de haine et de dégoût. Elle sentit une horrible colère grimper en elle, plus que pour leurs éclats habituels, plus que toutes les rages ténus qu’elle avait pu ressentir auparavant ; c’était une fureur animale, incontrôlable et brûlante comme la lave. Volcans, ses pupilles se dilatèrent. C’est elle qui bondit alors en avant en rugissant. Elle l’atteignit au plexus et elles roulèrent à nouveau sur le sol, en laissant pleuvoir sur leurs deux corps enlacés des coups de poings violents. Galadriel envoyait, aussi régulièrement qu’un métronome, son genou dans le ventre d’Alesya jusqu’à la voir manquer de vomir, secouée de hauts le corps, la maintenant sur le sol pour la labourer de ses poings serrés. Elle n’avait pas l’habitude de se battre ainsi ; avait toujours appris à suivre les directives d’une bataille rangée lorsqu’il s’agissait e se battre à la force de ses poings. Les cours de boxe ayant laissé leurs traces ; la Serpentard allait en prendre pour son grade, foi de Weasley. « Tu ne peux pas t’octroyer le monopole du statut de martyr. » gronda-t-elle enfin à retardement en griffant profondément le cou de son ennemie. Elle serra les dents, une veine saillait où trois grosses estafilades écarlates apparaissaient sur sa peau pâle, de sa tempe à sa joue, là où la Serpentard avait lancé les véritables hostilités en y plantant ses griffes.

Elle n’eut qu’à souffler une fraction seconde pour que son poing s’abatte sur la pommette de sa Némésis. La colère palpitait si fort, enferrant son crâne dans un tourbillon d’obsession vindicative, en vagues. Elle restait ainsi imperméable à la douleur qu’elle pouvait ressentir lorsque, puissants, les coups de la brune parvenaient à l’atteindre malgré les quelques fois où elle se permettait une ou deux esquives apprises lors de ses longs entrainements en boxe moldue. Elle haletait. Ses épaules tremblèrent. Une côte craqua sans qu’elle ne sache comment. Joy ne ressentit pas de douleur. Elle pivota sur elle-même dans leur étreinte haineuse, parvenant finalement à prendre le dessus pour un certain temps ; clouant Alesya au sol par la force de ses genoux, assise à califourchon sur son bassin, tandis que son poing atteignit sa mâchoire, puis son œil, labourant son visage de ses doigts endoloris et fermés. Elle cria de rage, non de douleur : elle retenait sa souffrance sous sa langue ensanglantée. « Parce que tu crois que nous ne sommes pas pointés du doigt, nous aussi ? » Pour avoir le même sang, prétendument pur, préservé de la pseudo-abomination de compter ne serait-ce qu’un moldu dans son arbre généalogique. Et pourtant, pour arguer des idéaux diamétralement différents aux leurs. Les Weasley avaient toujours été pointés du doigt, toujours mal vus. On crachait sur le nom parce qu’on se jugeait supérieur par la simple force d’un patronyme ténébreux et d’un manoir snobinard dans la campagne londonienne. Elle exécrait l’idée que Lestrange puisse songer qu’elle jugeait en fonction des noms pour savoir pertinemment que ce n’était pas ça qui faisait l’individu ; la preuve étant que deux de ses cousines avaient été réparties à Serpentard et que l’une, coupant net les ponts avec la plupart de leur famille, semblait sombrer de l’Autre côté de la barrière. Mais il fallait avouer qu’ils ne sauraient être placés au-dessus du plus petit soupçon, que leur nom les placerait toujours en ligne de mire ; au même titre que les Weasley, eh bien, en prenaient aussi pour leurs grades. « C’est forcément un de tes copains. Vous pensez tous la même chose ! » feula-t-elle, sa fureur atteignant son paroxysme. Elle eut la nausée en y repensant. La lèvre fendue, le goût métallique du sang envahissant sa bouche, elle balança sa main sur le visage de la brune. Elle avait déjà armé son poing, prête à d’ores et déjà lui administrer un nouveau coup, lorsqu’elle hurla, les pupilles dilatées par la haine et l’adrénaline, le visage tordu dans une expression haineuse. « Les Weasley, premiers à payer, non ?! »

Puis, soudain, elle se figea. Les Weasley, premiers à payer. C’était la phrase qu’elle avait entendu de la bouche de leur agresseur à Halloween. Elle ressentit comme une décharge électrique parcourir son corps tandis qu’elle demeurait une seconde immobile, fixant Alesya d’un regard perdu, le poing toujours brandi comme pour l’abattre à nouveau sur elle. Une seconde, elle n'esquissa plus le moindre geste.

Une seconde de trop, visiblement.

•••••••••••••••••••••••••••••

In my past life, I must have been something wild. Something vast and terrible and joyous and bright, because there is altogether too much fire in me. It devastates me. Pools of light dripping, like ichor, from the curves of my body. The gravity pulling my organs into an orbit, the compulsion to make myself a galaxy. And though everywhere I seek but peace, my hands move of their own volition, shaping cisterns of starlight, drawing war out of the woodwork. Capacity for creation paired with desire to destroy.
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MessageSujet: Re: GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature   Jeu 24 Oct - 15:17





it's my fist in your face and

your face on the floor


Ce n’était plus une question d’habitude, c’était là une histoire de tradition. Chauve-furie pour la Weasley, Doloris pour la Lestrange. A se chamailler comme des gamines, à se sauter à la gorge, encore et encore. Oh, cette fois, Joy ne l’emporterait pas au paradis, peu importe les coups qu’Alesya devrait prendre avant de pouvoir l’atteindre. Dire qu’elle n’aurait jamais attaqué Tristam aurait été plus simple que de se débattre avec un sortilège, que de se foutre sur la tronche en plein milieu de la Grande Salle, mais c’était bien trop simple. C’était surtout un mensonge, parce qu’elle s’en était déjà pris aux Jumeaux Weasley. Trop contente d’avoir une excuse pour aller cogner sur son ennemie, elle s’était précipitée sur l’occasion sans réfléchir au mal qu’elle risquait de faire à ce petit Serdaigle qu’elle n’avait jamais vraiment détesté. Comme si toute la rage qu’elle éprouvait à l’égard des gamins de cette portée de cabots bien trop nombreuse s’était concentrée sur Galadriel, épargnant Tristam. En attendant, Alesya rageait, rageait encore, ses mains partant dans tous les sens pour tenter de virer les créatures qui s’étaient prise dans ses longues mèches brunes suite à l’offensive de cette sale petite merdeuse de Weasley. Elle voulait hurler, de rage plus que de douleur même si les bestioles lui tiraient les cheveux mais elle ne comptait pas donner ce genre de satisfaction à cette teigne. Jamais.

Lâchant finalement son arme, la plantant dans sa ceinture pour libérer ses phalanges et mieux virer le résultat sournois du sort de la Gryffondor, Alesya parvint à se débattre assez pour avoir la paix, l’espace d’une seconde. Souffle court, cheveux emmêlés et partiellement devant son visage, elle se redressa un peu et profita de son impulsion pour foncer sur sa rivale, cette dernière ayant surement pensé qu’elle était plus douée que la réalité, s’accordant quelques instants supplémentaire de tranquillité grâce à son sortilège. Alesya était si furieuse qu’aucun juron ne lui semblait approprié. A la place, elle voulait foncer, percuter Joy de plein fouet, la frapper, lui faire mal, la faire pleurer comme une enfant, comme la merdeuse qu’elle était. Elle voulait la remettre à sa place, celle des traitres à leur sang, celle où elle devait rester. Ne voyait-elle pas à quel point elle n’était qu’une imposteur ? Les Weasley, des opportunistes, des moins que rien ayant trouvé un statut de héros de guerre par Merlin sait quel miracle… Tout ça parce que Grand-mère Molly avait attaqué Bellatrix quand ce n’était pourtant pas son combat. Tout ça parce qu’ils tiraient une fierté immense à l’idée d’avoir tué la sorcière la plus redoutable de sa génération. Elle était belle, la fierté Weaslaide.

Un coup, deux coups, trois coups, foutre Joy par terre, là où elle devait toujours être, toujours rester, à bouffer la poussière. Alors qu’elle voulait cogner à s’en briser les mains, elle entendit une menace gronder : « Tu devrais te tenir à ta baguette, Lestrange. Je suis moins tendre avec les poings. » Elle voulut rire, un rire dément, sale, bien trop familier aux femmes de la famille Lestrange mais elle se retrouva coupée en plein élan, n’ayant pas pris l’avertissement au sérieux, car elle ne pouvait jamais vraiment craindre Galadriel. Un impact brutal et haineux lui coupa le souffle et à nouveau, elles se retrouvèrent à se battre comme des chiffonnières, Alesya ayant perdu son bel avantage. Elle ne voulait pas crier, elle ne voulait pas supplier, jamais, il en était tout simplement hors de question. Elle voulait trouver un semblant de forcer, se redresser et attraper la tête de la Weasley pour l’éclater méthodiquement contre la pierre. Elles ne se battaient pas comme des filles, il n’était pas question de tirage de cheveux, non… pourtant, Ô qu’elles étaient sournoises. Prise de haut le cœur, affalée sur la pierre glaciale et sentant milles regards la brûler, Alesya laissa échapper un glapissement, puis un autre, un gout de sang remontant jusqu’à sa bouche. « Tu ne peux pas t’octroyer le monopole du statut de martyr. » Et la garce griffa, griffa jusqu’à ce qu’Alesya puisse sentir son sang monter jusqu’à la plaie nouvellement assénée. Elle trembla, un instant, les dents trop serrées pour pouvoir répondre. Que voulait-elle, la Weasley ? Qu’on pleure son oncle tué pendant la bataille ? Qu’on lui fasse un autel pour montrer au monde entier à quel point la vie de Galadriel fucking Weasley avait été difficile et semée d’injustice ? Ce n’était pas Joy qui se faisait agresser dans les couloirs, ce n’était pas elle qui se prenait des regards sales pendant les cours d’Histoire de la Magie. Ce n’était pas elle dont les parents étaient obligés de vivre en exil, pas sa famille dont le nom était à présent synonyme de honte. Alors ouais, son putain de frère s’était fait attaqué mais Alesya n’y était pour rien et alors qu’elle se prenait des coups, elle commençait à se dire qu’il le méritait surement et que si ça faisait chier Galadriel, alors ça en valait la peine, rien que pour lire la colère dans les yeux de cette sale peste. « C’est forcément un de tes copains. Vous pensez tous la même chose ! » Les généralités, c’était facile. Tellement facile. Aussi facile que de taper sur les Weasley. La Serpentard chercha à se redresser mais elle se retrouva coincée sous Joy, à enchainer les coups, à ne pas pouvoir se débattre correctement, à ne pas pouvoir s’échapper. Elle ne voulait pas fuir, non, elle voulait juste pleine liberté dans ses mouvements pour pouvoir refaire le portrait de cette traitre à son sang, de cette foutue Gryffondor. Elle se faisait brutaliser, pourtant. Devant tout le monde, personne ne levant le petit doigt pour les séparer. Allongée par terre, elle ne voyait plus rien d’autre que la douleur, que les attaques de son ennemie. Elle n’entendait pas les encouragements, elle ne voyait pas les élèves qui les entourraient pour observer, clairement amusé par la scène… « Les Weasley, premiers à payer, non ?! » Sa gorge se sera violemment et l’espace d’une seconde, elle crut qu’elle allait lâcher les armes, faire la morte. Non, elle n’était pas comme ça. Elle refusait d’être comme ça et surtout pas face à Galadriel.

Cette dernière eut une absence, reprenant surement son souffle et malgré le mal, Alesya en profitant, se précipitant pour lui rendre la pareille. Elle voulait cogner ? Fine, il faudrait qu’elle s’habitue à en prendre en retour. Forçant comme elle le pouvait, elle se redressa suffisamment pour poser sa main contre la tempe de la brune et ignorant le vertige qui la secoua pendant un instant, elle poussa de toute ses forces pour projeter la Gryffondor vers un obstacle, le coin du banc le plus proche, qu’elle heurta de tout son poids alors qu’Alesya se dégageait, se redressait de son mieux. A genoux, se jetant sur les plis de ses vêtements pour trouver sa baguette, elle cracha « J’aurais dû t’tuer quand j’en avais l’occasion, te démonter là bas, t’enterrer sous la cabane hurlante » sans réaliser pleinement qu’elle venait de trahir son identité pendant les missions de l’Ombre. Et puis merde. Elle n’en avait rien à foutre. « Tu veux jouer les martyrs ? J’vais te donner de quoi te plaindre » Tendant une main, à présent sur ses jambes, titubante, elle ferma une main dans la chevelure de la brune et tourna jusqu’à un angle grotesque pour obtenir une prise ferme, pour pouvoir la bouger, la trainer. Sur un, deux mètres, elle fit en sorte de la balader et flanqua un coup de genou dans son visage pour se venger de ceux qu’elle avait collé dans ses côtes, dans son ventre. « Si t’es assez conne pour penser que c’est ton frère que j’aurais attaqué quand j’ai la possibilité de te démonter toi, c’est que tu es encore pire que ce que j’pensais, pauvre fille » lâcha-t-elle finalement, prête à enchaîner les coups de pieds.

Dans sa rage, elle sentit à peine la main qui se ferma autours de sa gorge, celle qui se plaça autour de son poignet, serrant jusqu’à ce qu’elle lâche. Elle n’entendit pas les cris paniqués et les menaces, les sommations pour qu’elle cesse enfin ses conneries. Elle colla même, à vrai dire, plusieurs coups dans les côtes de l’enseignant qui avait eu la bêtise de chercher à la calmer ainsi. Elle lâcha Joy, obligée car elle ne sentait plus le sang dans sa main mais elle profita d’une dernière seconde de liberté pour pointer son arme sur la Rouge et Or, lâchant un « Expulso » mauvais et hargneux. Elle voulait que Joy traverse la pièce, qu’elle aille s’écraser contre un mur, qu’elle glisse ensuite au sol. Elle voulait qu’elle crève et ne plus jamais en parler. Se débattant encore comme un beau-diable, le souffle si court qu’elle en avait la tête qui tournait, Alesya observa sa rivale, prête à lui sauter à nouveau à la gorge, trop blessée et trop folle de colère pour s’inquiéter de l’efficacité de son sort.

codes par whorecrux / fleur du mal


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† and the snakes start to sing

I'll seek you out, flay you alive... One more word and you won't survive. And I'm not scared of your stolen power, I see right through you any hour. I won't soothe your pain, I won't ease your strain, you'll be waiting in vain... I got nothing for you to gain .

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MessageSujet: Re: GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature   Lun 28 Oct - 18:42

Le raclement des pattes du banc. Ce-dernier grimaçant sous l’effet d’un choc brutal. Un demi-sourire s’étira, ses cheveux d’ébène tombant sur ses épaules d’ivoire, sa langue caressa ses lèvres, venant les humecter. Elle était à moitié plongée dans la pénombre, derrière l’épais rideau de sa crinière sombre, l’odeur ferreuse du sang remonta dans ses narines. La lumière sembla tanguer dans ses yeux qu’elle relevait, chaotiques, jusqu’à croiser ceux d’Alesya face à elle. Galadriel était à demi nichée à terre, silhouette tout à coup frêle et fragile à moitié roulée en boule. Un dégoût immonde remonta tandis que ses yeux se perdirent sur le corps élancé de la Serpentard. Ça pue le démon. Et l’odeur de la créature démoniaque qui se mêlait à la pourriture, à la nourriture tandis qu’elle repassait encore sa langue sur son palais pour y recueillir l’arrière goût du sang. Son sourire se changea en rictus. Lestrange la dégoûtait, la choquait et semblait n’être plus qu’une masse informe de chair, d’immondice et de douleur mal placée. Depuis combien de temps étaient-elles là ? Elle avait l’impression que l’autre n’avait plus aucune fierté, ainsi trainée dans la boue, condamnée à se faire ridiculiser dans les couloirs pour les jours et semaines à venir, par des sorciers cachant leur méchanceté gratuite sous le couvert de noms martyrs de la précédente guerre que leurs parents avaient remporté. « J’aurais dû t’tuer quand j’en avais l’occasion, te démonter là bas, t’enterre sous la cabane hurlante » Elle n’était plus rien, aux yeux de Joy. Exit, l’aura de force que son homologue avait toujours dégagé, ce presque charisme que la Gryffondor avait beau rechigner à lui accorder qu’il n’en demeurait pas moins existant. Mais là, elle n’était rien de plus que le monstre qui s’en était pris à eux ; à Tristam. On ne punissait pas les monstres, on les éradiquait. Et quand elle avait levé la baguette, c’était bel et bien ce qu’elle avait pensé ; qui irait les regretter, elle et sa folie destructrice ? Surement qu’elle ne se serait jamais doutée combien Alesya pouvait être réduite à un simple rien lorsqu’elle s’était essentiellement fixée sur elle, dédaignant les autres tant sa haine pouvait être virulente, viscérale, réduisant son champ de vision à la simple existence de sa vis-à-vis. Elle resta étrangement calme, malgré le fait que Lestrange vienne d’avouer, bien malgré elle, son implication dans l’Ombre – une évidence pour tous – comme sa responsabilité dans l’attaque d’Halloween où elle avait pris pour cible les jumeaux Weasley. Joy resta à terre, la fixant simplement, le visage inexpressif et le regard vide ; focalisée sur les dires de son adversaire comme imperméable à l’infernal tohu-bohu qui commençait à s’élever dans la Grande Salle. Quand elle était entrée ici, surement que la Serpentard ne s’était pas doutée comment ce repas allait tourner au règlement de compte, prenant presque des proportions d’avant-goût de la guerre qui se profilait à l’horizon. Après tout, on n’apprenait pas à se méfier des Gryffondor, des membres de l’Ordre. On pensait naïvement qu’aucun d’entre eux n’était capable de ça. Ce « ça », c’était tous les bleus venant maculer sa peau claire. C’était toute la douleur qui s’échappait de son être et qu’elle aurait voulu gober, amatrice infâme de sa peine, déchirant ainsi dans un soupir le mutisme dans lequel elle s’était cantonnée tout le long où Galadriel avait pu prendre l’avantage. Et la souffrance qu’elle aurait mastiqué tout en la détaillant du regard. Et l’ignoble monstre qu’elle serait devenu à son tour, aurait savouré, faisant rouler le silence sous sa langue, profitant de la détresse, de l’évaluation de la situation sous la tête brune de son ennemie. Au lieu de quoi, elle sentait son esprit frétiller, son cœur tambouriner furieusement, son sang traverser son corps et frapper nerveusement contre ses tempes. « Tu veux jouer les martyrs ? J’vais te donner de quoi te plaindre » Son corps bougea légèrement.

Trop tard cependant, car la main de la vipère, revancharde, venait d’agripper sa crinière pour la trainer honteusement sur le sol ; Merlin, si Joy avait eu un tantinet d’orgueil, elle en serait certainement morte sur le coup. Mais Alesya s’en chargea, de lui donner l’impression de la tuer, lui flanquant un coup de genou dans le visage. « Si t’es assez conne pour penser que c’est ton frère que j’aurais attaqué quand j’ai la possibilité de te démonter toi, c’est que tu es encore pire que ce que j’pensais, pauvre fille » cracha l’autre. Et, une nouvelle fois, Joy rit. Elle en cracha son sang, ce coup sanguin qui l’avait poussée à attaquer la Lestrange sur une impulsion aussi irraisonnée et déraisonnable. Son rire s’étrangla sous la main d’Alesya, serrant sa gorge tandis que la sienne se refermait brutalement sur son poignet, comprimant toujours plus fort, cherchant autant à lui faire lâcher prise qu’à le lui briser. Galadriel sembla finalement sortir de son état second ; toute rage guerrière retrouvée bien qu’elle eut l’impression de cette fois maîtriser le moindre de ses gestes plutôt que de se laisser simplement diriger par ses pulsions de violence. Elle entendit finalement, émergeant soudain, tous les cris autour d’elle, encouragements ou panique générale, menaces ; tous prenaient parti et semblaient trouver dans ce tête-à-tête virant au combat à mort un énième duel prêtant à divertir l’école comme à alimenter les ragots pour les prochaines semaines. Elle vit à peine le visage de l’enseignant qui sortit de son champ de vision aussi brusquement qu’il s’y incrusta. « Vos gueules ! » hurla-t-elle soudain, à bout de nerfs, ne supportant plus les cris des uns et hurlements des autres. Un silence de mort régna dans la salle tandis qu’elle pouvait enfin respirer à nouveau, à demi-échouée sur le sol depuis que l’emprise de son adversaire sur sa gorge n’était plus qu’un mauvais souvenir. Un répit de courte durée, néanmoins. « Expulso. » À bout portant, comme ça, elle n’avait aucune chance d’esquiver le sort au lieu de quoi, elle se contenta de placer ses poings à la hauteur de son visage, comme pour amortir sa chute. Elle fut projetée une dizaine de mètres en arrière, l’arrière de son crâne venant cogner contre le mur en pierre, lui refilant nausées et vertiges.

La tête baissée, ses épaules étaient secouées par de nouveaux éclats de rire, dénués néanmoins de cette frivolité joviale qui la caractérisait si bien d’habitude. Et, lorsqu’elle releva les yeux pour accrocher ceux de Lestrange, ils brûlaient d’une détermination sauvage et farouche. Un rictus en coin tordait sa lippe, en rehaussait les coins. Quelle conne. Si elle avait été folle de rage, avide de lui foutre son poing en pleine gueule, elle n’était plus que dédain vis-à-vis de la Serpentard. « En fin de compte, tu m’fais juste pitié. » souffla-t-elle comme elle se redressait péniblement, s’interdisant la moindre grimace, même minime, pour ne pas lui laisser la satisfaction futile de l’avoir blessée. Elle n’avait pas non plus besoin de passer ses doigts encore gourds du choc à l’arrière de son crâne pour savoir qu’elle saignait là aussi, désormais. Elle en avait connu des pires. Tenant finalement sur ses jambes subissant quelques tressautements imperceptibles, Joy souriait. Un sourire qui n’augurait rien de bon, plein de mépris et trop belliqueux pour ne pas rappeler ceux qui venaient souvent déformer la bouche des Serpentard. « Si tu ne comprends pas que j’ai plus de mal à me relever des coups portés à mon frère plutôt que ceux qu’on me donne directement, c’est que t’es encore plus seule et mal aimée que ce que j’pensais. » Et Merlin savait combien l’estime de la lionne vis-à-vis de la verte et argent n’était déjà pas vraiment élevée. Son regard se fit soudain féroce, elle serra les dents. Un Gryffondor de deux ou trois ans son cadet avait attrapé sa baguette, échouée au sol depuis que Lestrange l’avait violemment percutée. Galadriel, remerciant intérieurement ses réflexes de batteuse, attrapa l’arme au vol et, aussitôt, elle souffla, voix de basse et funeste : « Confringo. » Le sortilège rata sa cible de peu, amenant un pli amer et insatisfait sur la bouche de la lionne. « Qu’est-ce que ça t’apporte, au final ? » demanda-t-elle finalement, semblant brusquement se ressaisir comme elle gardait son arme brandie droit devant elle, à l’affut du moindre geste de la part de la vipère. Et puis, semer discorde, répandre douleur et désolation pour redorer un blason déjà bafoué, qu’est-ce que ça irait leur apporter ? La pauvre souffrait d’être pointée du doigt pour des crimes commis par ses parents dont elle était innocente ; les Weasley avaient du encaisser les moqueries, parfois même les coups pour une simple divergence d’opinions et ce, depuis des décennies déjà. Et quoi, enclencher une guerre pour s’imposer à nouveau par la force ? Quel honneur, quelle fierté en retirer par la suite ? Elle comprenait l’envie, le besoin de s’absoudre de pêchés dont ils n’étaient pas les fautifs mais, en répandant le sang, quel intérêt ? « Tu crois que c’est en perpétuant les actes de tes ancêtres que tu sauras changer la vision sur ta famille ? Good move, Lestrange. T’es pas prête d’te débarrasser de ton statut de martyr, ma pauvre. » Elle ne supportait pas son attitude ; ses jérémiades, jugeant qu’elle était la seule qui pouvait se targuer d’avoir souffert alors qu’elle ne faisait rien pour changer la vision qu’on avait d’elle, de son sombre patronyme qui avait trop largement trempé du mauvais côté de l’Histoire de la magie. Et, presque fourbe, le sortilège, identique au précédent, jaillit de sa baguette, brusque et rapide.

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In my past life, I must have been something wild. Something vast and terrible and joyous and bright, because there is altogether too much fire in me. It devastates me. Pools of light dripping, like ichor, from the curves of my body. The gravity pulling my organs into an orbit, the compulsion to make myself a galaxy. And though everywhere I seek but peace, my hands move of their own volition, shaping cisterns of starlight, drawing war out of the woodwork. Capacity for creation paired with desire to destroy.
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GALESYA ♆ you come across impure, you're goddamn immature

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